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Européennes: les candidats jettent leurs dernières forces dans la bataille

Vendredi 24 mai 2019
Européennes: les candidats jettent leurs dernières forces dans la bataille
Montage photos du 26 avril 2019 des principaux candidats têtes de listes aux élections européennes (g-d, h-b): François-Xavier Bellamy (LR), Raphaël Glucksmann (Place Publique /PS), Manon Aubry (LFI), Benoît Hamon (Générations), Yannick Jadot (EELV), Nathalie Loiseau (LREM), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Jordan Bardella (RN) - JOEL SAGET (AFP/Archives)

Dernières heures pour convaincre: à deux jours du scrutin, les candidats aux européennes jettent leurs ultimes forces dans la bataille, focalisée sur le match LREM/RN dans une forme de réplique du duel de 2017, au grand dam de leurs concurrents qui veulent encore faire entendre leurs voix.

Ailleurs en Europe, c'est au tour des Irlandais et des Tchèques de se rendre aux urnes ce vendredi, après les Néerlandais qui ont lancé jeudi le scrutin européen.

Dans ce pays où les sondages pronostiquaient une victoire des populistes, les travaillistes (PvdA) de Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, ont finalement devancé les libéraux (VVD) et les populistes (FvD), selon les premières estimations.

En France, la campagne prendra fin vendredi à minuit après les derniers meetings, et les électeurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et Polynésie française voteront dès samedi, avant la métropole et le reste de l'Outre-mer dimanche.

Dans le match LREM/RN, ce dernier confirme sa position en tête des intentions de vote selon les derniers sondages, qui créditent le parti de Marine Le Pen de 23% à 25%, contre 22 à 23,5% à celui d'Emmanuel Macron.

Un référendum "pour ou contre" Le Pen ou Macron vu comme "un piège débile et infantilisant" par Jean-Christophe Lagarde, tête de liste UDI, vendredi sur Cnews.

- "Trois nuances de libéralisme" -

Pour Manon Aubry, LFI est "la seule force politique en capacité de déjouer cette espèce de trois nuances de libéralisme de droite incarnée par La République en marche, Les Républicains et le Rassemblement national".

Et Raphaël Glucksmann, dont la liste bataille pour franchir le seuil des 5% de voix, souligne que les candidats de LREM et du RN élus "iront dans des tout petits groupes" au Parlement européen, tandis que les socialistes sont proches "d'inverser les rapports de force".

Avant le gong de minuit, chacun tente de convaincre dans les meetings à travers la France.

En Marche tient le sien en soirée à la Mutualité, à Paris, en présence notamment du Premier ministre Edouard Philippe et du président du MoDem François Bayrou, après qu'Emmanuel Macron aura répondu à 18H15 aux questions du youtubeur de 22 ans Hugo Travers, dans un effort pour combattre l'abstention des jeunes électeurs aux élections européennes.

Marine Le Pen, présidente du RN et députée du Pas-de-Calais, sera en fin de journée dans son fief d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Venu de La France insoumise, Andréa Kotarac, qui avait annoncé le 14 mai qu'il voterait pour la liste RN, s'exprimera lors du meeting après une conférence de presse de Mme Le Pen dans l'après-midi.

François-Xavier Bellamy (LR) sera avec le président du parti Laurent Wauquiez à Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) dans l'Essonne.

A gauche, Manon Aubry et le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon seront à Lille, Benoît Hamon (Générations) à Rennes, Ian Brossat à Martigues (Bouches-du-Rhône). Et le PS, LFI, le PCF et EELV se retrouveront par ailleurs pour participer à Paris à une nouvelle marche pour le climat.

- "Mobilisation générale" -

L'ancien ministre de l'Ecologie Nicolas Hulot, qui avait claqué la porte du gouvernement avec fracas à la rentrée 2018, a de son côté refusé de livrer son choix de vote tout en reconnaissant des "divergences" avec Emmanuel Macron, au lendemain d'un premier "Conseil de défense écologique" voulu par le chef de l'Etat, accusé par les écologistes d'EELV notamment d'"opportunisme" et de "verdissement" de sa politique en pleine campagne.

Seule mesure emblématique annoncée jeudi, l'arrêt définitif du projet Montagne d'or en Guyane qui prévoyait une immense mine d'or à ciel ouvert.

Les candidats font tout pour mobiliser un électorat dont la participation s'annonce faible, entre 40% et 44% selon les sondages (42,4% lors du dernier scrutin en 2014), et qui ne s'est pas passionné pour une campagne brouillonne, malgré les débats télévisés dont l'audience a plafonné à quelque 2 millions de téléspectateurs dès le premier en avril.

Le chef de l'Etat, monté en première ligne pour faire barrage au RN et à un "risque de dislocation" de l'UE, a appelé mercredi à "la mobilisation générale" pour convaincre, tandis que son Premier ministre a bouclé jeudi soir près d'Orléans sa tournée de soutien à la liste de la majorité par un énième appel de la même teneur.

Accusée par Emmanuel Macron de vouloir rejouer le deuxième tour de la présidentielle de 2017 où elle avait échoué, Marine Le Pen n'a cessé de plaider pour un "vote utile" contre LREM, appelant M. Macron à démissionner en cas de défaite dimanche.

Ce dernier scénario a relancé les spéculations de certains sur un remaniement d'importance au lendemain du scrutin, voire sur l'avenir à Matignon d'Edouard Philippe, même si celui-ci a assuré jeudi vouloir continuer à "mettre en oeuvre l'acte II" des réformes annoncées par le président.

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