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Déchets nucléaires: des opposants évacués d'un bois lié au projet d'enfouissement dans la Meuse

Vendredi 19 juillet 2019
Déchets nucléaires: des opposants évacués d'un bois lié au projet d'enfouissement dans la Meuse
Rassemblement contre le projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) le 4 mars 2018, près du bois Lejuc, qui avait alors été évacué - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN (AFP/Archives)

Huit opposants au projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) ont été délogés vendredi des arbres du bois Lejuc, réinvesti jeudi, où doivent être réalisés des travaux pour le futur site de stockage Cigéo, et ont été interpellés, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Les opérations pour faire descendre les huit antinucléaires, présents sur six plateformes installées dans des arbres, ont pris fin peu avant 20H00, a annoncé à l'AFP la préfecture de la Meuse.

Ils ont été interpellés une fois au sol et, a précisé dans un communiqué la préfecture, "toutes les installations illégales ont été systématiquement démontées".

Lors de la reprise du ratissage du bois vendredi matin, les gendarmes sont tombés sur "quelques installations en haut des arbres, en lisière du bois Lejuc, sur le côté jouxtant une autre forêt domaniale", avait détaillé le directeur de cabinet de la préfecture, Jean-Michel Radenac.

Dans la matinée, des pompiers du Groupe de recherches et d'intervention en milieu périlleux (Grimp) sont montés dans les arbres pour sécuriser les personnes. Des gendarmes spécialisés dans les intervention en hauteur sont allés à leur contact pour les faire descendre.

Neuf autres personnes ont été interpellées depuis jeudi après-midi et quelques-unes ont été relâchées, avait précisé le directeur de cabinet.

Parmi elles, "cinq manifestants, certains détenteurs d'armes blanches et par destination, ont été interpellés alors qu'ils cherchaient à pénétrer dans le bois", selon le communiqué.

Jeudi, "une dizaine d'individus habillés en noir, cagoulés, casqués, armés de cocktails Molotov et de billes d'acier" avaient tendu "une embuscade" au peloton de gendarmes mobiles qui surveille en permanence le site en leur lançant des projectiles, avait relaté M. Radenac.

Le groupe, rejoint par 20 à 30 opposants, était entré dans le bois Lejuc où des barricades avaient été dressées et enflammées pour ralentir la progression des gendarmes. Il s'était dispersé en début de soirée.

Les antinucléaires ont mené cette action "pour réaffirmer leur opposition au projet de centre d'enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, au nucléaire et à son monde, industriel, colonial, militaire", avaient-ils expliqué dans un communiqué.

Occupé par des opposants depuis l'été 2016, le bois Lejuc avait été évacué par quelque 500 gendarmes le 22 février 2018.

L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), qui mène le projet Cigéo - qui vise à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets les plus radioactifs ou à vie longue du parc nucléaire français -, doit réaliser des travaux dans ce site, situé sur la commune de Mandres-en-Barrois, près de Bure.

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