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Covid-19: Flambée aux Etats-Unis, Moscou vaccine

Dimanche 06 décembre 2020
Covid-19: Flambée aux Etats-Unis, Moscou vaccine
Un client et son enfant passent devant l'arbre de Noël du magasin des Galeries Lafayette à Paris, qui a rouvert samedi après un allègement du confinement en France, le 28 novembre 2020 - GEOFFROY VAN DER HASSELT (AFP)

La ville de Moscou a commencé samedi à vacciner les soignants et enseignants à risque de contracter le Covid-19, qui connaît une nouvelle flambée aux Etats-Unis, plus d'une semaine après les retrouvailles pour les fêtes de Thanksgiving.

Le Spoutnik V a été inoculé samedi aux travailleurs sociaux, aux personnels médicaux et aux enseignants dans soixante-dix centres de vaccin ouverts dans la capitale russe.

Ce vaccin russe est pourtant encore dans la troisième et dernière phase d'essais cliniques auprès de 40.000 volontaires.

Le Royaume-Uni s'apprête lui aussi à lancer des campagnes de vaccination, et la reine Elizabeth II devrait être une des premières à recevoir le vaccin Pfize-BioNTech, qui vient d'obtenir le feu vert des autorités britanniques. La souveraine, âgée de 94 ans, et son mari le prince Philip, 99 ans, seront tous les deux vaccinés en priorité en raison de leur âge et non en vertu d'un traitement préférentiel, a indiqué le journal Mail on Sunday.

Trouver le premier le Graal qui sauvera l'humanité d'une pandémie qui a déjà fait 1,5 million de morts dans le monde est devenu une compétition planétaire: 51 candidats vaccins sont actuellement testés sur des humains, treize étant en dernière phase d'essais, selon l'OMS.

Alors que plusieurs sont en voie d'homologation, l'épidémie progresse encore. Les Etats-Unis ont enregistré samedi, pour le troisième jour consécutif, un record de contaminations en 24 heures avec 229.889 nouveaux cas, et 2.527 morts.

Les Etats-Unis sont confrontés à un rebond spectaculaire de l'épidémie depuis plusieurs semaines, et les autorités sanitaires s'attendent à une nouvelle flambée après que de nombreux Américains ont voyagé à l'occasion de la fête de Thanksgiving la semaine dernière malgré les appels à rester chez soi.

Le Canada voisin a franchi vendredi le seuil des 400.000 cas, à peine plus de deux semaines après avoir atteint les 300.000, marquant une brusque accélération de la pandémie.

La pandémie de coronavirus a contaminé plus de 65,8 millions de personnes et 12.177 nouveaux morts ont été recensés vendredi.

Depuis le 24 novembre, plus de 10.000 nouveaux morts sont enregistrés chaque jour sur la planète, un niveau jamais atteint auparavant.

L'épidémie progresse notamment en Italie, et l'Amérique latine et les Caraïbes ont enregistré une hausse de 18% des cas en une semaine.

Face au danger, le président américain élu Joe Biden s'attend à une cérémonie d'investiture en janvier largement en ligne pour suivre les "recommandations des experts". "Il est donc hautement improbable que l'on ait un million de gens sur le Mall", la grande avenue du centre de Washington, a averti le démocrate de 77 ans.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a en effet appelé à ne pas baisser la garde dans l'optimisme que suscite l'arrivée attendue des vaccins.

"La vaccination ajoutera un outil majeur et puissant à la trousse d'outils dont nous disposons. Mais à elle seule, elle ne fera pas le travail", a prévenu Mike Ryan, expert de l'OMS, en demandant "aux gens de continuer à faire des efforts".

La Belgique, la France et l'Espagne prévoient des campagnes de vaccinations en janvier, en se concentrant d'abord sur les plus vulnérables.

Avec l'arrivée imminente de ces vaccins, devant parfois être stockés à des températures glaciales, des entreprises américaines préparent le terrain: le géant de la logistique UPS a développé des congélateurs portables permettant une conservation entre -20 et -80°C.

Le constructeur automobile Ford a commandé ses propres congélateurs pour vacciner ses salariés, et le géant américain de la viande Smithfield est prêt à mettre à disposition les chambres froides de ses abattoirs.

Reste à convaincre une population parfois méfiante face à l'inoculation de vaccins conçus en un temps record.

Plusieurs personnalités de premier plan ont promis de se faire vacciner en public pour montrer l'exemple, comme Joe Biden, et les anciens présidents américains Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.

En attendant, les brassages de population pour les fêtes de Noël et du Nouvel An risquent d'accélérer la propagation de l'épidémie, comme la ruée dans les magasins pour les achats de Noël. Aussi, au Brésil, les centres commerciaux de Rio de Janeiro ont été autorisés à ouvrir 24 heures sur 24.

Au Portugal, la deuxième vague de Covid-19 a commencé à refluer, mais les autorités ont décidé de maintenir les restrictions sanitaires en vigueur, afin de pouvoir les alléger pendant les fêtes de fin d'année. A Noël comme pour le Nouvel An, les horaires du couvre-feu seront réduits et les restaurants pourront fermer plus tard.

Et à Bethléem, l'arbre de Noël a été exceptionnellement illuminé sans public samedi soir. Couvre-feu oblige, c'est le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh qui a illuminé le sapin depuis son bureau à Ramallah, grâce à un dispositif mis en place par la municipalité

Entre confinement et distanciation sociale, commerçants et restaurateurs ont dû faire preuve de créativité pour survivre.

Des cocktails fraîchement embouteillés livrés à domicile par des barmans à vélo: c'est ce qu'a lancé Katja Hiendlmayer, copropriétaire du bar à cocktails Bürkner Eck à Berlin. "Nous préférons travailler pour peu de revenus plutôt que de ne rien faire", explique-t-elle, tenant à "préserver l'activité de ses employés".

Aux Etats-Unis les créations d'emplois ont pris un sérieux coup de froid en novembre, accentuant la pression sur le Congrès pour voter un nouveau plan de soutien. Le temps presse puisque de nombreuses aides aux chômeurs et familles expirent le 26 décembre.

Alors que l'épidémie de Covid pèse sur les dépenses publiques, l'Argentine a, elle, institué un impôt extraordinaire sur les grands fortunes, concernant quelque 12.000 personnes, afin d'aider les plus démunis et les petites entreprises.

burx-cac/cls/ob/plh

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2 commentaires

Vos commentaires

g6d 03.12.2020
ce n'est pas ici

en Guyane que cela arrivera. Les mêmes Guyanais qui veulent que soit créé un pôle de recherche médicale se considèrent comme cobayes dès que la modification d'un protocole médical est annoncée. Il ne se basent que sur les rumeurs de réseaux sociaux et veulent bien profiter des progrès de la médecine, seulement s'ils ont été testés ailleurs.
L'incompétence et le manque de courage doivent faire partie de leur ADN.

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13keys973 03.12.2020

Pas besoin de généraliser les 300 000 habitants du pays, vous ne les connaissez pas tous individuellement, et je peux vous assurer qu'il y a bien des guyanais qui sont prêts à tester le vaccin.

Plus généralement, ce n'est pas un problème uniquement local mais bien national et même mondial : partout vous trouverez des personnes pour et contre.

D'ailleurs les français ne sont pas forcément meilleurs sur ce point là, selon un récent sondage: https://www.ipsos.com/fr-fr/barometre-science-et-societe-les-scientifiques-de-moins-en-moins-epargnes-par-la-defiance-des

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