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Commandes en retrait au Bourget, dominé par la crise chez Boeing et l'environnement

Jeudi 20 juin 2019
Commandes en retrait au Bourget, dominé par la crise chez Boeing et l'environnement
Des visiteurs du salon du Bourget devant le moteur d'un Airbus A330 MRTT, le 18 juin 2019 - ERIC PIERMONT (AFP)

Le 53e salon du Bourget a récolté une moisson de commandes satisfaisante mais en retrait sur les éditions précédentes, avec au centre de l'attention la crise du 737 MAX qui secoue le géant Boeing et l'impact du secteur aérien sur l'environnement.

Le géant de Seattle a clôturé le salon sur le même ton d'humilité qu'il l'avait débuté, en réaffirmant son engagement autour de la sécurité, après les deux crashes de Lion Air et d'Ethiopian Airlines, qui ont fait 346 morts.

Son rival Airbus a en revanche profité de l'occasion pour annoncer le lancement d'une nouvelle version de son monocouloir aux capacités de long-courrier, l'A321XLR, pour lequel il a engrangé 226 engagements d'achat durant le salon, grand-messe du secteur aérien organisée tous les deux ans au nord de Paris.

Airbus tente de prendre Boeing de vitesse sur le "milieu du marché" entre moyen et long-courriers grâce à cet appareil, alors que l'américain envisage de lancer un nouvel avion mais a dû repousser toute décision à l'après-crise du 737.

"Nous avons coché les cases que nous voulions cocher", s'est réjoui Guillaume Faury, dont ce Bourget était son premier en tant que patron d'Airbus, entreprise qui fête cette année ses 50 ans.

"Pour nous, ce show aérien n'est pas comme les autres", a déclaré Ihssane Mounir, le directeur commercial de Boeing commercial aircraft en présentant le bilan du constructeur. "Notre priorité est le retour l'appareil en service en toute sécurité", a-t-il ajouté. "Nous espérons qu'il reprendra les airs très rapidement", a-t-il déclaré.

Pour la première fois, Boeing n'a pas présenté de bilan chiffré du salon, se contentant de passer rapidement sur les commandes annoncées pendant l'événement. Ihssane Mounir a toutefois dit son soulagement d'avoir engrangé une commande massive de 200 737 MAX de la part du géant du transport aérien IAG.

"Nous étions en discussion depuis un certain temps", a-t-il révélé, ajoutant que Boeing parlait aussi avec d'autres acheteurs potentiels du MAX.

Cette commande, sous forme de lettre d'intention, est la première pour le moyen-courrier cloué au sol depuis mars. Pour Boeing, elle constitue un signe de confiance majeure d'un très grand acteur du secteur, et souligne sa volonté de revenir dès que possible dans la course face à Airbus.

- La certification, garante de la sécurité aérienne -

"C'est une lettre d'intention", a commenté Guillaume Faury face aux journalistes, ajoutant qu'Airbus serait "très heureux" de faire des propositions à IAG. Aux yeux d'Airbus, la partie n'est donc pas encore jouée.

Si Boeing a réussi à se réhabiliter en partie grâce à une communication millimétrée lors du salon, il n'en a pas fini avec la crise du MAX. Il espère une décision simultanée des régulateurs de l'aviation civile dans le monde pour la reprise des vols, plutôt qu'un scénario où chacune prendrait une décision séparément, avec le risque que l'appareil reste immobilisé plus longtemps dans certaines régions, notamment la Chine.

Philippe Petitcolin, le patron de Safran dont les moteurs Leap développés avec General Electric via leur coentreprise CFM équipent les 737 MAX, a dit s'attendre à une décision durant "cet été", mais rappelé que cela relevait des régulateurs.

M. Faury, interrogé sur le système de certification des avions qui a été critiqué dans le cadre de la crise du Boeing 737 MAX, a estimé qu'il fallait "préserver ce qui a permis d'atteindre ce niveau-là".

"C'est le résultat de la collaboration entre les principales autorités de certification dans le monde", a-t-il souligné. Il est "important de tirer les leçons" du MAX "pour voir s'il faut améliorer modifier certaines des règles de la certification ou la façon dont elle sont appliquées".

Le salon, qui ouvrira ses portes au grand public à partir de vendredi, a également été l'occasion pour les acteurs de l'industrie, sur la sellette depuis plusieurs mois en raison de l'urgence climatique, de réaffirmer ses engagements à réduire ses émissions de CO2. Le transport aérien représente aujourd'hui 2% des émissions globales de CO2, mais ses émissions vont doubler d'ici 2040.

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