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Avant Macron, Darmanin réunit les syndicats policiers sur fond de "ras-le-bol"

AFP Mardi 13 octobre 2020
Avant Macron, Darmanin réunit les syndicats policiers sur fond de "ras-le-bol"
Des policiers devant le commissariat de Champigny-sur-Marne, le 12 octobre 2020 - MARTIN BUREAU (Afp/AFP)

Deux jours avant Emmanuel Macron, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin réunit mardi tous les syndicats de police, en attente de mesures susceptibles d'apaiser le "ras-le-bol" de la profession après une série de violences.

 Auparavant, il doit aussi présenter mardi à la mi-journée, aux côtés de la ministre déléguée Marlène Schiappa et pour la première fois depuis sa nomination, les chiffres mensuels de la délinquance et de l'activité policière.

Lors de sa réunion avec les syndicats, prévue à 17H30 par visioconférence en raison de la crise sanitaire, Gérald Darmanin doit présenter le budget 2021 et le plan de relance dévolu à son ministère, selon son entourage. L'enveloppe est au total de plus d'un milliard d'euros, 40% étant inscrits au budget.

La priorité est le "quotidien des policiers", c'est-à-dire leurs conditions de travail, les matériels (informatique, véhicules etc), ajoute son entourage. Le ministre entend aussi évoquer l'immobilier, avec des rénovations attendues de commissariats.

La rencontre intervient sur fond de malaise policier, après l'attaque aux mortiers d'artifice du commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) dans la nuit de samedi à dimanche et l'agression par balles de deux policiers, mercredi à Herblay (Val-d'Oise).

Face à ces évènements, le syndicat Unité-SGP Police avait appelé à des rassemblements lundi midi devant les commissariats, notamment à Champigny-sur-Marne où étaient regroupés une centaine d'agents.

"On est là pour dire 'stop', 'ras-le-bol', on veut que le gouvernement prenne des mesures fortes pour nous protéger", a dit à l'AFP Bruno Angelo, secrétaire régional adjoint du syndicat.

"Ce qui s'est passé samedi soir, c'est la goutte d'eau. Depuis les attentats de Charlie Hebdo, on ne cesse d'être sur le terrain, d'être le rempart de la République", a-t-il poursuivi, appelant à "de véritables sanctions pénales". "Si ces jeunes voyous sont sanctionnés à la hauteur de leurs actes, ils y penseront à deux fois avant de recommencer".

- 'Nuiteux' et 'heures sup'' -

Le volet réponse pénale devrait être abordé jeudi, lors de la rencontre des syndicats avec le président Macron, qu'ils réclamaient de longue date.

"Le chef de l'Etat s'intéresse enfin à la matière", s'est félicité Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie-Officiers. "On avait l'impression que c'était l'angle mort du quinquennat."

En attendant, mardi, les organisations syndicales espèrent aussi des annonces sur le doublement de la prime accordée aux "nuiteux" (les fonctionnaires travaillant la nuit) ainsi que du matériel adéquat (gilets, véhicules etc). La prime est de 100 euros actuellement.

Au nombre de leurs revendications figurent également une revalorisation de la prime d'officier de police judiciaire, et le règlement du problème des heures supplémentaires qui s'élèveraient selon l'Unsa à 22 millions, ainsi que des mesures sur le déroulement de carrière.

Alors qu'avec le remaniement gouvernemental, il semblait que le livre blanc de la sécurité intérieure serait rangé aux oubliettes, Gérald Darmanin doit annoncer qu'il sera présenté "en novembre", a aussi assuré son entourage.

La publication de ce travail, objet de longs mois de consultations dans les cénacles sécuritaires, n'a cessé d'être repoussée. Et avec elle, la perspective d'une réforme structurelle en profondeur de la police nationale.

La présentation du livre blanc coïncidera avec l'examen à partir du 17 novembre à l'Assemblée nationale de la proposition de loi LREM sur le continuum de sécurité.

Ce texte traite notamment des polices municipales, de l'utilisation des images réalisées par les caméras portatives des forces de l'ordre et du floutage des images des visages des policiers.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à Rillieux-la-Pape, près de Lyon, le 5 octobre 2020

- OLIVIER CHASSIGNOLE (AFP)

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