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RÉMIRE-MONTJOLY

Vols : un fabriquant de piscines victime de deux employés

Sébastien ROSELÉ Samedi 20 juillet 2013
Vols : un fabriquant de piscines victime de deux employés
Didier Mahot, le gérant de l'entreprise. Deux anciens employés sont soupçonnés de vols (SR)

Deux hommes, soupçonnés d'avoir volé du matériel de piscines, seront jugés en février. Le préjudice s'élève à plusieurs milliers d'euros.

C'est l'histoire d'une marque, les piscines Desjoyaux, qui s'implante en Guyane voici un an, route de Rémire. Une trentaine de piscines sont commandées dans le département. Cinq salariés sont chargés de mener les opérations commerciales ou techniques. Mais un sérieux grain de sable est venu se loger dans la mécanique.
Mercredi 22 mai, le gérant, Didier Mahot, « ne retrouve plus (sa) pompe thermique qui sert à vider les piscines » . Il l'a cherchée partout. Pareil pour son nettoyeur haute pression. « Tout disparaissait. » Le patron contacte un enquêteur privé, Fabrice Mahé, qui retrouve la trace de la pompe thermique. Après une petite enquête, le détective retrouve l'appareil sur un chantier. « Au départ, raconte Didier Mahot, on était parti pour faire une procédure à l'amiable. Mais suite à cela, on a fait un inventaire des stocks. » Et ce qu'il découvre est troublant. Il manque pour 5 000 à 7 000 euros de matériel. « On s'est rendu compte que l'on avait perdu des éléments qu'on aurait eu du mal à perdre. » Exemple : un plongeoir.
Bref, il est temps de passer à la vitesse supérieure. Une plainte est déposée. La gendarmerie travaille de concert avec le détective privé Mahé. Et le lundi 27 mai, les deux employés du concessionnaire guyanais des piscines Desjoyaux soupçonnés d'avoir monté l'arnaque sont interpellés.
Ces deux hommes, originaires de l'Hexagone, auraient reconnu les faits. Ils se seraient livrés à un chantier non déclaré de rénovation d'une piscine. Didier Mahot suppose qu'il n'y en a pas eu qu'un seul. Le plongeoir, lui, était destiné à une piscine qui aurait dû être construite à Saint-Laurent. Un autre chantier non déclaré, apparemment.
Les deux employés seront jugés en février. En attendant, ils sont libres. Une procédure de licenciement est en cours.
Mais d'autres problèmes sont apparus au cours de l'enquête. Des malfaçons sur des piscines récemment construites par Desjoyaux ont été relevées en Guyane. Elles pourraient être la conséquence du travail d'un des deux suspects. « Il y en a énormément, explique Didier Mahot. Ce sont des malfaçons cachées sur des piscines neuves construites depuis janvier. »
Ces problèmes ne sont pas sans conséquences sur l'activité commerciale des piscines Desjoyaux en Guyane. Une seule piscine a été commandée en quatre mois. Didier Mahot fait tout pour redresser la barre et trouver un accord avec les clients mécontents. Et surtout essayer de redorer l'image de l'entreprise. Quant au préjudice, hormis les pièces volées, il y en aurait pour des dizaines de milliers d'euros.

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