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Une tentative de prise d'otage échoue au centre pénitentiaire

P.R. & S.H Lundi 1 Juin 2020 - 16h39
Une tentative de prise d'otage échoue au centre pénitentiaire
(photo d'illustration d'archives)

Ce lundi, un détenu a tenté de prendre en otage un agent gradé du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, à l'aide d'une brosse à dent transformée en pic. Il a heureusement échoué. Les surveillants alertent sur la présence de plus en plus importante de membres de gangs à l'intérieur de la prison. 

 L’agression s’est déroulée dans le quartier disciplinaire du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, ce lundi matin vers 9 heures, alors que le détenu revenait de promenade. Selon René Polydore, secrétaire général du syndicat UFAP-UNSA du centre pénitentiaire, le prisonnier - « d’origine brésilienne » - serait passé à l'action lorsque le surveillant fermait la porte d’accès à la cour de promenade. Il se serait alors précipité sur lui, brandissant une arme artisanale, fabriquée à partir d’une brosse à dent. Tenant l’agent par la tête, le détenu menaçait alors de le piquer avec cette arme blanche.

Le surveillant, un gradé, est parvenu à se dégager de la prise du détenu qui s’est alors réfugié avec un autre prisonnier « au fond du couloir ». Des renforts sont arrivés et sont parvenus à maîtriser les deux hommes.

Toujours selon René Polydore (lire aussi par ailleurs), le projet des agresseurs était de « récupérer les clefs pour un règlement de compte, par assassinat, d’un co-détenu, à qui ils en voulaient passablement ».

Rodolphe Alexandre, président de la CTG, a réagi par voie de communiqué pour « rendre hommage à l'agent qui a su garder son sang froid et faire face à la situation avec bravoure, évitant ainsi une situation qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques ».

Des pics artisanaux retrouvés dans les cellules du centre pénitentiaire de Rémire. (photo d'archives) -


Cinq questions à René Polydor : « Nous courons aux devants de graves dangers »
Comment en est-on arrivé à cette situation ?
C’est l’échelonnement des incidents graves et concomitants qui constitue le danger. On a eu depuis le début de l’année des rumeurs d’organisation de prises d’otages de personnels féminins, circulation de multiples téléphones portables, produits stupéfiants et surtout une évolution de notre population pénale avec des gens qui sont susceptibles d’appartenir à des gangs et d’avoir du sang sur les mains.

Quelles sont les solutions pour enrayer cette violence ?
Nous avons une dangerosité accrue qui est en train de se développer de part de personnes qui ont ce profil de population pénale. Je tire la sonnette d’alarme. Ça ne va pas s’arrêter là si nous ne nous adaptons pas à cette évolution vers le passage à l’acte facile, la violence… nous courrons aux devants de graves dangers.

Comment le système carcéral doit-il évoluer ?
Il faut qu’on ait les moyens humains, matériel pour faire face à de tels événements et comportements. Une pomme pourrit un panier de pommes. Quand vous avez des gars qui sont susceptibles d’avoir tué des policiers au Brésil et qui sont chez nous et qui font des actes de violence et qu’on voit qu’ils sont prêts à recommencer, oui, avec notre système, ça ne nous met pas à l’abri des dangers encourus par rapport à ce type de population qui aime la violence gratuite. La mutinerie du 1er avril avait pour unique but de faire le buzz. Certains détenus se nourrissent de ce type de violences.

Quelle suite pensez-vous donner à ce qui s'est passé ce matin ?

Il faut que ce détenu soit transféré ailleurs. C’est la demande que j’ai fai auprès de la direction interrégionale. Il faut que nous nous voyions ici par rapport à ces événements pour que nous puissions nous adapter face à ces incidents par rapport à nos pratiques professionnelles, par rapport notre positionnement pour éviter que nous puissions être pris à défaut.

Comment cela se passe-t-il pour les autres détenus ?
Dans le 2e plan de confinement, il y a eu des mesures barrière de mises en place. Maintenant que les gens sont autorisés à se déplacer, on a rouvert les parloirs. Avec plus de créneaux de temps mais avec moins de visiteurs. Les parloirs ont dû être réorganisés.
Les prérogatives nationales sont appliquées en Guyane.
 


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