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Une journée historique pour la justice en Guyane

Daniel SAINT-JEAN Vendredi 13 janvier 2012

Le premier président de la cour d'appel de Cayenne, Pierre Gouzenne. - D.S-J

La première audience de rentrée et de présentation de la toute nouvelle cour d'appel de Cayenne se tient ce matin rue Louis-Blanc. Elle avait été supprimée il y a 65 ans.

Ce matin, le premier président de la cour d'appel de Cayenne, Pierre Gouzenne, les deux nouveaux présidents de chambre Renaud Soubelet et Nicole Faugerer, le procureur général Raymond Morey et la directrice du greffe Leslie D'Ingrando, entourés des magistrats et des fonctionnaires du greffe procéderont à l'audience de rentrée de la cour d'appel de Cayenne. Une cérémonie qui se déroulera dans la salle d'audience située au rez-de-chaussée des bâtiments rénovés à l'angle de la rue Louis-Blanc (entrée au n° 1) près de La Poste de Cépérou.
Une « audience de rentrée » indispensable pour la reprise de l'activité qui sera suivie, vraisemblablement en février, par l'inauguration officielle par le Garde des sceaux, ministre de la Justice et des libertés, Michel Mercier. Une « première rentrée » qui marquera l'histoire de la justice en Guyane, puisque cette cour ne dépend plus de Fort-de-France. C'est d'ailleurs l'unique création de cour d'appel pour toute la France qui a été officialisée par la mise en application des deux décrets (n° 2011-1877 et 2011-1878) du 14 décembre 2011.
La précédente ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, avait donné son accord pour cette création en janvier 2010 mais au barreau de Cayenne, on était resté prudent. « L'annonce verbale n'est pas une annonce officielle » , déclarait dans notre journal du 22 janvier 2010 le bâtonnier Michel Quammie qui s'interrogeait aussi sur « les modalités de l'annonce. Nous l'avons apprise par les médias. Nous n'avons même pas reçu de courrier. Personne n'a d'explications sur les modalités de sa mise en oeuvre. » Il est vrai que cette annonce arrivait après une année 2009 marquée par une forte mobilisation du barreau de Guyane demandant notamment une cour d'appel de plein exercice.
Un mouvement qui avait débuté en mars et s'était poursuivi en avril, marqué par l'entrevue, le 19 mars 2009, d'une délégation du barreau avec le directeur de cabinet du ministre de la Justice d'alors, Rachida Dati. Lors de ces mouvements, le bâtonnier Me Patrick Lingibé aimait à rappeler que la Guyane avait par le passé une cour d'appel de plein exercice : « Elle a été supprimée en 1947 après 100 ans d'existence » . 65 ans après, elle retrouve donc toute sa place dans la juridiction guyanaise.

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