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KOUROU

Un braqueur désarmé par un citoyen

Sébastien ROSELÉ Mercredi 04 septembre 2013
Un braqueur désarmé par un citoyen
José Mariéma, 34 ans, l'homme qui a interpellé le braqueur,s et l'arme utilisée par ce dernier (DR)

José Mariéma, 34 ans, a interpellé un homme qui venait, avec un complice, de braquer au couteau une adolescente.

« Je suis arrivé sur lui brutalement. Il était armé. Je ne pouvais pas faire ça à moitié. » José Mariéma, 34 ans, est un héros du quotidien. N'écoutant que son courage, l'homme que l'on connaît sous le surnom de « Souffrans » a arrêté un braqueur, l'a immobilisé et a ensuite prévenu les gendarmes. C'était dimanche midi. « J'étais en route vers chez moi, je venais de faire les courses. » Quand il arrive au rond-point de la médiathèque, au volant de sa voiture, il voit « deux gars de type européen courir. Je pensais que c'était des touristes. » Il continue à les suivre des yeux.
Les deux hommes se jettent sur une adolescente de 17 ans. « Elle est chétive. Elle fait 15 ans » , explique un gendarme. « Ils n'ont pas été courageux de s'attaquer à elle » , continue le militaire. Chaque braqueur a un couteau à la main. Pendant que l'un, situé derrière elle, l'attrape par le cou, l'autre se poste face à elle, le couteau menaçant. Tout en la tenant par la nuque, le voleur de derrière lui vole son sac qu'elle tenait en bandoulière.
Et c'est là qu'entre en scène José Mariéma. « Je me suis mis à klaxonner. Ils ont couru puis se sont séparés. J'ai suivi le gars avec le sac. » Le fuyard tente de se cacher derrière la médiathèque. « Le sachant armé, j'ai sauté sur lui et je l'ai désarmé. Nous nous sommes échangé des coups. » José Mariéma, la force de percussion et les coups de poing aidant, arrive à « sonner » le malfrat.
Pour achever de l'immobiliser, il s'assied sur lui et appelle les gendarmes. Un autre Kouroucien, entre-temps, est venu prêter main forte à José Mariéma.
« JE NE FAIS PAS DE SPORT »
Les gendarmes, eux, sont arrivés rapidement sur les lieux. « En deux minutes, ils étaient là » , se réjouit José. En écoutant le récit que fait le Kouroucien de cette arrestation, confirmé par les gendarmes en tout point, on se dit que l'homme doit être costaud... « Même pas! Je suis tout maigre et je ne fais pas de sport. » Il explique son geste par le ras-le-bol face à l'insécurité dans la cité spatiale. Et aussi... « quand j'ai vu l'adolescente agressée, je voyais ma fille » .
La victime n'a pas reçu de coups et n'a pas été blessée au cours de l'agression. Mais, très choquée, elle a reçu un arrêt de huit jours délivré par un médecin. Elle a récupéré son sac que les voleurs n'ont pas eu le temps d'ouvrir. Le mis en cause est un Marocain de 24 ans en situation irrégulière arrivé dans le département via le Brésil, où il n'y a pas nécessité d'avoir un visa. Il a été jugé hier (mardi), en comparution immédiate (1). Son complice n'a pu être arrêté. Les gendarmes le recherchent et saluent le courage de José Mariéma. Et espèrent secrètement que cette histoire fera des émules.
(1) Lire dans une prochaine édition le compte rendu de l'audience.


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12 commentaires

Vos commentaires

MONSIEUR GUYANE 04.09.2013
super, un exemple à suivre

Un super exemple à suivre, si la population de Guyane suit cette exemple, nous allons réduire le taux de criminalité. Encore Bravo !

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skol973 04.09.2013

Commentaire supprimé par la rédaction

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Mely 04.09.2013

en tt cas bravo Souffrans pour tn courage!!!!
100% french Guyana Police

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Tika973 04.09.2013
Tiens...

Un marocain ?! Tiens bizarre , je pensais qu'ils braquaient qu'en Métropole ces gens-là ! (Humour noir) :-D

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