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CAYENNE

Un an de prison ferme pour l'agresseur du squat

D. St-J. Mardi 03 septembre 2013
Un an de prison ferme pour l'agresseur du squat

Un dossier sensible a été jugé en comparution immédiate. Il mettait face à face des ressortissants haïtiens et guyaniens, vivant côte à côte dans le même squat, celui de Mangot à Cayenne.

L'affaire évoquée en comparution immédiate mardi a pour cadre le squat Mangot à Cayenne, le soir du 24 août, vers 20 h 30. Deux jeunes filles âgées de 13 et 15 ans affirment que le prévenu les a, de force, caressées par dessus leurs vêtements. Une d'elles a alerté son frère âgé de 16 ans qui est venu demander au prévenu de ne pas toucher ses soeurs. Pour se défendre face à l'homme, il a pris un couteau de cuisine... Il s'est fait désarmer et a été blessé à la main. La mère du jeune homme et d'une des filles qui arrivait sur son scooter a été frappée à son tour par le prévenu avec un morceau de parpaing. Son casque l'a protégée mais elle a été projetée à terre... Alertée, la police est arrivée pour mettre fin à la bagarre... Un dossier sensible, car il concerne des ressortissants haïtiens et guyaniens, vivant au quotidien côte à côte dans ce squat.
UNE AFFARE « AU JUGÉ »
À la barre, le prévenu nie l'agression sexuelle à l'origine de l'altercation. Il reconnaît à demi-mot avoir bu de l'alcool.
Les victimes, les deux filles, le garçon et la mère, réitèrent à la barre leurs accusations. Lors de ses réquisitions, le procureur souligne « le courage des deux jeunes filles de venir témoigner à la barre » et pense « qu'elles disent vrai » . Il ne porte pas crédit à la thèse d'un complot soutenu par le prévenu. Une peine de deux à trois ans est requise avec mandat de dépôt. « Je cherche à savoir la vérité » , souligne Me Jérôme Gay qui assure la défense. Pour lui, les victimes, qu'il trouve « peu traumatisées » , ont fait des déclarations différentes. L'avocat aurait souhaité plus d'investigations et une expertise psychologique plus poussée... « Ce qui est sûr, c'est qu'il y a eu une bagarre. Le reste, j'ai l'impression que c'est au jugé... »
Après délibérations, Wilmel Valmont est reconnu coupable des faits d'agressions sexuelles sur mineurs et violences avec arme. Il est condamné à deux ans de prison dont douze mois avec sursis. Il est maintenu en détention. Une audience civile est programmée pour le 4 novembre afin de définir le préjudice des victimes.

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