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GUYANE

Trop Violans contre-attaque dans l'affaire Goudet-Anicette et accuse le policier d'avoir "menti à la barre du tribunal"

Samir MATHIEU Lundi 21 Septembre 2020 - 15h42
Trop Violans contre-attaque dans l'affaire Goudet-Anicette et accuse le policier d'avoir "menti à la barre du tribunal"
Yvane Goua a porté la charge ce lundi matin contre le policier qui opposé en justice à Olivier Goudet. - Samir MATHIEU

Le collectif Trop Violans passe à l'offensive dans l'affaire qui oppose Olivier Goudet au policier Jean-Yves Anicette. Les faits remontent au 28 août 2019. Une altercation avait eu lieu entre le président du collectif et ce policier. Une vidéo a filmé la scène. Les deux hommes se sont mutuellement poursuivis pour violences au tribunal. Le procès a eu lieu le 10 septembre dernier. Le délibéré est attendu le 5 novembre. Le collectif accuse Jean-Yves Anicette d'avoir "délibérément menti sous serment au tribunal".

Trop Violans vient de contrattaquer dans l'affaire qui oppose Olivier Goudet au policier Jean-Yves Anicette. Le collectif a tenu une conférence de presse ce lundi matin au cours de laquelle il a été reproché au policier d'avoir "menti délibérément sous serment à la barre du tribunal".
Histoire de coeur et soirées guyanaises parisiennes...
Et c'est sur un point bien précis que le collectif a attaqué le policier ce lundi matin lors de la conférence de presse qui a eu lieu juste devant l'entrée du palais de justice au Larivot. Selon Trop Violàns, le policier aurait "menti" lorsqu'il a affirmé à la barre du tribunal qu'il ne connaissait pas Ivane Goua. Cette dernière, dont le témoignage a été refusé lors de l'audience du 10 septembre, pour des raisons juridiques, affirme depuis le début que le policier l'a connait en particulier. Aujourd'hui, elle va plus loin et estime que ce lien qui les unit, "aurait pu être à l'origine de cette altercation". Yvane Goua a expliqué ce lundi matin devant l'entrée du tribunal du Larivot, où avait lieu le point presse, comment Jean-Yves Anicette et elle se connaissaient. Et cela remonte "à plusieurs années en arrière, à leur ancienne vie en banlieue parisienne".  Yvane Goua a affirmé ce lundi matin : "Jean-Yves Anicette a piqué la compagne de mon frère à l'époque". La porte-parole de Trop Violans de rajouter qu'elle s'est rendue "à au moins une reprise chez Jean-Yves Anicette", alors qu'elle vivait à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine et que ce dernier "s'est aussi rendu aussi à au moins une reprise" chez elle. La rencontre chez lui se serait faite "dans le cadre d'une soirée avec des amis communs, originaires de Sinnamary". La rencontre chez elle se serait faite dans un tout autre contexte, liée donc aux histoires de coeur entre Jean-Yves Anicette et la compagne de son frère.
Yvane Goua a rajouté que Jean-Yves Anicette était bien "connu des soirées guyanaises parisiennes" et selon elle "il était connu pour être bagarreur". La porte-parole de Trop Violans demande donc à la juge de prendre en compte cette information avant le délibéré du 5 novembre. Elle demande également à ce que les états de service de Jean-Yves Anicette en tant que policier dans l'hexagone, soient examinés. Les propos et accusations d'Yvane Goua ont été diffusés en direct sur la page Facebook du collectif.
Au procès chacun avait campé sur ses positions
Le 10 septembre dernier lors du procès, les deux hommes qui ont porté plainte l'un contre l'autre, ont campé sur leur position. Jean-Yves Anicette avait dénoncé une campagne menée à son encontre par le collectif. Il avait déclaré avoir été blessé, ainsi que sa femme et sa fille, de voir son nom et son visage affiché sur les réseaux sociaux. Le procureur de la République Samuel Finielz avait tenu à rappeler le travail réalisé par ce policier qui respectait alors les consignes données. Et le procureur avait dénoncé le comportement du leader de Trop Violans, réclamant 6 mois de prison avec sursis. Les avocats d'Olivier Goudet et de Jean-Yves Anicette ayant réclamé chacun pour leur client une somme de 10 000 euros de dommages et intérêts. L'une des avocates d'Olivier Goudet, maître Lucie Louzé-Donzenac avait dénoncé un "procès politique" dénonçant au passage l'attitude du président de la CTG Rodolphe Alexandre, responsable selon elle de ce qui était arrivé alors qu'il aurait donné pour consigne d'interdire l'accès à la collectivité territoriale au président de Trop Violans. La décision de justice est attendue pour le 5 novembre prochain.

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4 commentaires

Vos commentaires

jardin 28.09.2020

ou est ce que vous trouvez la force de critiquer trop Violans, leur but enfin je pense au début c'était de combattre l'insécurité en Guyane, je pense que c'est 1 bonne cause, je pense que ceux sont pas des voleurs et des braqueurs , tueurs, etc.....

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siage 22.09.2020

Trop Violans, c'est pas possible, il y a un humoriste qui écrit leurs textes, ils sont vraiment trop drôle. Continuez!

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mikeromeo 22.09.2020

Ah ces guyanais de métropole. Ceux qui ne représentent qu'eux et viennent chercher des responsabilités, à défauts de remporter des mandats électoraux...

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g6d 21.09.2020

"il a piqué la copine de mon frère" Un femme appartient donc à son conjoint ? Avec cette mentalité on prétend défendre les Guyanais

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