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Trois-Sauts : après le viol d’une infirmière, les gendarmes assurent la sécurité à Zidock

Samir MATHIEU Lundi 25 Novembre 2019 - 03h15
 Trois-Sauts : après le viol d’une infirmière, les gendarmes assurent la sécurité à Zidock

De nouveaux professionnels de santé ont été envoyés sur place après le viol d’une infirmière. Les gendarmes assurent la sécurité au bourg de Zidock après les tensions de la semaine passée et les menaces proférées contre les personnels de santé et de l’Éducation nationale.

La vie reprend son cours normal au bourg de Zidock, dans le secteur de Trois-Sauts, à Camopi après le viol d’une infirmière du centre de santé le dimanche 17 novembre. Un adolescent de 15 ans a été mis en examen pour ces faits.

Vendredi, le sous-préfet aux communes de l’intérieur Frédéric Bouteille et le directeur de l’hôpital de Cayenne Christophe Robert se sont rendus sur place. Le sous-préfet aux communes de l’intérieur a confirmé le maintien des forces de sécurité sur place, deux de la brigade de Camopi et deux gendarmes mobiles envoyés de Cayenne, « le temps que les plaintes déposées soient instruites » et « jusqu’à ce que la situation soit satisfaisante ».

En effet, après le viol, au moment de l’interpellation de l’auteur présumé mardi, une bande de jeunes s’est montrée agressive envers les professionnels du centre de santé et de l’Éducation nationale présents sur place. Plusieurs plaintes ont été déposées et doivent être instruites : « C’est à la justice désormais de faire son travail », explique Frédéric Bouteille.

Une bande de jeunes sème le trouble depuis plusieurs mois

Le sous-préfet salue le rôle des chefs de village. Il a rencontré le chef de Zidock vendredi. « Les chefs coutumiers ont réalisé un important travail salutaire », souligne le haut fonctionnaire. Sur place, les habitants étaient particulièrement inquiets de voir les services publics quitter le village. Depuis plusieurs mois, la bande de jeunes semait le trouble dans ce bourg isolé. « Il n’y a pas de raison que ces services ferment tant que la sécurité des agents est assurée », tempère Frédéric Bouteille.

Il a aussi entendu l’appel des personnels soignants qui réclament de meilleurs moyens de communication. L’État va regarder ce qui est possible pour améliorer la communication entre eux et voir s’il est envisageable d’installer un relais de communication radio pour bénéficier par exemple d’internet vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Actuellement, il n’y a plus de réseau le soir puisqu’il est alimenté par un récepteur solaire.

Le suspect relâché

L’auteur présumé du viol a été relâché jeudi soir après quarante-huit heures de garde à vue. Le juge des libertés et de la détention (JLD) Benoît Rousseau l’a placé sous contrôle judiciaire, chez un parent, à Matoury. Le jeune devra pointer à la brigade de gendarmerie de la commune durant son contrôle judiciaire. Il aura aussi un entretien avec la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

Selon nos informations, même si l’accusé a expliqué ne pas comprendre ce qui s’est passé ce jour-là et a affirmé « regretter » la situation, il faisait partie de la bande de jeunes qui sème le trouble dans le village Zidock ces derniers mois. Des jeunes auteurs de nuisances, dégradations et de menaces. Pour le viol, il encourt vingt ans de réclusion criminelle.

De son côté, l’hôpital de Cayenne a immédiatement pris en charge la victime du viol. Le directeur Christophe Robert a dénoncé « tout type de comportement de nature à dégrader les conditions de vie et de travail des professionnels qui incarnent et portent, au quotidien, et dans un contexte parfois difficile, les valeurs républicaines de l’accès pour tous aux services publics de la santé ». Dans une lettre ouverte adressée au personnel des centres de santé, il salue « l’engagement et le dévouement des équipes » appelle les professionnels des centres de santé de Guyane à « poursuivre leur activité ».

Samir MATHIEU

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2 commentaires

Vos commentaires

tronokar 25.11.2019
Vive la justice !

Le petit ... reconnait les faits et donc il est immédiatement relâché (la malheureuse infirmière appréciera...); et comme il dit « regretter la situation » il est absolument certain qu'après un entretien avec la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) il s'en sortira avec un rappel à la loi !
Quant à l'infirmière, sous-payée, maltraitée, violée et caillassée, elle est appelée, comme ses collègues à « poursuivre [ses] activité ». Tristes tropiques, pauvre Guyane...
Ah oui il est écrit : « Pour le viol, il encourt vingt ans de réclusion criminelle. » GRAND comique, va !

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mikeromeo 25.11.2019

"Actuellement, il n’y a plus de réseau le soir puisqu’il est alimenté par un récepteur solaire."
Il y a 20 ans on mettait des batteries au plomb. Avec le lithium ion, on a oublié comment faire. Pathétique de l'incurie de l'Etat, en outre mer comme ailleurs.

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