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Transporteurs d'or et d'armes devant les juges

D. St-J. Jeudi 05 septembre 2013
Transporteurs d'or et d'armes devant les juges

Une perte de 5 500 euros pour un transporteur à Saint-Georges alors qu'à Maripasoula, un piroguier a été interpellé avec deux armes automatiques dans sa touque.

L e 23 août, les douaniers qui contrôlent les passagers d'un taxi collectif à Saint-Georges en découvrent un en possession de 130 grammes d'or. Ce dernier est un ressortissant brésilien en situation régulière, qui déclare aller déposer cet or pour un ami à Oïapoque et qu'il ignore que c'est interdit de circuler avec de l'or sans document justifiant sa provenance. En comparution immédiate pour transport et détention d'or, il a été condamné à cinq mois de prison avec sursis mais aussi à 1 400 euros d'amende douanière. L'or, d'une valeur de 4 100 euros, lui a été confisqué.
Lors d'un autre contrôle effectué cette fois sur le fleuve Maroni par les gendarmes à Maripasoula le 6 juillet, un piroguier qui tentait de fuir a été interpellé avec, dans sa touque, deux armes automatiques 38 spécial.(voir France-Guyane du 7 juillet). Lors de sa fuite il s'était pris le pied dans un terrier et a eu une jambe fracturée. Batista De Almeida Joao, un ressortissant brésilien âgé de 45 ans, a ainsi fait l'objet d'une comparution immédiate pour port prohibé d'arme de quatrième catégorie et pour complicité d'orpaillage illégale.
UNE PIROGUE À 200 GRAMMES D'OR
A la barre, il reconnaît avoir effectué une dizaine de fois le transport de personnes et de matériel vers les sites clandestins d'Eau Claire. Les armes, elles, lui avaient été données en garantie d'un transport de matériel qui ne lui avait pas été payé... Chaque transport lui rapportait 60 grammes d'or. Il révèle aussi que sa pirogue lui avait coûté 200 grammes d'or et qu'il lui restait à payer 80 grammes. « Ce ne sont pas des armes de chasse, mais des armes qui tuent, destinées à des assassins » , souligne le procureur.
Une peine de quatre années de prison ferme est requise avec mandat de dépôt. Me Émile Tshéfu refuse que le parquet fasse référence aux militaires tués à Dorlin et à Manoelzinho. Il souligne que son client « n'a pas utilisé les armes » , que la complicité d'orpaillage clandestin n'est pas caractérisée et plaide pour « une sanction plus mesurée » . Finalement, Batista De Almeida Joao est condamné à douze mois de prison avec maintien en détention et une interdiction du territoire national de trois ans. « Il n'y a pas moyen de faire mieux ? » , demande-t-il à l'énoncé de la sentence...

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