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« Que les coupables soient retrouvés »

Sébastien ROSELÉ Mardi 16 juillet 2013
« Que les coupables soient retrouvés »
Raymond et Nolda Galimon, les parents de Mike, chez eux, hier soir (SR)

Un adolescent a été tué par balle, dans la nuit de samedi à dimanche. Ses parents, effondrés, avaient déjà perdu un fils, il y a trois ans, tué par un chauffard toujours pas retrouvé. Témoignage.

C'est au bout de la rue des Ibis, à Cogneau-Lamirande, quand la rue en goudron se transforme en chemin en latérite tout cabossé. Des enfants jouent là au foot. D'autres discutent autour de vélos. C'est tout au fond qu'on trouve la maison de la famille Galimon, cachée derrière de hautes tôles ondulées. Raymond, le père, est d'origine bushinengué mais il corrige : « Je suis français. » Il ne trouve pas les mots pour dire ce qu'il ressent. Tout le clan est comme lui. Abattu. Personne ne dit rien ou presque. Et puis tout doucement, les langues se délient.
Mike avait 14 ans. Il était élève au collège de la Canopée, à Matoury, explique sa soeur Kemberley, d'un an son aînée. « Je ne me sens pas très bien, dit-elle. Je suis toujours sous le choc. Je n'arrive pas à réagir. » Samedi soir, son petit frère est allé avec un certain Jamal à une soirée. On ne sait pas trop ce qui s'est passé. Mais un coup de feu l'a atteint dans la nuque. Il s'est effondré. Il était 3 heures du matin. Il en est mort.
« ON ENTEND LES ON-DIT »
On ne sait pas trop ce qui s'est passé et c'est la douleur de ne pas savoir qui s'ajoute à celle d'avoir perdu un fils, un frère, un cousin. Une cousine de Mike est en colère. « Personne ne s'est rapproché de nous pour nous dire ce qu'il s'est passé. On ne nous a rien dit. On ne sait rien. On entend des on-dit. On est dans la peine. C'est tout. »
Le malheur s'acharne sur le clan Galimon. Nolda, la maman, « ne se sent pas bien » non plus. Elle a dans les bras un de ses six enfants. La fratrie en comptait huit à l'origine. Mais le destin semble s'abattre avec insistance sur les Galimon. Il y a trois ans la mort, déjà, avait fauché Jurmy. Il avait 16 ans. Il circulait « dans le fond de Cogneau à vélo. Quelqu'un l'a percuté. Cet inconnu lui a roulé dessus. Il a pris la fuite » , explique la cousine. Elle s'emporte : « On n'a jamais retrouvé le coupable. On a l'impression que ça va se répéter avec Mike. » La famille s'étonne que les gendarmes ne soient pas venus leur parler, leur « demander quelque chose » . Ils se sentent abandonnés de tous. « On veut que les coupables soient retrouvés, qu'ils soient punis et que les choses ne se reproduisent pas comme il y a trois ans. »
On salue tout le monde et on s'apprête à partir. On fait quelques pas dans la cour. Une voix nous arrête. C'est la cousine. Elle veut ajouter une dernière chose. « Nous, on n'a pas de moyens. Alors on voudrait que les responsables du décès de Mike nous aident à payer les obsèques. » Elle imagine ça comme une réparation symbolique. La famille s'est massée autour de la téméraire cousine. Tout le monde approuve.
Mike avait 14 ans (DR)

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3 commentaires

Vos commentaires

Rose 17.07.2013

Comme dit dans l'article il s'agissait d'un anniversaire, peut-être d'un ami de la victime, ce qui explique sa présence. De plus la fête se déroulait dans son quartier alors tu penses pas forcément aux risques possibles.
Certains disent comprendre la peine des parents, j'en doute fort à moins d'avoir perdu un enfant aussi, dans ce cas je m'incline.
Et par dessus tout, qui sommes-nous pour juger les parents du défunt?? Je vous le demande!

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Sti973 17.07.2013

C'est un drame... mais que faisait un jeune de 14 ans à 3h00 du matin dans une soirée ?
Je comprend la tristesse des parents. Mais il faut dire la vérité : des parents qui laissent un jeune passer la nuit dans ce genre de soirée sont inconscients.

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Keskimariv 17.07.2013
silence

Il est dit dans cet article que les gendarmes ne se sont pas déplacés chez ces gens-là !!! Après un tel drame, aucune enquête ??? Y aurait-il des sous hommes en Guyane ???

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