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Arnaud Amestoy , nouveau commandant de la compagnie de gendarmerie de Kourou

« Quand on a goûté à l’Outre-mer, on veut y retourner »

Samir MATHIEU Jeudi 22 Août 2019 - 03h20
« Quand on a goûté à l’Outre-mer, on veut y retourner  »
Le chef d'escadron Arnaud Amestoy est le commandant de la compagnie de gendarmerie de Kourou depuis le 1er août. - Samir MATHIEU

Le chef d’escadron Arnaud Amestoy a pris ses fonctions le 1er août à la tête de la compagnie de gendarmerie de Kourou.Il entend mettre en place une politique du dialogue et de l’ouverture à la population et avec les autres services.

Il a 50 ans. C’est sa troisième affectation dans les Outre-mer. Arnaud Amestoy est le nouveau commandant de la compagnie de gendarmerie de Kourou. Il a sous ses ordres tous les gendarmes basés à Kourou, mais aussi ceux de Macouria, Sinnamary et Iracoubo. Le chef d’escadron Arnaud Amestoy a derrière lui une belle carrière de gendarme, basé en brigade. Il a commencé son parcours en intégrant l’école de sous-officiers de Chaumont dans la Haute-Marne. Il a ensuite été en fonction dans sa terre d’origine, au Pays basque, puis dans les Landes, en Polynésie et en Bretagne. En 2008, il intègre l’école d’officiers de Melun en Seine et Marne en banlieue parisienne. Il décroche le grade de lieutenant. C’est à ce moment qu’il repart en Polynésie française. Il reviendra quelques années plus tard dans l’Hexagone à Romorantin, avant de revenir en Haute-Marne pour diriger la compagnie de Saint-Dizier. C’est à sa demande qu’il est revenu dans les Outre-mer, et est arrivé en Guyane pour prendre le commandement de la compagnie de Kourou : «  Quand on a goûté à l’Outre-mer, on veut y retourner  », explique-t-il.

Lutte contre l’insécurité routière

Après avoir posé ses valises, fait le tour de la compagnie et dressé un état des lieux de la situation actuelle, Arnaud Amestoy entend mettre en place plusieurs opérations pour améliorer la sécurité des citoyens que ce soit sur la route ou au quotidien. Cela passe par une accentuation des contrôles routiers. «  Je veux qu’on se focalise sur les infractions graves génératrices d’accidents  », précise-t-il, citant au passage les dépassements dangereux ou encore les conduites addictives. La lutte contre les stupéfiants fait aussi partie de ses priorités. Il va s’appuyer sur la brigade de recherches pour intensifier cette politique contre les trafics de drogue. Le travail en coordination avec les différents services fait justement partie de la méthode Amestoy. Le chef d’escadron vient tout juste de rédiger sa note de service aux commandants d’unité. Les contrôles interservices vont être multipliés. Le commandant de la compagnie veut «  innover  ». Pour cela, il va faire appel à tous les services, incluant dans la boucle la police municipale de Kourou mais aussi la PAF (police aux frontières), les douanes et bien évidemment les gendarmes mobiles, cheville ouvrière des dispositifs de sécurité publique en Guyane, puisqu’ils viennent en renfort aux effectifs constants. Un exemple concret de cette politique a eu lieu hier. Arnaud Amestoy a dirigé une opération d’évacuation du squat du stade à Kourou suite à des incidents qui avaient eu lieu ces derniers temps (lire par ailleurs).

Samir MATHIEU

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5 commentaires

Vos commentaires

g6d 08.09.2019
Précision

D'ailleurs en Guyane, dans la fonction publique, beaucoup se battent pour travailler jusqu'à 67ans parce qu'ils ne veulent pas perdre ces 40%.

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GILLES BERNARD 26.08.2019

Quand on a goûté à l'outremer et ses 40 % de vie chère (25 % chez les gendarmes) en sus sur sa feuille de paie, on a souvent envie d'y revenir, voire même d'y consacrer l'ensemble de sa carrière, ce ne sont pas les coureurs de primes qui me contrediront. Au-delà, il ne faudra pas attendre des miracles cette fois non plus. Je ne sais pas pour Kourou, mais si la police municipale de la ville est du même niveau que celle de St Laurent, on est largement à l'abri de la qualité et de l'intégrité.

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RAF973 28.08.2019

Bonjour
Ce que vous écrivez me parait partiellement juste. En effet, vous auriez put (dut) précisez que ce sont également une majorité de locaux qui en profitent( on parle des 40%). Les agents de la CTG en profitent également ? Non? Tous les guyanais qui bossent dans une fonction publique ( peu importe laquelle) y ont droit et c'est tout à fait normal.
Simplement qu'à vous lire on a l'impression que ces 40% sont réservés aux agents venant de métropole hors je pense que la majorité qui en profite sont des quand même des locaux. C'était juste pour apporter une précision, assez importante à mon sens.

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antcorp 12.09.2019

exactement autant ça me choque pas qu'un fonctionnaire qui vient de métropole est une prime en guise de dédommagement , autant c'est absurde que certain locaux bénéficient d'un sursalaire, ce qui crée des inégalités salariale et qui participe a la vrai vie chère en guyane juste a cause d'eux enlevez leur 40% et vous allez voir baisser le coût de la vie de la vie de 25% facile

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GILLES BERNARD 15.09.2019

Si vous relisez soigneusement mon texte, vous comprendrez que ce post ne concernait qu'un point de vue sur les originaires de France métropolitaine qui parcourent tous les départements et territoires d'outremer jusqu'à plus soif.

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