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FAITS-DIVERS

Naufrage d'une embarcation clandestine: la détresse des proches

Ayodélé GERMA Mardi 7 Septembre 2021 - 00h36
Naufrage d'une embarcation clandestine: la détresse des proches
Les volontaires en mer sur les traces des naufragés.

  Les familles des passagers de la pirogue qui a fait naufrage le 28 août dernier, au large de Kourou, lancent un appel de détresse. Ils souhaitent connaître le sort de leurs proches. L'identité des victimes est couverte par le secret de l’instruction. A l’heure actuelle, seuls quatre de la vingtaine de passagers ont été retrouvés vivants. Trois d'entre eux sont morts noyés.

 Depuis dix jours, c’est au petit matin que Cédric Faria et une quinzaine de bénévoles, s’élancent dans l’obscurité à bord de leurs pirogues initialement dédiées à la pêche. Suite au naufrage du 28 août dernier, ils ont rangés leurs filets et se sont portés volontaires pour partir à la recherche des victimes. Armés d'espoir et de simples jumelles, ils ont sillonné les côtes guyanaises, de Régina à Sinnamary, jusqu’aux larges des îles du Salut, scrutant encore et encore le trajet emprunté par les naufragés. De guerre lasse, le 5 septembre, ils ont eux aussi arrêté les recherches.

Machinaldo Lopez Da Silva, 38 ans -


L’oncle de Cédric Faria était à bord de cette embarcation. Machinaldo Lopez Da Silva, 38 ans, est ouvrier du bâtiment et venait rendre visite à sa famille installée en Guyane. Cette dernière n'a toujours pas de nouvelle de lui.

Même détresse pour Cleudiana de Souza, amie et voisine de toute une famille portée disparue.
Jessica Ferreira De Oliveira, 22 ans -


“La famille De Ferreira De Oliveira est originaire de la ville de Tourilandia dans l’Etat du Maranhão: Jeane, la mère âgée de 43 ans, ses enfants Jessica, et Karine 18 ans, ainsi que Carlos Adriano, 22 ans, le copain de Karine. Cela faisait près d’un mois qu’ils attendaient à Oiapoque, leur embarquement à destination d'un site d'orpaillage,” nous a-t-elle confié.

Carlos Adriano et Karine Ferreira De Oliveira -
Quant à Clara Santos, originaire de l'État de Manaus, elle est à la recherche de sa mère, Maria Da Conceiçao Silva Santos dite Silvia, âgée de 57 ans. 

Maria Da Conceiçao Silva Santos dite Silvia -
“Ma mère était à bord du canot. Elle est partie de Macapa le 26 août et est arrivée le lendemain à Oiapoque en vue du départ de la pirogue. Ma mère ne savait pas nager et n’avait pas de gilet de sauvetage.”
 Oncle, mère, pères, voisins, amis… qu’est-il arrivé à leurs proches naufragés? Les parents des victimes déplorent un manque de communication de la part des autorités en charge du dossier.  
 Couverte par le secret de l’instruction, la liste officielle des victimes et des rescapés "ne peut être communiquée par voie de presse" a déclaré le procureur de la République, Samuel Finielz. Ce dernier a néanmoins communiqué une adresse à laquelle les parents peuvent solliciter davantage d'informations: sec.pr.tj-cayenne@justice.fr. Ils ont également la possibilité de prendre attache avec l'association d'aide aux victimes d'infractions pénales (973AAVIP) au 0594 27 35 06 ou au 0694 95 34 03 / 973aavip@gmail.com.
 






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