France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

Monique Guard retranchée puis expulsée

A.S.-M. Jeudi 02 octobre 2014
Devant le domicile de Monique Guard, à Matoury, les gendarmes attendent que les négociations aboutissent (ASM)

Menacée d'expulsion, l'ancienne candidate aux législatives, présidente de l'association de consommateurs Guyane-Que Choisir, s'est enfermée chez elle hier matin après s'être aspergée d'essence. Il a fallu plus de trois heures pour la raisonner.

« Ce n'est pas vraiment une opération habituelle! » Voilà ce que plusieurs protagonistes ont lancé, hier midi, à l'issue de l'opération de gendarmerie qui s'est tenue toute la matinée dans le lotissement « Le domaine de Rochambeau » à Matoury. Il faut dire que l'intervention a duré beaucoup plus longtemps que prévu, qu'elle a mobilisé un nombre important de gendarmes et de pompiers et qu'elle a même nécessité l'évacuation d'une partie du lotissement. Et qu'elle a concerné une figure bien connue du militantisme guyanais, réputée pour son jusqu'au-boutisme : Monique Guard.
EXPULSÉE POUR LOYERS IMPAYÉS
Tout a débuté vers 8 heures par ce qui devait être une « banale » expulsion. Accompagnés de trois gendarmes, d'un serrurier et de déménageurs, deux huissiers étaient donc venus expulser cette mère de famille, suite à une procédure lancée par le propriétaire des lieux, pour cause de loyers impayés. Quatre personnes se trouvaient à l'intérieur du pavillon : Monique Guard et trois de ses enfants, une fille de 17 ans et deux garçons d'une vingtaine d'années. Pour tenter d'éviter l'expulsion, la locataire s'est retranchée chez elle où elle se serait aspergée d'essence et aurait menacé de s'immoler, un briquet dans la main.
DES NÉGOCIATIONS AU LONG COURS
Des discussions s'entament alors avec deux négociateurs de la gendarmerie. Mais, devant la porte d'entrée, les deux fils présents s'en prennent aux gendarmes. Les esprits s'échauffent et les forces de l'ordre, qui entre-temps ont reçu du renfort, immobilisent les deux jeunes avant de les menotter. Ils sont placés en garde à vue pour « outrage et voie de fait » . À l'intérieur, les négociations se poursuivent tandis que devant la maison, les déménageurs attendent, assistant au ballet des véhicules de gendarmerie et de pompiers qui ne semblent pas troubler la quiétude de ce petit quartier résidentiel aux pavillons neufs et aux volets fermés. « C'est une habituée » , souffle l'un d'eux qui affirme avoir déjà participé à l'expulsion de Monique Guard quelques années plus tôt dans un autre quartier.
C'est surtout une personne « au caractère imprévisible, qui alterne entre périodes de calme et d'excitation » , expliquera le capitaine Stéphane Basso, commandant en second de la brigade de gendarmerie de Matoury, à l'issue de l'intervention. « Les négociations ont été rendues difficiles par sa personnalité, explique-t-il. Elle a plusieurs fois menacé d'allumer le briquet qu'elle avait en main. Elle s'est aussi plusieurs fois réfugiée dans sa chambre où elle avait placé un bidon d'essence. »
Les pompiers ont déployé la lance incendie, au cas où. (ASM)
LE LOTISSEMENT ÉVACUÉ
Vers 9 h 30, soit environ une heure et demie après l'arrivée des huissiers sur place, les gendarmes décident de sortir la lance à incendie, « par précaution » et d'évacuer la rue. Les déménageurs, journalistes et quelques curieux sont priés de sortir du lotissement qui va être bouclé. Les quelques voisins présents sont invités à s'enfermer chez eux. « Avec les vapeurs d'essence qui se dégagent, il y a un risque d'explosion si elle décide de mettre le feu » , confie un pompier. Les négociations se poursuivent alors jusqu'à l'arrivée de Roger Aron, quatrième adjoint à la mairie de Matoury, chargé de la sécurité. Après une demi-heure sur place, il assure que « tout sera mis en oeuvre pour aider la locataire à se reloger » , avant d'ajouter : « C'est un problème qui dure depuis quatre ans. »
Selon plusieurs témoins, principalement des voisins, Monique Guard habiterait en effet ce pavillon depuis quatre ans.
DÉNOUEMENT HEUREUX
Vers 9 h 45, un des fils de Monique Guard arrive sur place, prévenu par « une amie proche qui habite dans le quartier » . Il prend le relais des gendarmes dans les négociations. Lui réfute la version donnée par les gendarmes. Selon lui, « elle ne s'est pas aspergée d'essence, c'était du bluff. Mais vu son caractère, elle en aurait été capable » . Quoi qu'il en soit, c'est finalement l'intervention de ce fils qui permet un dénouement heureux. « Il l'a convaincu de prendre une douche, de se changer et de discuter avec les pompiers » , raconte le capitaine Basso. Il faudra encore près d'une heure avant que Monique Guard accepte de quitter les lieux. Elle est aussitôt emmenée par les pompiers pour être examinée. « Avec l'essence, on craint qu'elle n'ait des brûlures sur la peau » , confie un soldat du feu. Une voiture de gendarmerie suit l'ambulance. Il est un peu plus de 11 h 30, les déménageurs entrent en action.
Au total, l'opération aura donc duré plus de trois heures et aura mobilisé les gendarmes de Matoury et Cayenne, venus en renfort, ainsi qu'une ambulance et deux camions à incendie des pompiers de Matoury et de Rémire.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
3 commentaires

Vos commentaires

kiki973 02.10.2014
Rien compris

Belorgane, mais c'est de la faute aux gendarmes !

Répondre Signaler au modérateur
belorgane 02.10.2014

une vraie cinglée qui nous a fait son cinema ,comme elle le fait lors des reunions de l'association des consommateurs.si elle pouvait fermer sa gueule définitivement et ne pas croire que l'on peut tout avoir sans rien foutre !!!

Répondre Signaler au modérateur
Francois 03.10.2014

Et pourquoi ne pas la virer de l'association, elle n'a rien a y faire...

Répondre Signaler au modérateur
A la une
2 commentaires
2 commentaires
L'info en continu