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MARTINIQUE.Une marche pour honorer la mémoire du gérant du bazar chinois

Mélinda BOULAI ( FA Martinique) Lundi 13 Juillet 2020 - 08h21
MARTINIQUE.Une marche pour honorer la mémoire du gérant du bazar chinois
Bingmian Lin, le gérant du bazar « Firme République » à Fort-deFrance, était âgé de 49 ans, marié et père de famille.

Une semaine après l'homicide de Bingmian Lin, le gérant du bazar « Firme République » à Fort-de-France, la communauté chinoise se réunit ce matin pour une marche afin d'honorer sa mémoire.

Le rendez-vous est donné à 9H30 devant le magasin, au 90 rue de la République au centre-ville de Fort-de-France. L'heure à laquelle les coups de feu ont retenti ce lundi 6 juillet 2020.

Une marche silencieuse pour saluer la mémoire de Bingmian Lin, 49 ans, le gérant d'un bazar à Fortde-France, depuis plus d'une quinzaine d'années. Il a été tué de deux balles en pleine poitrine, à l'intérieur de son magasin, par des individus cagoulés qui ont pris la fuite sur un scooter. C'est l'incompréhension. Un braquage qui aurait mal tourné ? Un règlement de compte ? Une exécution commanditée et confiée à des tueurs ? La communauté chinoise étaitelle visée ?

Autant de questions qui torturent les esprits des commerçants de la capitale et ceux des proches de la victime. A ce stade, aucune piste émoire.n'est privilégiée pour expliquer cet acte d'une rare violence.

L'enquête, confiée au Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ), se poursuit. Monsieur Lin est décrit par ceux qui l'ont côtoyé comme un homme calme, gentil, sans histoire, qui n'aimait pas les conflits. Marié, père de deux filles, sa femme ne se remet pas de ce drame horrible qui s'est déroulé sous ses yeux et devant des témoins...

« Je l'ai connu quand il est arrivé en Martinique. Il a eu beaucoup de difficultés ici, alors nous l'avons aidé... Il était tellement gentil, on ne comprend vraiment pas pourquoi » explique Lina Ho Hio Hen, la présidente de l'association des Chinois de la Caraïbe.
Un braquage dans un bazar au Marin, trois jours après...

Si la communauté est ébranlée depuis la mort de l'un des leurs, elle vit aussi dans la crainte de représailles... Jeudi 9 juillet, au Marin, deux personnes ont dérobé le fond de caisse d'un bazar chinois à la ZAC Artimer et ont pris la fuite à pied... Pas de victime, mais les interrogations sont sans cesse plus nombreuses.

A Fort-de-France, entre peur et résilience, les commerçants doivent faire tourner la boutique. Leurs magasins sont ouverts, mais tout le monde vit un peu dans la crainte d'être braqué, attaA l'avenue Maurice Bishop, qui accueille encore l'une des premières générations de la communauté chinoise de Martinique, les deux commerçants sont aussi touchés par ce drame.

L'une d'entre eux nous montre « sa prison », les barreaux en fer, et sa protection de comptoir installée il y a plusieurs décennies, bien avant l'épidémie de coronavirus, pour se protéger d'éventuelles agressions. « Mwen la tou sel, si yo ba mwen an kalot, mwen ka volé », nous lance-t-elle.

Cette commerçante est arrivée avec son mari en Martinique, il y a 58 ans.

Des incivilités, ce couple en a subies, mais un acte d'une extrême violence, en pleine journée... Madame Ho n'avait jamais vu ça. Elle ne connaissait pas Monsieur Lin, mais partage la douleur de sa famille. Tout comme Gabrielle Ho Sing Ming, la gérante de l'épicerie Ho Sing Ming, installée à quelques mètres.

Les deux femmes ne peuvent que tirer le triste constat d'une insécurité grandissante. Il faut faire face, ne pas baisser les bras, continuer à avancer, sans oublier Monsieur Lin et surtout faire la lumière sur cette histoire.

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2 commentaires

Vos commentaires

g6d 14.07.2020

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Vendeta973 13.07.2020
Pour la peine de mort

Que l’on remette au gout du jour la peine de mort ; œil pour œil, dent pour dent.....mais voila, le joug de l’Europe ne le permet pas, alors il faut sortir de l’Europe qui nous coute plus qu’elle ne nous rapporte

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