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MARTINIQUE.Deux nuits de grandes tensions dans la capitale

FA Martinique Lundi 20 Juillet 2020 - 11h07
MARTINIQUE.Deux nuits de grandes tensions dans la capitale
Les stigmates des affrontements et des incendies allumés en certains points de Fort-de-France sont toujours visibles.

Retour sur les nuits des jeudi 16 et vendredi 17 juillet à Fort-de-France qui ont été marquées par des affrontements entre forces de l'ordre et militants Rouge Vert Noir

Les stigmates des affrontements et des incendies allumés en certains points de Fort-de-France sont toujours visibles ce lundi matin.

C'est le cas au carrefour de la rue Schoelcher et du Boulevard Général-deGaulle mais également au niveau des statues de Joséphine et de d'Esnambuc sur la Savane. A l'origine de ces événements, une manifestation de soutien suite au placement en garde à vue de trois jeunes au commissariat de police de Fort-de-France, suspectés de violences policières, lors de faits commis le 13 janvier et le 15 mai derniers.

Une manifestation qui a débuté dans l'après-midi du jeudi, avec environ une trentaine de militants apportant leur soutien aux personnes en garde à vue. Elle allait cependant se tendre et dégénérer au fil des heures, notamment avec l'arrivée des forces de gendarmerie en renfort de leurs collègues policiers. Une dégradation marquée par des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants.
Interpellations et blessés

Bis repetita le vendredi où forces de l'ordre et militants Rouge Vert Noir ont continué à s'affronter depuis l'après-midi jusque dans la nuit. Toute la journée de vendredi, les militants Rouge Vert Noir ont, comme la veille, investi Fortde-France. Présentés au tribunal dans la matinée, deux des militants en garde à vue ont été placés sous contrôle judiciaire et seront jugés en comparution immédiate le 27 août. Une décision judiciaire qui n'a pas apaisé les tensions. Des grenades lacrymogènes ont été tirées pour disperser les manifestants.

Les militants, dont certains avançaient masqués derrière un sommier de lit ou divers mobiliers pour se protéger, ont réagi en lançant toute sorte de projectiles sur les forces de l'ordre. Plusieurs interpellations ont eu lieu pour des faits de violences commis à l'encontre des policiers et gendarmes. Selon la police, deux fonctionnaires ont été blessés, dont un sérieusement.

Le vendredi matin, les activistes s'étaient présentés devant la mairie de Fort-de-France. Ils voulaient s'entretenir avec le maire,Didier Laguerre.

Après maintes palabres, une discussion s'engagea devant la mairie entre Didier Laguerre et les manifestants. Ces derniers ont notamment dénoncé des violences subies la veille par l'un d'eux devant le commissariat. Le maire a également pu entendre la mère de la victime détaillant les blessures de son fils et son hospitalisation une partie de la nuit, avant son placement en garde à vue.

Mais l'échange devant la municipalité a tourné court, le ton est rapidement monté entre le service d'ordre du maire et plusieurs militants. Didier Laguerre a finalement été conduit par ceux qui le protégeaient à l'intérieur du bâtiment municipal. Les militants, eux, sont restés bloqués à l'entrée de la mairie.
Des grenades lacrymogènes ont été tirées pour disperser les manifestants. -

Le maire déplore la violence

Le maire de Fort-de-France a alors réagi dans un communiqué, affirmant « qu'aucune réponse aux problématiques auxquelles nous, Martiniquais.e.s, sommes confrontés aujourd'hui ne peut naître d'actes de violence ». « La réponse ne peut en aucun cas être la violence, et ce venant des deux parties, tant des forces de l'ordre que des manifestants », indique-til encore, précisant s'être entretenu avec les proches du jeune blessé, d'abord en public puis en privé pour « les soutenir et leur fournir les réponses qu'ils n'arrivaient pas à obtenir des autorités ». Il termine son communiqué en indiquant : « Je ne veux pas que la Ville de Fort-de-France soit le théâtre d'affrontements et de dégradations de biens publics ou privés. Par ailleurs, je ne saurais accepter que des insultes racistes soient proférées à l'égard du peuple martiniquais. J'appelle donc tous les acteurs à l'apaisement et au respect des valeurs humanistes qui nous ont toujours rassemblés ».
Plusieurs interpellations ont eu lieu. -

Prises de position

D'autres prises de position n'allaient pas tarder à fleurir par voie de communiqués de presse et sur les réseaux sociaux. Aussi, dans un courrier adressé au préfet Stanislas Cazelles au nom de Péyi-A et rendu public ce vendredi 17 juillet, le député JeanPhilippe Nilor et le maire du Prêcheur Marcelin Nadeau interpellent directement le représentant de l'Etat. Ils disent s'interroger sur « des arrestations excessivement musclées de militants '' activistes '' dans un contexte de relatif apaisement ».

Ils dénoncent « la provocation d'un policier (...) à l'origine de cette accélération de la violence » et la « brutalité » des forces de l'ordre qui s'en sont pris au tambour martiniquais et à plusieurs manifestants, indiquent-ils, évoquant aussi d' « inadmissibles insultes (dont certaines à caractère raciste) ». Pour tout cela, ils demandent des « explications claires » au préfet.

Même tonalité également du côté d'un certain nombre d'organisations politiques et syndicales. « Nous demandons à l'Etat de prendre en compte l'expression de la colère qui monte. L'absence de réponses claires et le silence de l'État deviennent exaspérants face aux problématiques majeures que vivent les Martiniquais, notamment celles de l'empoisonnement au chlordécone », affirme Johnny Hajjar pour le Parti Progressiste Martiniquais.

Le CNCP, sous la signature d'Edmond Mondésir, note qu'il y aujourd'hui urgence pour l'Etat à répondre à deux questions : « Il s'agit d'une part de la question des conséquences du processus d'empoisonnement au chlordécone, qui exige d'aller plus loin dans la mise en oeuvre de mesures déjà définies à différents niveaux par des spécialistes et des associations, et d'autre part, la question du rôle de la police dans notre société aujourd'hui. »


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7 commentaires

Vos commentaires

Vendeta973 20.07.2020
Tout ca pour une bannière !!!

Peace Men, faites l’amour pas la guerre,
RastaFari, t’as le bleu de la mer, le blanc du rhum, le rouge incandescent du pétard,
mais aussi le soleil et les allocs
et c’est la France qui paye
keep cool,

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Nespresso 20.07.2020

Commentaire supprimé par la rédaction

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Visionnaire973 20.07.2020
Decadence de la France et du monde

Citoyennes et citoyens , la guerre civile se rapproche un peu plus chaque jour , le nouvel ordre mondial voulu par les racialistes , blackbloks , extreme gauche , antifa , islamistes etc ... va conduire nos sociétés à l'insurrection .
S'armer devient une nécessité , l'état et notre justice ne protègent pas ses citoyens par laxisme et idéologie droit-de-l'hommiste , incompatibles dans un monde de plus en plus violent

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Garimpo 20.07.2020

Dur dur de parler de police raciste à la vue de la photo !

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Visionnaire973 20.07.2020
@garimpo

Je ne visais pas la police , je visais la société ultra violente dans laquelle nous basculons un peu plus chaque jour à cause d'un état et d'une justice faibles.
Et je nommais les protagonistes tels les racialistes blackblocks etc ... qui cherchent à faire basculer les sociétés vers le chaos

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Ergo sum 21.07.2020

Vous avez tout faux.

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Visionnaire973 22.07.2020
@ergosum

Comme bien souvent vous etes sans argument et surtout dans le denie , on les connait les personnages comme vous qui contribuent à la décadence de ce pays

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Ergo sum 22.07.2020

Commentaire supprimé par la rédaction

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Ergo sum 22.07.2020

FG
Pourquoi avoir censuré mon commentaire ?

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