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Macouria

Les chasseurs jugés en septembre

Samir Mathieu Vendredi 31 mai 2019
Les chasseurs jugés en septembre
L'interpellation d'un des deux chasseurs, mercredi à Macouria / capture d'écran - capture d'écran

Une violente altercation a opposé des gendarmes à des chasseurs. Plusieurs animaux protégés ont été saisis par l’ONCFS.

«L’affaire ne va pas en rester là ! » Les membres de l’Association territoriale de chasse sont particulièrement remontés après l’interpellation musclée qui s’est produite mercredi matin à Macouria. Des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) se sont rendus chez un chasseur de Macouria, accompagnés d’une dizaine de gendarmes, pour saisir des animaux considérés comme protégés. Cette descente ferait suite à un signalement, qui a permis d’identifier le propriétaire.

Riposte

L’intervention s’est très mal déroulée. Plusieurs chasseurs se trouvaient sur le site lors de l’arrivée des gendarmes. Le ton est très vite monté entre les deux parties et les échanges se sont transformés en une « interpellation musclée ». L’un des gendarmes, dont le pistolet est tombé au sol, a alors pointé un fusil à pompe sur le visage d’un des chasseurs, le trésorier de l’association, qui était particulièrement virulent. Sur une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux, on aperçoit un gendarme asséner des coups de pieds en direction d’un homme à terre. « Les gendarmes ont fait usage de la force de façon proportionnée » indique-t-on du côté de la gendarmerie nationale, qui précise qu’aucun blessé n’est à déplorer, et que les gendarmes n’ont fait que « riposter » à des coups qu’ils ont reçus eux-mêmes de la part des chasseurs.

Crise politique

Reste que plusieurs vidéos, postées sur les réseaux sociaux, ont transformé une simple intervention musclée en une crise politique. Le sénateur Antoine Karam et le député Gabriel Serville ont rédigé un communiqué de presse commun « réclamant des explications » suite à la vidéo où l’on voit un gendarme donner des coups de pied. Les parlementaires veulent que la lumière soit faite sur cet événement.

Mercredi, quatre personnes ont donc été arrêtées, dont le propriétaire et sa compagne, laquelle a été rapidement relâchée.

Puis le trésorier et le président de l’Association territoriale de chasse, venus soutenir leur collègue, ont eux aussi été interpellés pour les faits de violences envers les forces de l’ordre et rébellion. Ils ont tous les trois été placés en garde à vue jusqu’en fin d’après-midi mercredi.

Comité de soutien

Pour ce qui concerne le propriétaire, l’enquête se poursuit. Les deux autres chasseurs comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Cayenne en septembre.

Pendant leur garde à vue, un comité de soutien s’est rassemblé devant la gendarmerie de Tonate. Des pneus et palettes ont été empilés.

Ce nouvel épisode ne fait que renforcer l’animosité des chasseurs envers l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Dès aujourd’hui, les chasseurs vont ainsi déposer plainte contre l’ONCFS.

Quant aux animaux sauvages protégés, les agents ont récupéré un boa constrictor, un singe, deux cabris, deux canards sauvages, un jacot.

Samir MATHIEU

L'interpellation d'un des deux chasseurs, mercredi à Macouria / capture d'écran

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1 commentaire

Vos commentaires

jl06 31.05.2019
Interpellation musclée

Quand on sait qu’on a enfreint la loi en ayant chassé des espèces protégées on a au moins l’intelligence d’adopter un profil bas au lieu de se rebeller ajoutant ainsi une faute supplémentaire à son actif. S’ils ont pris des coups c’est qu’ils avaient dû en donner donc pas de pitié et ça leur apprendra à respecter les forces de l’ordre.

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