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tribunal

Les agresseurs voulaient financer leur clip

Mardi 21 mai 2019

Leur projet : tourner un clip et acheter des boissons. Mais ils n’avaient pas d’argent, selon eux. Avisant un passant devant un distributeur, ils l’agressent. Deux d’entre eux ont été jugés mardi, mais le troisième a disparu.

Lors des faits, ils étaient quatre. Mais mardi, lors de l’audience des comparutions immédiates présidée par Laurent Sochas, ils ne sont plus que deux. L’un est absent car mineur, et donc jugé dans un cadre différent, et l’autre, sous contrôle judiciaire, a tout simplement… négligé de se présenter. Une absence qui coûtera cher à ce jeune homme d’à peine 18 ans, d’origine dominicaine, présenté par ses deux comparses comme le meneur.

Une bouteille en guise d’arme…

Les faits se sont déroulés à Cayenne, dans la nuit du 11 au 12 avril : circulant à bord d’une voiture, le quatuor repère un homme en train de retirer de l’argent à un distributeur automatique d’une agence postale, l’interpelle et finit par lui soutirer 60 euros en numéraire, sa carte bleue et divers papiers. Plus préoccupant, les quatre individus le séquestrent un temps dans le véhicule, le menacent avec un semblant d’arme dissimulé sous un foulard — en réalité une bouteille vide — et finissent par le relâcher, n’ayant pas réussi à convaincre la victime de livrer le code de sa carte bleue.

Les raisons qui ont poussé ces jeunes gens à mener cette virée nocturne sont limpides, si l’on s’en réfère à leurs déclarations. Ayant le projet de tourner un clip vidéo, ils avaient besoin d’argent… « pour acheter des boissons ». Invités à plaider, les avocats des deux prévenus — un jeune homme originaire d’Haïti et un natif de Cayenne — ont bien évidemment pris soin de construire leurs propos en se référant aux parcours respectifs de leurs clients. Partie sans doute un peu difficile pour Me François Stephenson, chargé des intérêts du jeune Haïtien : ce dernier a déjà été condamné et il est donc en état de récidive légale. « Mais il a reconnu les faits, il n’en est pas l’instigateur, il affirme ne pas avoir touché la victime. »

Un mandat d’arrêt délivré

Me Geoges Bouchet, de son côté, a bâti sa plaidoirie en rappelant au tribunal que son client, « non seulement s’est excusé auprès de la victime, mais a toujours déclaré n’avoir fait que suivre le mouvement ». L’avocat précise que le jeune homme est assistant d’éducation et qu’il intervient auprès d’élèves en difficulté scolaire, pour l’aide aux devoirs. « Je plaide pour une peine de sursis », conclura l’avocat. Il sera condamné à dix mois assortis de sursis, une interdiction de port d’armes de cinq ans. Mis sous scellés, son véhicule, qu’il conduisait lors des faits, lui sera restitué, pour, selon le tribunal, « lui permettre de continuer son activité ». Son comparse, le jeune Haïtien, a été condamné à douze mois assortis de sursis, à 140 heures de TIG (travaux d’intérêt général) et une interdiction de port d’armes de cinq ans. Un mandat d’arrêt a été délivré à l’encontre du troisième prévenu, condamné par ailleurs à dix-huit mois ferme. Tous trois sont tenus d’indemniser solidairement la victime.

Michel LE TALLEC

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