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GUYANE

Le préfet annonce la reprise des évacuations de squats "dès la fin de l'état d'urgence sanitaire"

Samir MATHIEU Samedi 12 Septembre 2020 - 17h34
Le préfet annonce la reprise des évacuations de squats "dès la fin de l'état d'urgence sanitaire"
Le préfet Marc Del Grande a visité le squat Bambou au cours d'une opération coordonnée gendarmerie-police et a annoncé auprès de France-Guyane, la reprise des évacuations dès la fin de l'état d'urgence sanitaire. - Samir MATHIEU

Le préfet Marc del Grande a supervisé hier une opération opération anti-délinquance sur Macouria et Cayenne. Des contrôles ont eu lieu dans un premier temps au bourg de Tonate et à Soula puis au niveau du squat Bambou à Cayenne. C'est là que le préfet a annoncé à France-Guyane que "les évacuations de squats reprendront à la fin de l'état d'urgence sanitaire, soit après le 31 octobre".

La trêve liée à la crise du Covid va bientôt prendre fin. Le préfet Marc Del Grande a annoncé hier la reprise des évacuations de squats dès la fin de l'état d'urgence sanitaire. Cela se fera progressivement. Dans un premier temps, l'État évacuera des petits squats avant de s'attaquer à des squats plus importants dans un second temps. L'annonce a été faite alors que le préfet a visité hier le squat Bambou à Rémire-Montjoly(c'est juste à la limite avec Cayenne, la route séparant les deux communes). 
La feuille de route du préfet
Ce squat pose de nombreuses questions de sécurité depuis des années et nombre d'élus et militants avaient réclamé sa destruction. Cela n'est pas encore à l'ordre du jour a toutefois précisé le préfet, qui a détaillé sa feuille de route. Marc Del Grande a tout d'abord rappelé pourquoi l'État avait interrompu les évacuations de squats, contrairement à l'engagement que lui-même avait rappelé l'an dernier, de détruire un squat par mois : "la crise du Covid est passée par là. Il fallait s'occuper de tous les habitants. C'était une question de solidarité médicale, sanitaire" a tenu à rappeler le représentant de l'État en Guyane. "Mais après le 31 octobre, il sera nécessaire de reprendre ces opérations. Nous devons faire une pause dans l'immigration, même si l'État a tenu ses engagements notamment en matière de financement de logements sociaux (1680  logements financés en 2019 et autant en 2020 malgré la crise du Covid) et en terme de financement de construction d'écoles à hauteur de 50 millions d'euros pour le second degrés et de 15 millions pour le premier degré)" a souligné le préfet. Marc Del Grande a évoqué des questions sanitaires et de lutte contre la déliquance également pour appuyer cette politique d'éradication des squats. Cela se fera donc en deux temps. Dans un premier temps, l'Etat démantèlera des squats de plus petites importance, puis s'attaquera ensuite, le temps de préparer ces évacuations, à ceux plus importants.
Un début de visite un légèrement agité avec quelques interpellations verbales de la part des habitants du squat, pas très heureux de voir débarquer le préfet, les gendarmes-policiers et la presse. - Samir MATHIEU

Visite du squat Bambou agitée au début
La visite du squat Bambou a d'ailleurs été quelque peu agitée lors de l'arrivée du préfet, accompagné d'une cinquantaine de gendarmes et policiers. Il y a eu quelques haussement de ton de certaines personnes qui demandaient de ne pas être approchées à moins d'un mètre par les visiteurs du squat à cause du coronavirus ou encore à ne pas être filmées ou photographiées. Le temps mort a été rapidement dissipé et le préfet a ensuite continué sa visite, allant jusqu'au fond du squat afin de constater une nouvelle fois la situation. Les gendarmes, dont le squat dépend de leur juridiction, connaissent bien le site. Ils y sont appelés au moins une fois par semaine pour différentes interventions, souvent liées à des violences.

Le commissaire Gil Friedman (à gauche) et le lieutenant-colonel Yannick Vidal, commandant la compagnie de gendarmerie de Matoury), côte à côté à l'occasion de l'intervention au niveau du squat et des abords de Bambou - Samir MATHIEU

Bilan des opérations à Cayenne et Macouria
L'importante opération anti-délinquance menée hier a été plus largement l'occasion pour les services de l'État de rappeler leur présence sur le terrain avec des actions coordonnées entre la police et la gendarmerie, notamment en ce qui concerne Bambou à Cayenne. En ce qui concerne l'opération à Bambou, elle a mobilisé 75 policiers de Cayenne. 38 véhicules ont été contrôlés ainsi que 17 scooters, dont 6 ont été enlevés suite à des défauts d'assurance. 2 étrangers en situation irrégulière (ESI) ont été interpellés et confiés à la PAF (Police aux frontières) qui était également mobilisée.
Sur la partie qui concernait la commune de Macouria (bourg de Tonate et Soula), 28 gendarmes étaient mobilisés. 217 personnes ont été contrôlées ainsi que 201 véhicules. 29 infractions ont été constatées (3 défauts de port de ceinture, 9 défauts de contrôles techniques, 8 défauts d'assurance, un défaut de permis de conduire ou encore 1 voiture avec des pneus lisses...)

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