France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

Le cri de désespoir d’un père face à la lenteur de la justice

Samir MATHIEU Vendredi 17 mai 2019
Le cri de désespoir d’un père face à la lenteur de la justice
Aldy, 23 ans, a été sauvagement tué, en pleine rue, le 6 novembre 2015 à Saint-Laurent du Maroni. Son meurtrier présumé est arrêté mais le procès n'a toujours pas eu lieu près de quatre ans après les faits. - DR

Le père d’Aldy Saint-Aude, tué en novembre 2015 à Saint-Laurent du Maroni, lance un SOS. Il réclame des comptes à la justice, qui près de quatre ans après les faits, et malgré l’arrestation du meurtrier présumé, n’a toujours pas jugé l’affaire.

Il était 2 heures, le 6 novembre 2015, lorsqu’Aldy Saint-Aude est sauvagement agressé devant un distributeur de billets à Saint-Laurent du Maroni. Aldy, 23 ans, est en Guyane depuis quelques jours. Il est venu passer la fin d’année chez sa mère qui réside à Saint-Laurent. Le reste du temps, il est dans l’Hexagone où vit son père. Cette nuit-là, Aldy Saint-Aude descend retirer de l’argent à un distributeur automatique de billets. Un geste banal qui lui sera fatal. Alors qu’il vient d’effectuer son retrait, deux hommes agressent violemment le jeune Guyanais. L’un d’eux lui assène plusieurs coups de couteau, dont un mortel. La lame a quasiment touché le cœur. Aldy Saint-Aude va mourir quelques minutes plus tard, sur le trottoir, dans cette sinistre nuit de novembre.

Absence d’information et lenteur de la justice

Aujourd’hui, les parents de la victime se battent pour que justice soit rendue. Si les agresseurs ont été rapidement identifiés, ils n’ont toujours pas été traduits devant un tribunal. Et ça, près de quatre ans après le drame, les parents d’Aldy ne veulent pas l’entendre. Ils se posent des questions et interpellent publiquement les autorités. Ils viennent de lancer un «  avis de détresse  ». Dans cette lettre ouverte, ils crient leur désespoir face à l’absence d’informations et face à la lenteur du dossier. Jusqu’au début du mois de mai, ces parents se retrouvaient sans aucune nouvelle à propos de l’avancée ou non de l’enquête. Et aujourd’hui encore, ils ne savent pas quand aura lieu le procès. Parmi les rares réponses qu’ils ont obtenues, celle du député Gabriel Serville qui les a assuré de son «  soutien  » et qu’il allait «  écrire au procureur pour connaître les raisons de ces délais inacceptables  »...

«  Je ne peux plus avancer »

L’actuel procureur de la République justement, arrivé en janvier en Guyane, a immédiatement répondu à ce courrier. Samuel Finielz a fait un point sur ce dossier. Il rappelle que les auteurs présumés ont été arrêtés, dont un, le principal. Il avait pris la fuite et a été remis par le Suriname à la Guyane, cinq mois après les faits. Mais depuis cette date, aucune information n’a filtrée du dossier puisque l’affaire est retournée en mars sur le bureau du juge d’instruction. Il est le seul à pouvoir renvoyer le suspect devant les assises. Il s’agit donc uniquement de la volonté du juge d’instruction et des dates disponibles pour le procès devant les assises. En attendant, les parents d’Aldy Saint-Aude ne veulent pas relâcher la pression. Pour eux, ce procès est essentiel. «  Je ne peux plus avancer. J’ai besoin de savoir et d’avoir une réponse. J’ai besoin de voir celui qui a ôté la vie à mon fils condamné  », explique Franck Caraza, le père d’Aldy...

Samir MATHIEU

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
1 commentaire

Vos commentaires

Ayloria 17.05.2019
Que Justice soit faite !

Je demande juste que Justice soit faite et que le coupable paie enfin pour ce qu'il a commis en toute conscience (sans larme)! La Guyane n'a pas besoin d'individu de ce genre, néfaste, pour notre Société (et Dieu seul sait qu'il y en a beaucoup) ! Retirer la vie à mon cousin qui avait toute sa vie devant lui ! Son anniversaire arrivait à grands pas. Il protégeait ma mamie en veillant sur elle à Saint-Laurent. Je n'ai aucune pitié pour celui qui a osé lui ôter la vie dans de telles circonstances. Voilà le genre de monstre qu'on laisse en liberté en Guyane.
PINEL Stelly

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
A la une
1 commentaire
1 commentaire