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REMIRE/CAYENNE

La solidarité s'organise tant bien que mal après l'incendie du squat Bambou

Samir MATHIEU Vendredi 23 Octobre 2020 - 19h33
La solidarité s'organise tant bien que mal après l'incendie du squat Bambou
La vie reprend son cours au squat Bambou après l'incendie de la nuit dernière. - Samir MATHIEU

Un important incendie a ravagé une partie du squat Bambou, la nuit dernière. Le feu a détruit une trentaine d'habitations. Quelques 300 personnes ont fuit les flammes en pleine nuit. Il n'y a fort heureusement pas eu de victime à déplorer. Ce vendredi, l'heure est à la solidarité, qui s'organise, tant bien que mal sur place. Plusieurs dizaines de personnes dormiront cependant dans la rue cette nuit, et probablement les nuits qui viennent aussi.

 Les habitants du squat Bambou sont encore traumatisés par ce qui s'est passé la nuit dernière. Entre 2 et 3 heures du matin, un important incendie a ravagé une partie du squat, situé sur la commune de Rémire-Montjoly. Une trentaine d'habitations a été détruite. Quelques 70 personnes se retrouvent sans logement. 300 même ont fuit les flammes en plein milieu de la nuit, courant sans prendre aucune affaire, pour sauver leur vie. Et fort heureusement, l'incendie qui a ravagé près de 2 000 mètres carrés de surface, n'a pas fait de victime. Aucun décès n'est à déplorer. Il faut dire que le travail des 22 sapeurs-pompiers a été considérable et a porté ses fruits. Il a permis d'éviter la propagation des flammes à l'ensemble du squat, et d'éteindre l'incendie en cours de matinée. Sur place, des jeunes ont aussi oeuvré dès le départ pour essayer de maîtriser les flammes. Ils se sont servis des puits qui sont présents dans le squat. Et n'ont pas ménagé leurs efforts. Sur place, les habitants disent aussi que les bambous ont freiné la propagation des flammes.

Ce vendredi soir, la solidarité tentait, tant bien que mal, de se mettre en place. Plusieurs associations sont venues apporter des vivres pour les sinistrés. Entre 60 et 80 personnes ont tout perdu la nuit dernière. Leur habitat a été détruit, et tout ce qui avait à l'intérieur a péri. L'association religieuse 2SAIPED est venu livrer des vêtements pour plusieurs dizaines d'habitants. Idem pour l'association Radio Puzzle, très ancrée à destination de la communauté haïtienne. Plusieurs bénévoles sont venus distribuer de la nourriture, des bouteilles d'eau mais aussi des couches. Les couches ont été achetés au dernier moment suite au constat fait sur place dans l'après-midi concernant les besoins essentiels et urgents. Car il faut savoir que parmi les familles qui se retrouvent à la rue, il y a des femmes et des enfants, qui vont dormir cette nuit dehors, sans aucun abris pour se protéger et sans aucun confort.


C'est un paysage de désolation sur la partie centrale du squat ravagée par les flammes. - Samir Mathieu


La plupart vont loger de l'autre côté de la rue, en face le squat, en contrebas de Petit Lucas, sur la commune de Cayenne. Une dizaine d'habitant ont pu être pris en charge par les autorités et vont être relogés temporairement. Les autres sont obligés de se débrouiller. Une famille a pu elle bénéficier ce soir de la générosité de compatriotes haïtiens. Simon Jacquet est chef d'entreprise et il a décidé de payer l'hôtel pour une famille sinistrée : "je ne peux pas le faire pour tous les sinistrés mais j'estime que c'était mon devoir en tant qu'Haïtien, qui vit bien ici en Guyane, d'aider mes compatriotes qui sont dans la misère" a t'il indiqué rajoutant qu'il payerai le logement dans une habitation pour les jours à venir. 



L'odeur de brûlé était encore prégnante ce vendredi sur place, au coeur du squat Bambou. - Samir MATHIEU





Une enquête a été ouverte par le parquet de Cayenne pour déterminer les circonstances exactes de cet incendie. Elle a été confiée à la brigade de gendarmerie de Rémire-Montjoly et à la brigade de recherches de Matoury.

La vie reprend son cours au squat Bambou après l'incendie de la nuit dernière. - Samir MATHIEU

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