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KOUROU

Du sursis pour le braqueur désarmé par Mariéma

D. St-J. Jeudi 05 septembre 2013
Du sursis pour le braqueur désarmé par Mariéma
Le couteau utilisé par un des deux braqueurs a été retrouvé sur les lieux après l'interpellation (DR)

Un des deux hommes interpellés par José Mariéma dimanche a fait l'objet d'une comparution immédiate.

Dimanche, vers 13 heures, une jeune Kouroucienne âgée de 17 ans était victime de deux braqueurs non loin du carrefour de la médiathèque. « Je venais de passer le rond-point du collège et poursuivait ma route. J'ai entendu courir... Ils m'ont plaquée contre le mur, menacée avec un couteau. Un m'a pris mon sac que j'avais en bandoulière. J'ai résisté, il me l'a arraché de force » , explique la mineure lors de la comparution immédiate d'un de ses deux agresseurs. Choquée, elle a huit jours d'interruption temporaire de travail. Un automobiliste a été témoin de cette agression, José Mariéma. Il a stoppé sa voiture pour se lancer à la poursuite des agresseurs et a interpellé le prévenu, aidé par un autre témoin (voir son témoignage sur notre site ici).
José Mariéma, 34 ans, l'homme qui a interpellé le braqueur (DR) -


A la barre, le prévenu âgé de 24 ans originaire du Maroc fait profil bas. Il explique être arrivé illégalement en Guyane il y a trois mois, après être passé par le Brésil. Il voulait rejoint son frère. Il a une cicatrice avec des agrafes sur le sommet du crâne : « un coup de crosse de fusil de chasse reçu d'un des deux automobilistes » , explique-t-il à la présidente de l'audience.
« LA POPULATION N'EST PAS HABILITÉE À FAIRE JUSTICE »
Pour le procureur, même si le prévenu n'était pas celui qui avait le couteau, « il a profité de l'arme de son complice pour arracher le sac » . Aussi, une peine d'un an de prison dont six mois avec sursis est requise avec le maintien en détention. Au niveau de la défense assurée par Me Christine Charlot, on parle « d'erreur regrettable de parcours de vie » pour cet homme « désespéré en Guyane » , qui n'a pas d'antécédent. « Il n'a pas eu de geste de violence, il n'avait pas d'arme » , souligne l'avocate, qui se dit « étonnée de voir validés » les coups portés à son client. « La population n'est pas habilitée à faire justice » , dit-elle. Aussi elle estime qu'une incarcération ne se justifie pas et invite les juges « à le laisser repartir dans son pays » .
Finalement, après délibérations, le prévenu est condamné à douze mois de prison avec sursis. Il est invité à quitter la Guyane et à rejoindre le Maroc.


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