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Démolition du squat de la Mâtine : 743 personnes délogées

Mercredi 25 septembre 2019
Démolition du squat de la Mâtine : 743 personnes délogées
Démolition squat Leblond / la Matine - BERNARD DORDONNE

Le projet d’aménagement urbain qui prévoit un parcours de santé, une place publique et un espace d’expression culturelle envisagé par la municipalité sur le terrain du quartier Leblond, lieu-dit la Mâtine, devrait voir le jour dans les prochains mois. Le squat a été démoli hier matin.

La démolition, hier, du squat de la Mâtine, vieux de plus de quarante ans, permet à Marie-Laure Phinéra-Horth, maire de Cayenne, de gagner un premier combat dans l’objectif qu’elle s’est fixé d’éradiquer les lieux d’habitats illégaux qui se sont implantés dans la ville capitale : « Il s’agit d’un enjeu important, celui de rendre la tranquillité et la sécurité publique aux habitants du quartier Leblond, victimes des dommages collatéraux liés à ces types d’occupations illicites et précaires comprenant, entre autres, agressions, vols, nuisances environnementales, danger de mort par électrocution et incendies. Nous sommes dans un État de droit, force doit rester à la loi. Il s’agit d’occupants sans droits ni titres, installés dans une zone inondable et insalubre », a rappelé le maire de Cayenne pour justifier son action.

Des mesures d’urgences

Pour cette opération de reconquête territoriale d’une dimension hors norme, qui a nécéssité plus de trois ans de travail entre l’État et le maire de Cayenne, l’enquête sociale a recensés 299 familles soit 743 personnes. Vingt-trois familles soit 87 personnes seront relogées. Par ailleurs, 36 familles soit 136 personnes sont éligibles au centre d’hébergement des Jardins de l’union, à Cayenne. Quatre-vingt quinze familles feront l’objet d’une mesure d’hébergement d’urgence.

Sur le volet de la démolition, la municipalité a bénéficié du dispositif rendu possible par la loi Élan.

Hier, lors d’une visite sur le chantier de la démolition, Marie-Laure Phinéra-Horth a remercié l’ancien préfet Patrice Faure qui s’est engagé au cours d’une réunion de travail le 9 octobre 2017 à traiter le sujet de l’évacuation du squat la Mâtine/Leblond.

Sur le terrain, le maire était accompagné du président du Samu social, du secrétaire général de la préfecture, du directeur de la police municipale et du directeur départemental de la sécurité publique.

Des containers garde-meubles ont été mis à la disposition des personnes délogées en attendant qu’elles trouvent un nouveau logement.

En fin de matinée, les autorités ont demandé l’intervention des pompiers car des individus certainement mécontents de se faire déloger ont volontairement mis le feu aux baraquements.

Un site sous surveillance

Les 25 soldats du feu engagés ont pu empêcher la propagation du des flammes dans le secteur de Palétuviers et des maisons environnantes. Plus de 100 baraques ont été détruites.

Cette opération a mobilisé 60 fonctionnaires de la police nationale, 25 agents de la police municipale, une vingtaine d’agents du CCAS et des services sociaux, une cinquantaine de gendarmes mobiles et dix fonctionnaires de la Paf.

Six étrangers en situation irrégulière ont été interpellés.

En fin d’après-midi, 80 % de la démolition avait été effectuée. Les travaux vont se poursuivre ce matin.

Dans la nuit, pour sécuriser le site, la police nationale et municipale devaient organiser des patrouilles.

Bernard DORDONNE

Démolition squat Leblond / la Matine - BERNARD DORDONNE
Démolition squat Leblond / la Matine - BERNARD DORDONNE
 

Des incendies volontaires ont été déclenchés au sein du squat durant la démolition.

 

Plus de trois années de travail ont été nécessaires avant de déclencher l’opération d’hier / photos DR & BD

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6 commentaires

Vos commentaires

Ta race Boulba 26.09.2019

Si j'ai bien compté, selon votre article, il y a donc maintenant 743-(136+87)= 523 personnes à la rue.
Donc en détresse, en survie, avec tout ce que cela comporte pour eux et pour les autres.

Vous pouvez dire que l on a enfin parlé de vous autrement qu'au sujet d'emploi fictif, une pub avant les élections, en quelque sorte.

...MAIS COMMENT PEUT ON SE TARGUER D'UNE QUELCONQUE RÉUSSITE, MME LE MAIRE ???

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Ayloria 27.09.2019

Vous pouvez arrêter de raconter des bêtises ! Et puis pour justifier vos propos vous faites un hors sujet. Oui je suis fière de ce que ce Maire a fait pour sa Ville ! C'est quoi ça alors on doit accueillir toute la misère du monde surtout dans une Ville Capitale, et faites l'aveugle aussi car des solutions n'ont surtout pas été apportées. Et puis chaque individu est maître de son destin. La Guyane n'est pas un pays de NON DROIT comme certains le pensent.

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Gérard Manvussa 25.09.2019

Joko tu sors des inepties. La plupart des habitants sont forcément régularisés (certains y habitent depuis plus de 10 ans). Si les propriétaires locaux pratiquaient aussi des loyers plus décents en Guyane après avoir construit eux mêmes sans permis des locaux (construits par des clandestins soit autour d'une de leurs villas soit en divisant celles-ci) qu'ils louent ensuite...

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Bandamanjak 26.09.2019
Très perspicace Gérard monvusa

Tout à fait le prix des loyers en Guyane c'est une aberration ! On se croirait à Manhattan.

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Gérard Manvussa 25.09.2019

Article de complaisance envers les autorités, 500 personnes dont des enfants vont se retrouver dehors avec quel projet : s'installer ailleurs dans un nouveau squat (ou agrandir d'autres squats). Où est la vision politique ? Et celle de l'Etat ?

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joko973 25.09.2019

6 étrangers en situation irrégulière ? LOL, z'ont pas beaucoup cherché ;-) Il suffit d'attendre un peu, un nouveau squat va se construire ailleurs ou un autre s'agrandir, route de Troubiran ou ailleurs. L’État ne fait pas son travail. Aucune volonté politique...

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