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Cacao

Crique Bagot : selon la préfecture les orpailleurs illégaux sont partis

Samir MATHIEU Vendredi 10 mai 2019
Crique Bagot : selon la préfecture  les orpailleurs illégaux sont partis
Les militaires ont ratissé la crique Bagot pour supprimer les sites des orpailleurs clandestins - Samir Mathieu

Une opération de lutte contre l'orpaillage a été menée sur la Bagot. Trois sites abandonnés par les garimpeiros, ont été nettoyés par les militaires.

Tout le monde s’en doutait depuis plusieurs semaines, et même « depuis deux mois », selon les habitants de Cacao et les piroguiers de la Comté et de la Bagot, la pollution qui a touché la crique, était bien dû à de l’orpaillage clandestin. Le constat est désormais officiel et est signé de la main du préfet dans un communiqué envoyé mercredi après-midi. Dans ce document, il dresse un état des lieux de la situation, telle qu’elle a pu être constatée par les militaires qui se sont rendus sur place la semaine dernière, au cours d’une « mission secrète », pour la sécurité des hommes sur le terrain.

Les militaires à pied d’œuvre

La préfecture confirme donc la présence de plusieurs sites d’orpaillage illégal sur la Bagot à deux pas de Cacao. Depuis une semaine, et suite aux renseignements de l’Office national de la forêt (ONF) et de la gendarmerie, ce sont des gendarmes mobiles et départementaux, mais également des équipes spécialisées de la brigade nautique et de l’antenne du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) de Cayenne soutenus par les spécialistes des Forces armées en Guyane (FAG) qui ont mené une opération d’envergure. Celle-ci, réalisée dans le cadre d’une procédure judiciaire sous l’autorité du procureur de la République avait pour objectif d’investir les sites, de saisir le matériel permettant l’activité et d’interpeller les individus semblant se livrer à de l’orpaillage illégal. Selon la préfecture, « la relative nouveauté des sites et leur possible manque de rentabilité, mais également la hauteur des fleuves et la pression des équipes de la LCOI ont compliqué les conditions d’exploitation, conduisant les garimpeiros à un abandon de la quasi-totalité des sites (nombreux, mais de très petites tailles) situés autour de la crique Bagot.

Retour à la normale

« Cela s’est notamment traduit par la disparition des turbidités et le retour d’une eau claire ». Néanmoins, les forces de la lutte contre l’orpaillage illégal (LCOI) au premier rang desquelles la gendarmerie nationale, ont poussé leur avantage jusqu’à atteindre les confins de la crique « pour transmettre les messages clairs d’une omniprésence de l’État ainsi que son implication dans cette lutte sur tout le territoire guyanais », ajoute la préfecture. Ce dernier volet de l’opération menée sur une portion plus reculée de la crique a permis de détruire : deux moteurs monocylindre, deux corps de pompe, une table de levée, 100 m de tuyaux souples, cinq carbets, 100m² de bâche ainsi que 40 kg de nourriture et 150 kg de matériels divers. Ce sont donc deux zones de vie et un chantier qui ont été nettoyés par les militaires.

Samir MATHIEU

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