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Covid-19 — opération de contrôle

Couvre-feu : « Pour ceux qui n'ont pas de motif, c'est tolérance zéro »

Stéphane HESPEL Dimanche 21 Juin 2020 - 10h51
Couvre-feu : « Pour ceux qui n'ont pas de motif, c'est tolérance zéro »
Le contrôle avait lieu ce matin, à partir de 8 heures, au rond-point Suzini, sous l'autorité du directeur territorial de la police nationale, Gil Friedman. - Montage photos SH

Sous l'autorité du commissaire divisionnaire de police Gil Friedman, un contrôle routier avait lieu ce matin au rond-point Suzini dans le cadre du couvre-feu qui se terminera demain à 5 heures. Une cinquantaine de personnes (en voiture, à vélo ou à pied…) ont été contrôlées, et quelques verbalisations effectuées.

« On ne peut pas être partout. Mais quand nous effectuons une opération de contrôles comme celle-là, la consigne c'est tolérance zéro », a rappelé ce matin, à ses équipes, le commissaire divisionnaire Gil Friedman, directeur territorial de la police nationale (DTPN). L'opération a démarré à 8 heures, au rond-point de Suzini. Les vérifications d'attestations de déplacement avaient lieu route de Baduel et route de Montabo. Une vingtaine de policiers, dont cinq de la police aux frontières (PAF), en renfort, sont restés mobilisés durant une heure.

« L'aspect de ce type de contrôle est symbolique, plus statique que ceux que l'on peut avoir dans nos autres missions. Nous repartirons ensuite vers des contrôles en patrouilles. Généralement, on reste en place entre 30 minutes et une heure, car on sait aussi que l'information circule vite sur les réseaux. » Ce matin, à l'approche du rond-point, une dizaine de véhicules a fait demi-tour, dont certains sans trop de succès, vite rattrapés par un véhicule de la police, sirène hurlante et gyrophare bleu déclenché.
143 contrôles hier, 25 verbalisations à la Madeleine
Hier, durant la première journée effective avec déclenchement du couvre-feu à 15 heures, un contrôle avait lieu au rond-point de la Madeleine, à Cayenne. En une heure et demie, « nous avons contrôlé 143 véhicules », explique le DTPN, « 25 conducteurs ont été verbalisés d'amendes dont le montant est de 135 euros. « Les motifs des contrevenants réussissent rarement à tenir la route… « j'ai oublié l'attestation, je vais voir un proche… ». Un constat a pu être fait néanmoins : « Il y a beaucoup moins de monde et de circulation ce week-end », précise la major.

Depuis le début de la crise sanitaire, de nombreuses personnes circulent avec des motifs valables. Les interpellations sont rares, poursuit le commissaire divisionnaire. « Ceux qui se font prendre sont en général beaux joueurs. » Il faut commettre quatre infractions pour être mis en garde à vue et être passible du tribunal correctionnel. 
Un partage du travail
Durant ces périodes de contrôles statiques, les policiers sont détachés des patrouilles anti-délinquance. Mais ils y reviennent ensuite rapidement, s’ils n'ont pas d'intervention urgente à réaliser. Dans la nuit de samedi à dimanche, entre minuit et 1 heure, 20 infractions ont été relevées au rond-point de Baduel. « 11 avaient un lien direct avec le couvre-feu », précise Gil Friedman. Les verbalisations peuvent aussi être réalisées sur d'autres motifs, comme ce matin, pour cette personne qui roulait sans permis… verbalisée et dont le véhicule a aussitôt été immobilisé. Ou comme durants la nuit précédente, le contrôle s'est terminé en garde à vue pour deux individus circulant sur des scooters faussement immatriculés…

Le soir et la nuit, les contrôles sont aussi réalisés de façon aléatoire, en fonction de l'actualité. « Le but c'est de piéger ceux qui peuvent l'être. C'est assez tendu en ce moment en raison du contexte sanitaire. Les équipes sont beaucoup sollicitées. Ce matin, une femme qui a commis des vols avec violence samedi, était présentée devant la justice. D'autres gardes à vue étaient en cours. Tous les services sont impactés. » C'est l'une des raisons pour laquelle, en ce moment, un demi escadron de gendarmes mobiles apporte son soutien, non pas en remplacement d'effectifs mais dans une stratégie de partage du travail.

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