France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

Ça chauffe à Maripasoula

Mardi 15 Octobre 2019 - 03h20
Ça chauffe à Maripasoula
Les habitants en colère ont marché de la place des fêtes jusqu'à la mairie. - roseelieh

Aujourd’hui encore les écoles et autres administrations doivent rester bloquées. Conséquence d’un mouvement populaire entamé hier dans la commune.

La situation devient chaque jour un peu plus tendue dans à Maripasoula, alors que la décharge d’ordures fume toujours autant selon les riverains. Le feu qui s’échappe du site inquiète la population qui met désormais en exergue une question de santé publique. Les Maripasouliens attendent des « analyses urgentes de la qualité de l’air et de la toxicité dans les bâtiments publics et les habitations ».

Sur place, le doute s’installe au fil du temps d’autant que certains signes s’avèrent inquiétants. « Depuis plus d’un mois, des quartiers entiers, des écoles sont plongés toutes les nuits et débuts de matinée sous une épaisse fumée blanche », s’inquiète Éric Tani. Le porte-parole des habitants de Maripasoula va jusqu’à parler d’atmosphère « morbide qui tue lentement mais surement ».

C’est d’ailleurs ce que l’on pouvait lire en substance sur les panneaux érigés par la population hier matin lors d’une mobilisation populaire qui s’est élancée de la place des fêtes jusqu’à la mairie.

Des revendications et toujours pas de réponses

Serge Anelli a reçu une délégation de manifestants. Le maire a rappelé « qu’il n’avait pas la compétence sur dossier », renvoyant la balle à la communauté des communes de l’Ouest (CCOG). C’est d’ailleurs l’un des interlocuteurs attendus par la population en colère. Son porte-parole explique qu’à ce jour, aucune réponse précise n’est venue de Sophie Charles, la présidente de la collectivité.

Qui de la CCOG, du sous-préfet, de l’Agence régionale de santé ou de l’Observatoire régional de la qualité de l’air fera le premier pas, pour répondre aux revendications des riverains en colère ? Tous ces acteurs sont attendus de pied ferme par la population qui exige des solutions pour éteindre complètement les foyers et mettre fin à « ces fumées toxiques, mortifères et aux mauvaises odeurs ». Un rassemblement maripasoulien qui réclame aussi et surtout « des analyses objectives » de l’état et de laboratoires indépendants.

En attendant, les cinq écoles, le collège et les administrations de la commune resteront bloqués aujourd’hui.

Hermann ROSE-ELIE

Pour en savoir plus :

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
3 commentaires
A la une