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GUYANE

À Rémire, Matoury, Saint-Laurent et Kourou, les gendarmes mobilisés contre les fêtes clandestines du week-end

Samir MATHIEU Mardi 5 Janvier 2021 - 17h37
À Rémire, Matoury, Saint-Laurent et Kourou, les gendarmes mobilisés contre les fêtes clandestines du week-end
Les gendarmes sont intervenus à plusieurs reprises à la pointe du Mahury, à Balata Ouest, dans un bar clandestin à Saint-Laurent ou encore à Kourou. Avec des débordements et violences, notamment à Balata. - Gendarmerie de Guyane

Difficile d'empêcher les gens de fêter le passage à la nouvelle année... Les autorités l'ont une nouvelle fois constaté ce week-end avec plusieurs manifestations illégales qui ont eu lieu, et qui pour certaines ont été empêchées par les gendarmes qui ont agit, notamment à la pointe Mahury à Rémire-Montjoly, à Balata Ouest à Matoury, piste Paul Isnard à Saint-Laurent et et dans une villa à Kourou, avec parfois des débordements. Retour sur un week-end agité pour les gendarmes de Guyane.

Un week-end agité pour les gendarmes de Guyane ! Ils ont été appelés en renfort pour surveiller et contrôler l'organisation de fêtes et rassemblements clandestins. Et il y en a eu en Guyane, pour fêter le passage à la nouvelle année, malgré les interdictions préfectorales.
Rassemblement illégal empêché à la pointe Mahury
Matoury, Rémire, Kourou et Saint-Laurent... il y en a eu sur les plus grosses communes en zone gendarmerie, de nombreux rassemblements festifs illégaux ont été organisés au cours du week-end de la Saint-Sylvestre. La gendarmerie de Guyane s’est donc mobilisée pour lutter contre ce type de fête qui présente de nombreux risques liés aux grands rassemblements de personnes et à la contagion possible de la Covid-19.

Samedi en fin d’après-midi, une soirée a été empêchée à la pointe Mahury à Rémire-Montjoly, grâce à la mise en place d’un dispositif dissuasif. Pour autant l’organisateur a décidé de maintenir son projet sur un autre site et plus tard dans la nuit.
300 personnes et des jets de projectiles contre les gendarmes à Balata
Vers 2 heures du matin, les gendarmes sont intervenus, non sans difficultés à Balata ! Ils ont reçu de nombreux projectiles alors qu'un rassemblement avec près de 300 personnes avait lieu, totalement illégalement dans le quartier sensible. Afin de ramener le calme dans le quartier, et grâce à l'appui de 40 gendarmes mobiles, les gendarmes de la compagnie de Matoury sont passés à l'action. Ils ont évacué par la force le site occupé illégalement et ont forcé les quelques 300 participants à se disperser. Une enquête en flagrance a été ouverte sous la direction du parquet de Cayenne pour agressions sonores et travail dissimulé. Le matériel de sonorisation a été saisi.
500 personnes dans un bar clandestin piste Paul Isnard à Saint-Laurent
La même nuit, à Saint-Laurent-du-Maroni, à la suite d’une intervention consécutive à une blessure par balle, la gendarmerie a découvert une fête non autorisée sur la piste Paul Isnard, dans un bar clandestin. Elle avait été signalé par des riverains, la musique forte causant des nuisances sonores importantes au voisinage. Environ 500 personnes étaient regroupées piste Paul Isnard. Une seconde enquête de flagrance a été ouverte des chefs d'agressions sonores, travail dissimulé et ouverture d'un débit de boisson sans autorisation a été ouverte, là aussi sous la direction du parquet. Après le départ d'une grande partie des participants et avec l’accord du procureur de la République, les gendarmes de la compagnie de Saint-Laurent-du-Maroni, appuyés par une peloton de gendarmes mobiles, ont procédé à une perquisition dans le bar clandestin et ont saisit tout le matériel ayant permis l’événement (7 enceintes, batterie, 3 tables de mixage et 10 amplificateurs). L'enquête judiciaire est toujours en cours.
Une fête dans une villa à Kourou
A Kourou, la même nuit, dans une villa louée pour les fêtes, les gendarmes ont constaté un tapage nocturne important. L'auteur du trouble, verbalisé à plusieurs reprises, a été convoqué par les gendarmes et mis en cause pour des faits d’outrage. Le matériel de sonorisation a été saisi et il a été convoqué devant le délégué du procureur pour se voir proposer une amende de 1 000 euros et la confiscation du matériel de sonorisation.

Il est rappelé que la violation des dispositions du décret du 16 octobre 2020 et de l'arrêté préfectoral portant mesures de restrictions nécessaires pour lutter contre la propagation de la COVID 19 sont punis des peines d'amende prévues pour les contraventions de la 4ème classe et, en cas de double réitération, de 6 mois d'emprisonnement et de 3750 euros d'amende. Par ailleurs, le droit commun s'applique pour les rassemblements festifs et en cas de violation pénalement sanctionnée de celui-ci (agressions sonores, travail dissimulé, ouverture illégale de débit de boisson) des enquêtes de flagrance conduisant à la saisie du matériel de sonorisation et des
produits des infractions ainsi qu’à des poursuites seront ouvertes.

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