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Macouria

« À aucun moment, des coups de pied n’ont été portés à cet individu une fois au sol »

Samedi 01 juin 2019

La gendarmerie de Guyane s’explique sur la perquisition opérée mercredi sur la commune de Macouria au domicile d’un membre de l'Association territoriale de chasse de Guyane (ACTG). Une enquête judiciaire relative aux outrages et violences dont les gendarmes ont fait l’objet a été ouverte.

La gendarmerie de Guyane explique ce qui s’est réellement passé, lors de la perquisition opérée mercredi à Macouria, au domicile d’un membre de l’Association territoriale de chasse de Guyane. Une explication qui fait aussi suite au communiqué des parlementaires Gabriel Serville et Antoine Karam exprimant leur stupéfaction et dénonçant la violence d’un coup de pied porté par un gendarme à un individu qui était déjà au sol, rappelant que rien ne saurait justifier un tel comportement.

Dans un communiqué, le commandant en second de la gendarmerie de Guyane, le colonel Bruno Guyot rappelle le contexte de l’opération : « Les gendarmes de la brigade de Macouria ont procédé, avec l’appui d’agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), à une perquisition au domicile d’un membre de l’Association territoriale de chasse de Guyane (ACTG), dans le cadre d’une enquête judiciaire relative à des faits de capture, élevage d’espèces protégées et exploitation d’établissement détenant des animaux protégés sans autorisation. »

Outrages

Le colonel poursuit : « Dès le début de cette perquisition, conduite selon les dispositions du code de procédure pénale et sous le contrôle du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Cayenne, quinze membres de cette association, alertés par le mis en cause, se sont rapidement rendus sur place, afin d’entraver le déroulement serein de l’opération judiciaire en cours, ce qui a nécessité l’engagement d’un renfort de gendarmes. »

Le commandant en second dénonce le comportement du membre de l’ACTG et d’autres chasseurs : « Au cours de cette opération, les gendarmes présents devant l’entrée de la propriété du mis en cause ont été outragés à de multiples reprises. Lors du départ des deux gardés à vue (le mis en cause et sa compagne), deux membres de l’ACTG ont tenté de s’opposer physiquement aux gendarmes. Ces individus ont été maîtrisés avec la force juste nécessaire, à mains nues et sans usage d’arme. Ils ont ensuite été placés en garde à vue pour outrage sur des agents de la force publique et rébellion. »

Balayage

Le colonel Bruno Guyot est formel : « À aucun moment, un gendarme n’a pointé une arme à feu sur le visage d’un opposant. Aucun gendarme n’a perdu son arme au sol. Ce qui est interprété comme un coup de pied d’un gendarme à l’un des individus violents, c’est un balayage afin de l’amener au sol, de manière à le maîtriser plus facilement. Il s’agit d’un geste conforme aux règles d’intervention professionnelle et proportionné à la résistance manifestée par l’individu en cause. À aucun moment, des coups de pied n’ont été portés à cet individu une fois au sol. »

Portage

« Le second individu, une fois maîtrisé, a refusé de se mettre debout pour aller jusqu’au véhicule des gendarmes ; ces derniers ont été obligés de le porter pour l’évacuer rapidement des lieux », précise le commandant en second.

Concernant les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, le patron des gendarmes indique n’avoir constaté aucun geste excessif de la part des gendarmes : « Ils ont avant tout tenté de repousser dans le calme les opposants. Ils ont en permanence veillé à faire un usage contenu de la force. »

Les quatre individus interpellés lors de cette opération ont été placés en garde à vue à la brigade de Macouria. Ils ont été remis en liberté dans l’après-midi.

Le détenteur des animaux relevant des espèces protégées est convoqué devant le tribunal correctionnel de Cayenne le 19 septembre. Les animaux qu’il détenait illégalement ont été saisis et confiés à l’ONCFS.

L’enquête judiciaire relative aux outrages et violences dont les gendarmes ont fait l’objet se poursuit. À son issue, les mis en cause devraient poursuivis par le procureur de la République.

B. D.

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