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APATOU

50 000 euros pour repêcher une pelleteuse coulée

Sébastien ROSELÉ Mercredi 24 juillet 2013
50 000 euros pour repêcher une pelleteuse coulée
De gros ballons gonflés à l'air comprimé sont attachés à la pirogue qui remonte la pelleteuse. (DR)

Une pelle mécanique, transportée par pirogues, a coulé par 17 mètres de fond, dans le Maroni. Une onéreuse opération a été organisée pour la remonter.

Le 22 mai, une cabine de pelleteuse et son bras articulé étaient chargés sur deux pirogues fixées en parallèle à Saint-Laurent. Masse totale de la cargaison : 9 tonnes. La pelleteuse, achetée auprès de Rexea, est envoyée en kit jusqu'à Maripasoula. De là, elle sera remontée et partira pour la mine de Yaou, exploitée par la société Auplata. Las! Le chargement de la cabine et du bras articulé est déséquilibré. L'une des deux pirogues prend doucement l'eau. « Les piroguiers s'en sont aperçus trop tard » , explique Jean-Michel Delecaut, de Rexea. L'ensemble de la cargaison coule dans le Maroni le 24 mai.
Rexea doit mandater un plongeur (2 000 euros par jour) pour quadriller la zone où le matériel a sombré. L'opération dure deux semaines. Les militaires et les gendarmes viennent avec un appareil qui permet de localiser la zone. Finalement, la pelleteuse est retrouvée. Elle gît à une centaine de mètres de là où elle a coulé, par 17 mètres de fond.
Le plus dur commence. Il faut envoyer un compresseur sur une pirogue. La machine gonflera d'énormes ballons jaunes qui seront amarrés à la pelleteuse par le plongeur. Ensuite, il faudra remonter l'ensemble, grâce à un câble en acier, tracté par un camion. Malheureusement, le compresseur se retrouve à l'eau. Il faut dans l'urgence aller en louer un second. Finalement, la pelle mécanique a été extraite du Maroni mercredi 17 juillet. « C'était un boulot de titan » , soupire Jean-Michel Delecaut.
En plus du coût total de l'opération (50 000 euros qui englobent les salaires, les repas, la location de matériel, le transport, le carburant...), il faut maintenant ajouter 70 000 euros pour réviser entièrement la machine qui a séjourné presque deux mois dans le fleuve. Cent vingt mille euros pour sauver deux éléments qui valent 270 000 euros. Il n'aurait pas été plus économique de racheter de nouveaux éléments ? Non, répond Jean-Michel Delecaut. « Les faire venir d'Europe aurait coûté plus cher. Et puis les assurances nous imposaient de les retrouver pour qu'elles soient sûres que ce n'était pas une arnaque. »

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