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UTG électricité s’inquiète pour l’avenir

S.M. Jeudi 25 avril 2019
UTG électricité s’inquiète pour l’avenir
Davy Rimane au centre avec les responsables syndicaux de l'UTG Electricité d'EDF. - Samir Mathieu

Le syndicat tire la sonnette d’alarme et en appelle aux élus. Pour l’UTG électricité, les choses ne vont pas dans le bon sens.

L’UTG électricité tire la sonnette d’alarme. Le syndicat présidé par Davy Rimane s’inquiète des directives prises par la PPE 2023, programmation pluriannuelle de l’énergie. C’est un outil de pilotage destiné à organiser la filière de l’énergie pour les années à venir. En Guyane, la PPE a pour objectif de développer la production d’énergies, dites propres. La PPE doit permettre d’atteindre l’objectif d’autonomie énergétique pour la Guyane d’ici à 2023 et prévoit 1 milliard d’euros d’investissement ainsi que la création de 600 emplois en cinq ans. Mais ce constat est loin d’être partagé par l’ensemble des acteurs de la filière.

C’est notamment le cas du syndicat UTG électricité. Tout d’abord, Davy Rimane a estimé qu’il n’y avait rien d’exceptionnel dans la situation de sècheresse contrairement à ce qu’avait déclaré la direction d’EDF il y a quinze jour : «  En 2009, il y avait déjà eu une grosse sècheresse. Si nous avons un incident, nous pouvons aller vers un délestage ou un blackout. » Davy Rimane précise : «  On est dans une situation très tendue. Il n’y a qu’une turbine qui tourne à Petit Saut. » Mais il explique que ce n’est pas nouveau car «  ça fait dix ans qu’on alerte. On n’est pas entendu. On a l’impression de donner des coups de pied dans l’eau  », s’est-il indigné. Il a aussi regretté que les investissements ne soient là que pour rattraper les retards accumulés.

«  Il y a urgence  »selon le syndicat

Sur le dossier de la PPE 2023, l’UTG Electricité s’est émue de la façon dont l’affaire a été gérée  : «  Les syndicats n’ont pas été conviés à la table des négociations. Parmi les points d’achoppement, l’UTG électricité se questionne sur le projet Hydrogène de France à Mana. Ce centre de production mixte devrait produire dix megawatts en journée et deux la nuit, soit l’équivalent de la consommation d’une petite commune. Mais pour qu’elle fonctionne, il faudra installer des panneaux solaires sur une surface équivalente à vingt terrains de football.

L’UTG électricité regrette aussi l’absence de projets pour la ville de Sait-Laurent «  vu son développement, il est inconcevable d’avoir ignoré la production pour Saint-Laurent.  » Pour Davy Rimane, «  ce qui est en train de se jouer aujourd’hui, c’est juste du business. Il y a tromperie car on lie les énergies renouvelables à la fin des gaz à effet de serre. » Le syndicat en appelle à la réaction de la CTG : «  Il y a urgence et les élus locaux doivent en prendre conscience  », estime Davy Rimane.

S. M.

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