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aménagement

Une déchetterie à Cayenne en 2020

Samedi 31 Août 2019 - 03h20
Une déchetterie à Cayenne en 2020
À l'horizon 2023, le territoire de la CACL devrait être doté de 5 déchetteries. - CACL

Jeudi, la première pierre de la future déchetterie de Cayenne, zone Galmot, a été posée. Actuellement, on ne compte qu’une déchetterie en service en Guyane, à Rémire-Montjoly, mais plusieurs projets sont en cours.

Dix-sept ans se sont écoulés entre la mise en service de la déchetterie de Rémire-Montjoly et la pose, jeudi, de la première pierre de celle de Cayenne, située sur la zone Galmot, à côté de la voie express. Ce projet de longue date, à 1,75 million doit voir le jour au premier semestre 2020. Le retard pris dans le calendrier s’explique notamment par l’emplacement choisi : celui de l’ancienne décharge de Cayenne, fermée dans les années 1990. Des investigations ont dues être menées sur la qualité des sols et celle des rejets gazeux provenant de la décomposition des déchets et afin de limiter la pression sur le sol, la Collectivité d’agglomération centre-littoral (CACL) a dû travailler sur un concept de déchetterie à plat.

3 000 tonnes par an collectées à Rémire

Comme à Rémire, gravats, déchets verts, encombrants, bois, feraille, huiles, piles… pourront être apportés à Cayenne. La majorité de ces déchets sont actuellement envoyés vers des centres de traitement dans l’Hexagone, mais une partie du verre est utilisé en sous-couche routière et les déchets verts sont envoyés en plate-forme compostage. Des conventions seront aussi passées avec des associations pour donner une seconde vie à ces déchets notamment pour les appareils électroniques et électroménagers et le textile. « Ce qui nous manque particulièrement aujourd’hui c’est le traitement du volet encombrant car ils sont tous enfouis à la décharge des Maringouins et il n’y a pas d’association interessée. Mais il y a un éco-organisme, Éco-mobilier qui doit s’installer sur le territoire l’année prochaine », explique la CACL. La création à Cayenne de cette nouvelle déchetterie va aussi permettre de soulager celle de Rémire, qui accueille plus de 3 000 tonnes de déchets par an. D’autres déchetteries doivent voir le jour à Macouria fin 2021 puis à Matoury à l’horizon 2022 et une dernière à Montsinéry-Tonnégrande. Avec ce réseau de déchetteries, la CACL espère améliorer le tri et la valorisation des déchets mais aussi diminuer les dépôts sauvages. Et que les auteurs de ce type d’incivilités soient fixés, la CACL est officiellement passée dans une phase répressive.

Angélique GROS

Vue paysagère de la future déchetterie, située dans la ZAE Galmot, à Cayenne réalisée par le cabinet d’architecture Daniel Joss. - cabinet d’architecture Daniel Joss
Saint-Laurent en service en 2020

Une déchetterie a bien été construite à Saint-laurent pour environ 900 000 euros, il y a cinq ans, à l’entrée de l’Installation de stockage de déchets non dangereux (Idnd), route de Paul-Isnard, mais n’a jamais été mise en service. « Nous devons l’aménager et avons eu de gros problèmes de recrutement. L’objectif c’est quelle ouvre en fin d’année ou début 2020 », souligne Patrick Lenclos, responsable du service environnement de la Communauté de communes de l’Ouest guyanais (CCOG). À Apatou, un quai de transfert, est en cours de construction et doit être livré à la fin de l’année. « On va aussi y greffer une déchetterie simplifiée », indique t-il. L’installation, d’un coût estimé à 900 000 euros, est située sur le site de l’ancienne décharge, fermée en 2012, à environ 2 kilomètres du bourg. Mais reste à savoir comment va s’organiser le traitement et la valorisation de ces déchets. « Notre rôle est de créer des points d’apports où, ensuite, les éco-organismes doivent faire, par rapport à leurs agréments, les enlèvements correspondant. Là-dessus, tout reste à faire et on demande toute l’aide de l’état pour le rappel aux éco-organismes de leurs obligations. »

Sur le territoire de la CCOG, le tri reste balbutiant mais se développe. Seules Awala-Yalimapo, Mana, Saint-Laurent et Apatou ont des colonnes de tri des emballages, du verre et des métaux depuis mi-2017. Sur les 12 000 tonnes d’ordures ménagères collectés l’année dernière sur ces quatre communes, la CCOG estime qu’un peut moins de 2 % sont triées. Sur le Maroni, les unités de traitement de déchets ont été construites il y a plusieurs années dans le cadre du plan d’urgence mis en place par l’état à Maripasoula (Lire FA Guyane du 14 juin) comme à Grand-Santi et Papaïchton, mais ne sont pas en service. « On travaille avec l’état pour la réception de ces unités mais il reste des points techniques à régler. Notre objectif c’est qu’elles fonctionnent dès l’année prochaine », précise Patrick Lenclos.

Celles de Kourou et Iracoubo attendues en 2020

Les travaux pour ouvrir la première déchetterie de la communauté de communes des Savanes (CCDS) ont déjà commencé à Iracoubo, à proximité de la caserne des pompiers. Sa mise en service est prévue début 2020. « Ce sera une déchetterie simplifiée avec moins de bennes car elle va accueillir moins de flux de déchets », explique Aurélie Billard, directrice de l’environnement à la CCDS. Un second chantier doit en parallèle être lancé en octobre pour construire celle de Kourou, qui a pris du retard pour des questions d’ordres foncier et réglementaire. Elle sera située sur le long de la route nationale 1 pour aller à Sinnamary, avant la scierie. Un quai de transfert et une plateforme de compostage vont aussi être construits à côté de cet équipement. Le marché de travaux pour le quai de transfert doit être relancé en octobre, en raison du dépassement budgétaire ,mais il est attendu au second semestre 2020. Il servira notamment de zone tampon entre la collecte des déchets et leur transfert en ISDND, une fonction actuellement assuré par la décharge de Pariacabo, fermée fin 2016. Le site de celle-ci pourra ainsi être réhabilité. Quant à la plate-forme de compostage, son plan de financement estimé à 1,6 million d’euros, financé à 70 % par des partenaires, a été voté jeudi en conseil communautaire. Une troisième déchetterie doit ouvrir ses portes à l’entrée de Sinnamary. Là aussi, le marché de travaux a dû être relancé pour dépassement budgétaire.

Un projet à Saint-Georges de l’Oyapock

La communauté de communes de l’Est guyanais (CCEG) est équipée d’un quai de transfert de trois bennes installé depuis 2015, à Saint-Georges. Mais depuis 2017, il est uniquement dédié aux encombrants car les ordures ménagères sont directement transportées jusqu’à la décharge des Maringouins. « Notre objectif est de le transformer en déchetterie pour avoir plus d’emplacements de bennes, le couvrir et le sécuriser. Nous allons lancer le marché pour les études d’ici la fin d’année », explique Kévin William, chargé de mission environnement déchet à la CCEG. Pour ce faire, la CCEG bénéficie d’un financement de 400 000 euros de l’Ademe. À Régina, la plateforme de transit de déchets construite en 2015 sert désormais à stocker les déchets verts. « Depuis juin, nous avons fait l’acquisition d’un broyeur qui nous permet de pour valoriser la ressource. Elle est principalement utilisée par les agriculteurs pour l’instant », précise-t-il. Quant aux encombrants des communes isolées, des missions en pirogue sont organisées ponctuellement pour les collecter.

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