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Une concession Montagne d’or devant le tribunal administratif

Samedi 9 Février 2019 - 03h20
Une concession Montagne d’or devant le tribunal administratif
Les responsables des associations se concertent devant le tribunal administratif à la fin du procès / photo BD - BERNARD DORDONNE

Jeudi, les associations Guyane nature environnement et Mayouri nature Guyane, ont attaqué devant le tribunal administratif et demandé l’annulation de deux arrêtés du préfet de Guyane signés en 2017 par lesquels le représentant de l’État autorise la compagnie minière Montagne d’or a ouvrir des travaux d’exploitation sur la concession Bœuf mort à Paul Isnard, près de Saint-Laurent du Maroni.

Lors du procès qui s’est tenu jeudi au tribunal administratif de Cayenne, le rapporteur public a considéré qu’il y avait dans cette autorisation d’ouverture de travaux miniers, un moyen d’annulation. Selon ses dires, « l’autorité environnementale consultée », la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Deal), « ne présentait pas une autonomie suffisante vis à vis de la personne décisionnaire ». Une directive du 13 décembre 2011 indique que l’autorité compétente pour autoriser un projet ou en assurer la maîtrise d’ouvrage ne peut être en même temps chargée de la consultation en matière environnementale. Pour la concession Bœuf mort, le projet soumis à enquête publique a été instruit par les services de la direction de la Deal et l’avis de l’autorité environnementale a été préparé par un service de la même direction. « La régularisation implique que la procédure de consultation soit reprise mais aussi qu’un nouvel avis soit porté à la connaissance du public », explique le rapporteur.

« Un abus de pouvoir de l’État »

Dans ses conclusions, il demande aux juges de rendre un jugement qui comprendra la fixation d’un délai de régularisation sur les autorisations environnementales et l’organisation d’une enquête publique complémentaire. Pour l’association Mayouri nature Guyane, sa représentante Isabelle Guillard, a demandé que l’autorisation des travaux attaqués soit tout simplement annulée. « L’étude d’impact du projet alluvionnaire Bœuf mort ne tient pas compte de l’ensemble des impacts du projet prévu par la société Montagne d’or sur le site », estime-t-elle.

Michel Dubouillé, porte-parole d’Or de question, a condamné le comportement du responsable de la Deal, présent au tribunal. « Le seul argument qu’il ai présenté pour parler du sujet, c’est la remise en état du site. Le problème n’est pas là. Dans cette affaire, il y a eu un abus de pouvoir de l’État. Alors nous allons nous opposer jusqu’au bout à la filière minière industrielle qui est en train de se mettre en place en Guyane. » L’affaire a été mise en délibérée et la décision sera rendue lundi.

Bernard DORDONNE

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