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Orpaillage illégal : 79 carbets, 4 galeries, 12 puits d'extraction détruits par Harpie

Jeudi 23 Juillet 2020 - 08h04

- Photos : EMA/FAG

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Du 25 juin au 5 juillet, une opération de lutte contre l’orpaillage illégal a été menée par les forces armées et la gendarmerie, dans la région d’Eau Claire (Inini). L'opération a notamment permis la saisie et destruction de 79 carbets, 9 moteurs et motopompes, 4 galeries et 12 puits d'extraction aurifère illégale. Images.

 L'opération, baptisée PIYA 20.1, a déployé une soixantaine de marsouins du 9e régiment d’infanterie de marine (9e RIMa) et sollicité de nombreuses rotations en hélicoptères Puma de la base aérienne 367. 

Après une descente en corde lisse depuis un Puma, directement sur le site de travail des orpailleurs illégaux, les commandos du 9e RIMa ont saisi la zone de posé hélicoptère. Très rapidement, ils ont « déperché » (les orpailleurs installent des perches sur les zones où il possibles de poser hélicoptère pour en empêcher l’atterrissage) celle-ci, permettant la mise au sol du poste de commandement tactique.

Le sous-groupement, composé d’une soixantaine de fantassins et de sapeurs, s’est alors déployé dans toute la zone d’orpaillage pour la boucler.

Les marsouins ont appuyé les gendarmes dans la saisie et la destruction systématique des chantiers, des campements, des caches et du matériel découvert au fur et à mesure de leur ratissage : 79 carbets clandestins, 1 concasseur, 2 tables de levée, 9 moteurs et motopompes et 430L de carburant ont ainsi été détruits ou saisis au cours de cette opération de dix jours.

De nombreux matériels nécessaires à l’extraction de l’or ou à la logistique clandestine viennent s’ajouter au bilan : des axes de concasseurs, des moteurs de quads, des lances et corps de lance, plusieurs dizaines de kg de vivres et produits divers, de nombreux moyens de communication adverses ou encore de l’outillage.
Reprise des destructions des sites d'orpaillage par explosif
L’opération PIYA 20.1 marque la reprise des destructions par explosif des sites d’orpaillage clandestins. Ce type de destruction avait été mis en suspens suite aux décès, le 17 juillet 2019, de trois sapeurs dans le cadre de l’opération Harpie (LIRE ICI : Trois militaires tombent sur le front de la lutte contre l'orpaillage).

Depuis, les procédures ont évolué. Les FAG détruisent à présent les puits et galeries en surface, sans reconnaissance préalable de l’intérieur de ceux-ci. Cette technique permet de faire s’effondrer les structures mises en place par les garimpeiros et neutralise temporairement l’utilisation des puits et galeries ainsi que le matériel dissimulé à l’intérieur.

Au cours de cette opération, 12 puits ont ainsi été détruits et 4 galeries neutralisées.

Parmi le bilan réalisé viennent s’ajouter la saisie de 39,9 grammes d’or et de 6,3 grammes de mercure ainsi que la destruction d’une pirogue équipée d’un propulseur de 85 chevaux, décelée lors de l’exfiltration à pied sur plus de 20 km au cœur de la forêt équatoriale guyanaise.

Sources : Ministère des Armées

Pour en savoir plus :

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5 commentaires

Vos commentaires

Vendeta973 24.07.2020
Trop gentil....

Y a qu’à tirer dans le tas et bruler les campos ainsi il y aurait beaucoup, mais beaucoup moins de mercure dans l’eau des fleuves et plus de saturnisme chez les habitants du fleuve

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Garimpo 24.07.2020

Et quid de la coopération avec les autorités Brésiliennes ?
Villa Brazil et ilha Bella ne devraient pas exister car dans le parc Brésilien. Nous devons les détruire !!! Le Brésil oserait il protester ?
Obliger ces mêmes autorités à fermer les comptoirs d’or à Oyapock!
Marre de la diplomatie dans un seul sens !



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Bandamanjak 23.07.2020

Continuer à jouer au chat et à la souris... Moi je pense qu'il faudrait passer en mode guerre terrain miner etc ça fait longtemps que ça dure

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Garimpo 24.07.2020

Il est peut être aussi temps de souligner les nombreuses complicités locals, notamment sur le Maroni.
L’état ne doit plus “composer”...

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Garimpo 24.07.2020

Il est peut être aussi temps de souligner les nombreuses complicités locals, notamment sur le Maroni.
L’état ne doit plus “composer”...

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