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Les baleines se reproduisent en Guyane

Jeudi 12 Septembre 2019 - 04h30
 Les baleines se reproduisent en Guyane
Un Rorqual de Bryde ou rorqual tropical observé lors de l'expédition de Greenpeace et du CNRS sur les cétacés en Guyane qui a duré 10 jours et s'est achevé en début de semaine. Tous les cétacés sont des espèces protégées / Photo Greenpeace France - Pierre Baelen

De retour d’une campagne d’observation de 10 jours en mer, Greenpeace et une équipe du CNRS, ont pu confirmer que les eaux guyanaises sont un lieu de reproduction de la baleine à bosse et qu’elles abritent une grande diversité de cétacés.

«La Guyane fait partie des eaux les plus riches en diversité qu’on ait pu observer. On a pu voir des scènes de chasse et, notamment, une où il y avait 15 rorqual tropicaux, des thons, des requins, des oiseaux… C’est rare et c’est un bon indicateur pour le milieu », s’émerveille Olivier Van Canneyt, biologiste marin à l’observatoire Pelagis du CNRS, de retour d’une expédition avec Greenpeace sur les cétacés. Après 10 jours de navigation sur le talus continental, soit entre 80 et 100 kilomètres des côtes guyanaises, pas moins de 15 espèces de cétacés différentes pour environ un millier d’individus ont pu être observés à bord de l’Esperanza, le bateau de Greenpeace.

Des rorqual tropicaux et des baleines à bosses

Parmi celles-ci, on compte différentes espèces de dauphins et de requins, des rorquales tropical, des baleines à bosse, etc. L’existence de ces espèces est déjà plus ou moins connues dans nos eaux. Une douzaine de campagnes d'observation de la méga-faune marine ont été réalisées, principalement par des associations, ces dix dernières années. En 2007 et 2017 deux campagnes de survol aérien Remoa avaient notamment été menées en 2007 et 2017 par l’observatoire Pelagis mais encore aujourd'hui, la distribution des espèces reste peu connue. Cette campagne par bateau permet donc aux chercheurs d’avoir une idée plus précise de la présence des espèces marines et de documenter leur comportement. « On a pu constater que la zone est un lieu de reproduction pour plusieurs espèces de dauphins et pour la baleine à bosse. On a vu deux couples de mères avec leurs petits qui ne devaient pas avoir plus d’un mois. » Parallèlement plus de 4 000 individus de 200 espèces différentes d’oiseaux ont aussi pu être observés dont des sternes fuligineuses, dont 20 couples nichent à la réserve du Grand Connétable, et dont un groupe de 2 000 individus a pu être observé en alimentation en association avec les baleines, au large.

Direction le récif de l'Amazone

L’objectif implicite est aussi la conservation des espèces car ces données doivent permettre de définir des stratégies à mettre en place pour préserver la faune marine en Guyane comme au niveau régional.

« Actuellement on est surtout dans l'inventaire des espèces et on connaît peu les activités de cette méga-faune marine. Plus de la moitié des données dont on dispose sont liées à l'exploration pétrolière et elles ne permettent pas de connaître leur distribution ou de les documenter… C'est pour ça qu'il faut continuer les campagnes au large et cibler des espèces prioritaires », souligne Amandine Bordin, chargée de programme biologie marine au Gepog.

Les résultats des recherches de cette mission sont en parallèle autant d’arguments pour Greenpeace quand à la demande de traité mondial pour les océans, actuellement en cours de négociation à l’Onu. Quant à l’Esperanza, il est de retour sur l’eau dès aujourd’hui pour une nouvelle mission de quinze jours visant à mesurer l’étendue du récif de l’Amazone en Guyane et prélever des échantillons de cet écosystème très peu connu.

Angélique GROS

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