• Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
AU CŒUR DU PEYI

Faune de Guyane : Les Saïmiris ou petits singes écureuils

Christine GUICHARD Dimanche 24 Octobre 2021 - 10h33
Faune de Guyane : Les Saïmiris ou petits singes écureuils

Le Saïmiri, ou singe écureuil ou bien encore sapajou, est un petit singe arboricole d’Amérique centrale et d’Amérique du sud. Très présent en Guyane, il n’est pas rare de l’apercevoir sur nos différents sentiers de balades tels que le Rorota, Vidal, Loyola… Ou bien aux îles du Salut et l’ilet la Mère où il a été introduit. Très curieux, il se laissera observer du loin de ses petits sifflets stridents comme pour avertir son groupe qu’il y a quelque chose de très intéressant à regarder. Mais qui est-il exactement ?

Le Saimiri ou singe-écureuil ou sapajou

Son pelage d’un ton de gris doré et légèrement orangé sur le bout des pattes le fait un peu briller lorsqu’il est au soleil. Sa face blanche ponctuée d’un bout de nez gris et des yeux noirs perçants lui donnent une allure digne, vive et dynamique. Les femelles ont les tempes un peu plus grises que les mâles. Sa queue grise, avec le bout noir, n’est pas préhensible comme celle du kwata, elle pend sous les branches et lui sert de balancier dans les sauts.
Particularités

En Guyane, ils sont présents dans les forêts de la plaine alluviale côtière et les forêts ripicoles, mais sont quasiment absents des forêts hautes de terre ferme de l’intérieur du pays. En forêt primaire, on les retrouve dans des groupes entre 30 et 40 individus au km2, difficile de ne pas les apercevoir ou plutôt de les entendre du haut de leurs petits cris stridents. Dans les forêts secondaires, les domaines vitaux sont plus petits, les densités sont plus fortes, les groupes peuvent atteindre les 100 individus au km2.
Quelle nourriture ?

Les saïmiris se nourrissent de petits fruits charnus et sucrés, de bourgeons, de feuilles, de fleurs, d’œufs et de petits vertébrés (sauterelles, lézards, chauve-souris…). Il passe le plus clair de son temps à chercher de la nourriture. Il explore jusqu’à un hectare et demi de son environnement par jour.
Vie sociale et Reproduction ?

L’organisation sociale des saïmiris est fondée en forêt primaire sur la domination des mâles mais peut s’adapter en fonction du contexte écologique. Les groupes peuvent temporairement se fragmenter pour optimiser la recherche de nourriture. En période de reproduction, en saison sèche, les mâles grossissent pour impressionner les femelles et leurs rivaux. Après une gestation d’à peu près 5 mois, un seul petit naîtra et sera porté par sa mère, sur son dos, le temps d’une année, même pour dormir. La maturité sexuelle est atteinte vers 3 ans.
 
Curieux et gourmands, les saïmiris n'hésitent pas à s'approcher des visiteurs. (AV) -
 
Le saviez-vous ?

• Le genre Saïmiri comprend entre 3 et 6 espèces selon les scientifiques. Le saïmiri commun a une large répartition dans le bassin amazonien.

• Une petite taille, une morphologie de généraliste, une non spécialisation alimentaire et un régime opportuniste, une forte dynamique démographique… sont les clés du succès écologique des saïmiris.

• Dans le cadre d’expérimentation, l’Institut Pasteur en 1981, a introduit le Saïmiri sur l’Ilet la Mère. Aujourd’hui, ils sont estimés à environ 200 individus. Pour en savoir plus sur l’histoire de cet ilet, et des Saïmiris, se rapprocher du guide des randos de Guyane de Philippe Boré.
 
 
 
Le Saïmiri ou singe écureuil

• Nom scientifique : Saïmiri sciureus

• Famille : Cebidae

• Sous-famille : Saimiriinae

• Classe : Mammifère

• Espèces : primates

• Longueur : tête corps : 30 cm et queue 40 cm

• Poids : poids moyen suivant espèces : 700 g

• Longévité : 15 ans

• Habitat : Forêt du littoral

• Règlementation : Le saïmiri est une espèce chassable mais non commercialisable. Le commerce, la vente, l’achat, la mise en vente, de toute partie ou produit de cet animal est TOTALEMENT INTERDIT. La détention de ce singe est soumise à autorisation.
 
 
 
Sources :

- Les primates de Guyane – Benoit de Thoisy et Maël Dewynter – collection Nature Guyanaise.

- Guide de randos de Philippe BORE
 
 

Pour en savoir plus :

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
1 commentaire
A la une
1 commentaire
3 commentaires
Société

Avril 1981 : Cayenne a soif

Marlène CLÉOMA ( m.cleoma@agmedias.fr) - Mercredi 8 Décembre 2021

 En ce premier trimestre de l’année 1981 les Guyanais font face à de nombreuses...

1 commentaire