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AU CŒUR DU PÉYI

Faune de Guyane : le Colibri Emeraude Orvert

Christine GUICHARD Dimanche 28 Novembre 2021 - 10h57
Faune de Guyane : le Colibri Emeraude Orvert

Ce colibri, un des plus petits avec sa taille de 7 cm environ, peut s’observer relativement facilement à proximité de forêt. En Guyane, il est présent aussi bien sur la côte que dans l’intérieur, notamment à Saül, mais il s’observe également en milieu ouvert, lisières de forêts, broussailles, savanes, terrains cultivés et jardins. Qui est-il exactement ?

Observation

Plusieurs sous-espèces se dispersent dans certains pays d’Amérique du Sud, telle la Bolivie, ainsi que sur les plateaux des Guyanes. Ici, chez nous, il se perche à une hauteur moyenne, parfois au sommet d’arbres seuls. C’est l’un des colibris les plus fréquents aux abords des jardins et habitations. Les colibris ne pèsent que quelques grammes et pourtant ils peuvent accomplir des milliers de kilomètres pour trouver de la nourriture ou autre.
Identification

Il est vraiment tout petit et de couleur vert vif, doré, ses ailes et sa queue sont d’un bleu noir mat. Ses petits yeux noirs sont perçants, et un tout petit bec qui l’empêche parfois d’aller au plus profond de la fleur. La femelle, notre photo, possède un bandeau noir sur ses yeux prolongé par une tache blanche à l’arrière de l’œil. Chez le mâle, la partie ventrale est d’un vert émeraude et la gorge est teintée de bleue.
Alimentation

L’émeraude Orvert vole à faible hauteur, entre 1 et 6 m au-dessus du sol, et peut ainsi butiner de nombreuses variétés de fleurs. Dans les jardins, il goûte volontiers les balisiers, bougainvilliers, hibiscus. Son petit bec, d’1,5 cm, l’empêche parfois d’atteindre le nectar de la fleur ou de percer la corolle. Il perce alors la base de la fleur pour atteindre ce qu’il convoite. Pour améliorer son régime alimentaire, le colibri émeraude orvert attrape au vol des arthropodes : fourmis, coccinelles, papillons, chenilles, libellules…Les colibris des régions tropicales trouvent de la nourriture tout au long de l’année, nectar ou insectes. Ceux qui vivent dans les régions au climat tempéré ou continental sont obligés de migrer pour survivre.

Le colibri Emeraude Orvert dans un jardin à la Chaumiere. - © Christine Guichard. -

Reproduction

Ce petit colibri réalise un nid qui pourrait ressemblé à un dé à coudre. Il est fixé dans un endroit protégé et touffu, sur une branche inclinée et à faible hauteur. La femelle pondra, sur deux jours, un à deux œufs blancs. Après deux semaines d’incubation et trois semaines où les jeunes seront nourris, les petits commenceront, en accompagnant leur mère, leur apprentissage de futur adulte.
 
LE COLIBRI EMERAUDE ORVERT
 
• Nom scientifique : Chlorostilbon mellisugus

• Nom créole : Zozo mouch / koulibri

• Nom Kali'na : Tukusi Takeneiye

• Nom Sranan Tongo : kownubri /Korke

• Poids : Quelques grammes

• Statut de conservation : préoccupation mineure
 
 
RECORDS DU COLIBRI : PETIT PAR LA TAILLE MAIS GRAND PAR LES RECORDS

• Appétit : Le colibri ingurgite par jour 8 fois son poids

• Battements d’ailes : 50 par seconde chez les petits ermites, 80 chez les plus grands.

• Cœur : Il représente 2,5 % de son poids.

• Consommation en oxygène : La plus élevée connue pour un oiseau.

• Digestion : le transit est très rapide, en moin de 15 minutes.

• Poids : Moins de 2g pour les plus petits. Ils sont les plus petits oiseaux du monde.

• Respiration : De 300 à plus de 500 fois par minute.

• Rythme cardiaque : jusqu’à 1200 battements par minute lorsque les colibris sont en activité.

• Vitesse en vol : Entre 40 et 70 km/h et peut être jusqu’à 150 km/h pour certaines espèces.

• Vol : Ils sont les seuls oiseaux à pouvoir voler à reculons. Parfois sur le dos ! Et ils restent les maîtres dans le vol stationnaire.
 
 
LE SAVIEZ-VOUS ?
• Le colibri à gorge rubis, archilochus colubris, peut traverser d’une traite le Golfe du Mexique, ce qui représente 1000 kms sans aucune halte possible.

• Le colibri Calliope, stellula calliope, qui se reproduit dans le sud-ouest Canadien, rejoint son lieu d’hibernage en parcourant 5000 kms pour rejoindre le sud-ouest du Mexique.
 Source : Portraits d’oiseaux guyanais par le GEPOG – Groupe d’étude et de protection des Oiseaux en Guyane – éditions IBIS Rouge Editions.

Shutterstock


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