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Accident du camion-citerne : la dépollution a commencé

A.G. Samedi 4 Juillet 2020 - 15h55
Accident du camion-citerne : la dépollution a commencé
La Maire d’Iracoubo, Cornélie Sellali Bois-Blanc et Michel-Ange Jérémie, maire de Sinnamary, se sont rendus au PK 128 de la RN1 ce matin, où un camion-citerne s'est renversé jeudi pour faire le point sur les travaux de dépollution - DR

Les opérations de dépollution sont en cours à Iracoubo, au PK 128 de la RN1, où un camion-citerne a été accidenté jeudi matin. Plusieurs centaines de litres de gasoil se sont répandues dans la nature, à une centaine de mètres de la crique Yiyi.

Deux jours après l’accident d’un camion-citerne au PK 128 de la RN1, au niveau du pont de la digue Yiyi, les opérations de dépollution ont commencé : 23.500 des 32.000 litres de gasoil que contenait la citerne ont été directement transvasés quelques heures après l’accident, jeudi, dans une autre citerne. Dans le même temps, les pompiers sont rapidement intervenus pour pomper le carburant qui s’était échappé de la citerne. L’opération a été réalisée avec une mousse afin d’éviter toute inflammation ou explosion et 9.000 litres, en grande partie de carburant, ont pu être recueillis. Le tout a été évacué par une société spécialisée dans la dépollution.

Difficile d’estimer la part de carburant répandue dans la nature. « Plusieurs centaines de litres, ça c’est sûr », évalue Claire Daguzé, directrice adjointe des territoires et de la mer de la Guyane, chargée de la mer, du littoral et des fleuves.
Renforcement des digues
Depuis hier après-midi, une entreprise a commencé la dépollution du sol : elle extrait la terre qui a été mélangée avec l’hydrocarbure. La zone concernée mesure 35 mètres sur 7. Cornélie Sellali Bois-Blanc, maire d’Iracoubo, et Michel-Ange Jérémie, maire de Sinnamary, se sont rendus sur place ce matin. « Ils vont enlever 20 à 30 centimètres de terre polluée. Toutes ces terres-là sont récupérées puis stockées dans des fûts. Elles seront ensuite évacuées par des sociétés de traitement de matières dangereuses. »

Des digues ont été érigées en urgence, en amont et en aval de la zone polluée. Elles vont être consolidées cet après-midi. Ces levées de terre vont permettre de contenir le polluant et d’éviter des débordements en cas de fortes pluies.

Les travaux de dépollution vont se poursuivre lundi car, après la phase d’extraction de la terre, des flaques de gasoil peuvent remonter en surface. « Tant qu’on constatera la présence d’hydrocarbure, il faudra retirer la terre », explique Claire Daguzé.

Une fois que, visuellement, le sol sera propre, Bamyrag, l’exploitant chargé du transport pétrolier devra réaliser des prélèvements par carottages pour faire une analyse chimique du sol, afin de vérifier s’il reste de l’hydrocarbure ou pas. Si les résultats apparaissent positifs, l’entreprise devra poursuivre ses travaux de dépollution et donc d’enlèvement de la terre polluée.
Une zone classée
L’accident s’est produit à quelques centaines de mètres de la crique Yiyi et à proximité d’une zone humide remarquable classée, abritant notamment des caïmans et des loutres géantes. Il va donner lieu à une surveillance particulière. L’Office français de la biodiversité, chargé de la police de l’eau, s’est rendu sur place jeudi. Il va continuer à assurer une surveillance pour notamment vérifier qu’il n’y ait pas d’irisations dans le cours d’eau ou d’impact sur le milieu aquatique.

« L’accident s’est produit sur une partie latéritique. C’est une chance car c’est un matériau qui est relativement imperméable, tempère Claire Daguzé. Même si, comme un buvard, la latérite absorbe un peu d’hydrocarbure en surface, ça ne devrait pas trop pénétrer en profondeur. Si l’accident s’était produit quelques centaines de mètres plus loin, ça aurait été beaucoup plus compliqué parce que, effectivement, il y les marais et la crique Yiyi, qui n’a pour l’instant normalement pas été touchée. »

Une réunion est prévue avec les maires des communes d’Iracoubo et de Sinnamary, les services de l’Etat et Bamyrag, mercredi à la mairie d’Iracoubo pour évaluer la situation.

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1 commentaire

Vos commentaires

karine 09.08.2020
tmd

Le Transport de Matières Dangereuses (TMD) par route devrait être limité car c' est le mode de transport le plus exposé aux accidents gravissimes pouvant entraîner à la fois des dommages humains multiples et des dégâts matériels et environnementaux : https://www.officiel-prevention.com/dossier/formation/prevention-routiere/le-transport-de-matieres-dangereuses-tmd

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