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UAG : la contre-assemblée

Rosane FAYET Mardi 08 octobre 2013
UAG : la contre-assemblée
Les vice-présidents étudiants organisaient hier une contre-assemblée générale, s'opposant au mouvement de grève intersyndical. Après sondage, une poignée d'étudiants présents dans l'amphi, allait dans le sens de ses élus étudiants (RF)

Alors qu'une grève neutralise le pôle universitaire aujourd'hui, le vice-président étudiant de l'UAG, Lionel Vincent, exprimait hier son opposition à ce mouvement, lors d'une assemblée générale agitée. Arrivé ce week-end de Martinique, il dénonce une part de vérité occultée.

« Une grève oui. Mais quand on sait comment, pourquoi et contre qui on l'organise. Or ici, ils sont manipulés » , appuie Lionel Vincent, vice-président étudiant de l'université Antilles-Guyane, de passage en Guyane jusqu'à la semaine prochaine. Jeudi dernier, un mouvement intersyndical initié par le collectif LPPE (1) votait en assemblée générale la grève du pôle universitaire de Guyane. Depuis, des élus étudiants bondissent contre une manifestation « non organisée et non éclairée » , ainsi que la qualifie le vice-président étudiant de l'UAG, élu depuis mars dernier. Pour tenter de calmer les tensions, les élus étudiants ont souhaité apporter quelques réponses. D'abord, concernant les difficultés des étudiants à se restaurer et se loger, Lionel Vincent rappelle que cela relève des missions du Crous. « Je tente de rencontrer depuis juin le représentant étudiant du Crous, qui n'a jamais donné suite à mes appels » affirme-t-il. Aurore Sagne, vice-présidente étudiante de la Guyane, insiste : « Les bâtiments ne sortent pas de terre d'un coup de baguette magique. Il faut du temps. Des logements se construisent et le restaurant universitaire devrait voir le jour d'ici 2016 » . En attendant, des roulottes devraient s'ouvrir « sous peu » dans le campus. « Attendons l'issue du conseil d'administration (le 15 octobre, ndlr) pour en juger. Il n'y a de positif que le dialogue. »
URGENCE DE LA SITUATION
Le jeune vice-président étudiant a surtout condamné à plusieurs reprises la gestion du sport universitaire de la Guyane, en nommant sa responsable, Estelle Henck : « 50 000 euros sont alloués chaque année aux Suaps des trois pôles. La Guyane a dépensé 67 000 euros entre 2010 à 2012 alors que les activités proposées et le nombre d'inscrits ne cessent de diminuer » . Ce dont se défend un des personnels de la structure, estimant que les plus gros investissements réalisés ne sont que ponctuels, comme pour du matériel, et que la réalité guyanaise ne peut être comparée aux Antilles, qui ont le triple ou le quadruple d'étudiants inscrits à ses activités. L'autonomie du Suaps, comme celle du pôle universitaire : une des revendications essentielles des grévistes, que le vice-président étudiant perçoit comme un réel danger.
Pour des représentants du mouvement gréviste, présents dans l'auditoire, ces « rares éléments de réponse » ne satisfont pas « l'urgence de la situation, que ça soit l'ouverture indispensable de la LPPE ou les arrangements obscurs entre instances. Ce n'est que par la bataille qu'on obtiendra des avancées. Nous nous sommes enfin réveillés, c'est une bonne chose! »
(1) Licence professionnelle de protection de l'environnement, qui réclame l'ouverture de sa filière depuis près d'un mois et demi.

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8 commentaires

Vos commentaires

sakovenzeti 08.10.2013

Le vice président étudiant a fait le voyage sur ses fonds propre ou ceux de l'université? le discours reste le même, la guyane est mauvais gestionnaire mais pour la pomper ces personnes venues d'ailleurs en profite. Je ne comprends pas pourquoi la compétence en matière de gestion est donné à des personnes qui ne viennent juste pour y faire leur salaire. Parents vos jeunes sont en difficultés si vous ne réagissez pas c'est vous qui débourserez, ou alors vos jeunes prendront des filières qui ne déboucheront que sur un chômage certains. La Guyane fo to lévé.

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gwada 67 09.10.2013
vos propos sont inadmissible

Toute personne qui perçoit un salaire a fourni un travail en échange. La guyane est un pays multiculturel et vous parlez de personnes venant d'ailleurs. Quelle contradiction !! Ces gens aussi contribuent au développement de la guyane; Ils doivent être respectés. Lorsque l'on entend par exemple parler de l'origine du directeur de l'IESG c'est vraiment navrant. Je pense que la majorité des guyanais sont des gens biens et sont tolérants; Arrêtons de diviser les peuples et prônons le vire ensemble dans le respect mutuel.

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monchou 11.10.2013

Gwada, ces propos sont tout a fait admissibles: il y a une réalité en guyane, c'est que BCp viennent d'ailleurs pour se remplir les poches et c'est tout... Le dire n'est pas faire preuve ni de racisme ni de xénophobie. C'est plutôt le cri de désespoir de guyanais qui ont le courage d'émettre des vérités douloureuses. Cela fait effectivement mal de voir des gens venir sur le territoire d'autres et appréhender leur fonction comme étant une étape avant d'aller plus loin. Des gens qui ne s'investissent pas et qui ne pensent qu'à leur carrière. Et dire que la guyane est multiculturelle n'est qu'un prétexte pour justifier une présence plutôt ambitieuse et individualiste. On parle BCp de multiculturalite, de pluri culturalite, mais jamais dinterculturalité dans ce pays. Les gens ne viennent pas se mélanger quand ils viennent et comme c'était le cas historiquement: ils restent entre eux, en réseau, et ils se disent les parangons les défenseurs du multicuturalisme, notion qui justifie leur présence et qui sert leurs ambitions.. Comprenez les guyanais. D'ici ou d'ailleurs. C'est blessant tout cela et ils sont loin d'être dupes: tout le monde voyage aujourd'hui, au moins dans sa tête...après vous me direz, pas tous pareils. Oui, mais en majorité , identiques. C'est ce que la société observe et pardon pour les autres. En Guadeloupe cela se passe ainsi?

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monchou 11.10.2013
des propos tout à fait admissibles, au contraire.

Gwada, ces propos sont tout à fait admissibles. il ya une réalité en Guyane, c'est que beaucoup viennent d'ailleurs pour se remplir les poches et c'est tout. Le dire n'est pas faire preuve ni de racisme, ni de xénophobie. C'est plutôt le cri de désespoir de guyanais qui ont le courage d'émettre des vérités douloureuses. Cela fait effectivement mal de voir des gens venir sur ce territoire d'autres et appréhender leur fonction comme étant juste une étape avant d'aller plus loin. Des gens qui ne s'investissent pas et qui ne pensent qu'à leur carrière. Et dire que la Guyane est multiculturelle n'est qu'un prétexte pour justifier une présence plutôt individualiste et ambitieuse. On parle BCP de multiculturalisme dans ce pays, de pluri culturalisme mais jamais d'inter culturalisme dans ce pays. Les gens ne viennent pas se mélanger, quand ils viennent et comme c'était le cas historiquement/ ils restent entre eux, en réseau et ils se disent les défenseurs, les parangons du multiculturalisme, notion qui justifie leur présence et qui sert leurs ambitions. Comprenez les guyanais, d'ici ou d'ailleurs. Tout cela est blessant et ils sont loin d'être dupes. Tout le monde voyage aujourd'hui , au moins dans sa tête. Après vous me direz, pas tous pareils. Oui mais en majorité, identiques. C'est ce que la société observe et pardon pour les autres. En Guadeloupe, ce se passe ainsi?

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monchou 10.10.2013

A l'UAG, ce qui ne va pas ce sont les têtes. De la direction à la présidence. Présidente qui ne cesse de geindre et de gémir: j'ai hérité d'une situation, je ne suis là que depuis quelques mois". A ce poste là, madame, et si vous ne souhaitez pas gicler vite fait bien fait, il faut...trancher. Trancher les têtes de tous ceux qui permettent un tel dysfonctionnement... Autrement...Les étudiants, bon courage. Tout cela semble bien mal entamé...Enfin, pauvre Guyane....

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Doujou 08.10.2013

Toujours autant d'infos précises dans France Guyane. Vous ne donnez même pas le nombre d'étudiants présents à la contre-assemblée. Selon la photo, il ne semble pas y avoir grand monde...

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kafka 08.10.2013

il me semble, justement, que la photo est suffisamment parlante

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Aurore973 10.10.2013

Pour vous répondre, Monsieur, l'organisation de cette assemblée a été décidée la veille, sans distribution de tracts ou autres! Ce qui nous importait vraiment, était de pouvoir se retrouver autour des revendications portant sur les conditions de vie étudiante, et d'y répondre en face de nos accusateurs.
Nous n'avons pas eu plus de temps pour la préparer, car nous savions qu'avec la grève, nous n'aurions plus accès aux salles pour faire valoir notre droit de réponse dans une ambiance sereine et digne d'équité.
Remarquez, par contre, que nous avons mis nos détracteurs à la même table que nous, afin que leur voix porte autant que la nôtre.

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