• Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
Guyane / Education

Sud education dénonce la souffrance au travail dans les établissements scolaires

Samuel Zralos Vendredi 9 Octobre 2020 - 18h20
Sud education dénonce la souffrance au travail dans les établissements scolaires
Le syndicat Sud éducation en AG à Saint-Laurent, le 9 octobre 2020. - Samuel Zralos

Réuni en assemblée générale à Saint-Laurent du Maroni, le syndicat Sud réclame des moyens appropriés pour l'éducation et, avec RESF, veut renforcer la lutte contre la non-scolarisation.

Un mois après une rentrée scolaire placée sous le signe de la covid-19, le syndicat Sud se montre très critique à l'égard du protocole sanitaire « très ténu » mis en place en Guyane. Un protocole qui d'après Alexandra Cretté, « se réduit principalement au port du masque, seul élément maintenu de façon un peu claire et stricte par rectorat ». Elle regrette qu'il n'y ait pas eu de diminution des effectifs ou de classes en demi-groupes, autant de choses « discutées dès juin ».

Cheveux courts et regard déterminé, elle affirme également que « dans beaucoup de cas », la communication à l'ARS de cas de covid dans les établissements ne peut être assurée, par manque de personnel.

Le syndicat s'émeut dans le même souffle de la situation des enfants scolarisés en Guyane française, mais qui vivent au Brésil ou au Suriname. En raison de la fermeture des frontières, ils ne peuvent officiellement toujours pas s'installer en classe, un mois après le début des cours.
Souffrance psychologique au travail

Dans ce contexte singulier, Sud éducation s'inquiète également d'une souffrance psychologique accrue au sein du personnel de l'éducation nationale. « Il y a un manque de moyens, le personnel doit porter les élèves à bout de bras », juge Alexandra Cretté, qui dénonce pèle mêle le manque de surveillants ou la vétusté du matériel informatique. « Aujourd'hui, l'Ecole est là pour rester toujours dans le même état, avec beaucoup souffrance au travail ».

Le syndicat affirme avoir fait une demande de rendez-vous début septembre auprès du rectorat pour aborder la question. « Mais on jamais eu de réponse », explique Marion Décavé, membre du syndicat.
Renforcer la lutte contre la non-scolarisation

La lutte contre la non-scolarisation des élèves, qui concernerait 10 000 jeunes guyanais, est l'autre grand chantier abordé par Sud au cours de son AG. Au sein du Réseau éducation sans frontières (RESF), redevenu « très actif depuis juillet », les militants veulent « accompagner les parents » d'enfants non-scolarisés, détaille Aurore Goursaud, active au sein de Sud et RESF.

Le réseau « s'étend vraiment, il va s'ouvrir sur le territoire » et ne pas rester seulement autour de Cayenne, continue la jeune femme.

Ainsi, à Saint-Laurent du Maroni, RESF organise le 19 novembre une formation, ouverte aux volontaires, pas uniquement aux personnels de l'éducation nationale, sur l'accompagnement aux démarches de scolarisation. Et espère par son action « contraindre le rectorat à ouvrir plus d'écoles ».

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
9 commentaires

Vos commentaires

cap40 12.10.2020
Plus grand monde...

Plus grand monde pour devenir enseignant malgré les primes en Dom tom. Regardez les chiffres du ministère...on peine à trouver des candidats (tous enseignements confondus) c'est dire l'attractivité d'un métier où il y a plus de postes à pourvoir que de candidats. Allez y foncez y a des primes!!!

Répondre Signaler au modérateur
joie973 12.10.2020

on notera essentiellement sur la photo la présence des chasseurs de primes.Les fainéants ne sont pas forcément ceux auxquels on pense. Ne vous trompez pas de cible.

Répondre Signaler au modérateur
caracara 10.10.2020

Et c'est reparti pour un tour! Les enseignants d'aujourd'hui ne sont qu'une bande de pleurnicheurs pour qui tout est bon pour arrêter de travailler! Pourquoi ne changent-t-ils pas de travail si la souffrance est si grande! Je ne sais pas moi, caissier ou caissière à CARREFOUR, mais j-y pense, peut-être encore trop de souffrance! Ou encore bosser dans un bureau climatisé dans une de nos administrations si efficaces; ils seraient bien encore capables de pleurer parce-que la clim est mal réglée! Sur la photo, leur souffrance me fait tellement pitié que je vais faire des gâteaux et leurs apporter afin qu'ils reprennent un peu de forces pour continuer leur combat contre l'éducation nationale qui est vraiment méchante! Il vaut mieux lire de telles inepties, de telles absurdités( pour rester poli) que d'être aveugle! Avec des personnes de cet acabit, l'éducation nationale est foutue et ne se relèvera jamais. Merci les enseignants! Bande de..............

Répondre Signaler au modérateur
tronokar 10.10.2020
les inexistants

En même temps, évitons la généralisation et l'amalgame : il s'agit ici des "travailleurs" de SUD, à mettre dans le même marigot que les courageux "travailleurs de l'UTG c'est à dire un mini groupuscule de paresseux qui ne représentent qu'eux-mêmes, ne font bouger aucune ligne, n'existent absolument pas dans les instances représentatives, sont méprisés par les élèves, les parents et leurs collègues. A ne surtout pas confondre avec la majorité des enseignants qui travaillent et sont dévoués à leurs élèves.

Répondre Signaler au modérateur
caracara 11.10.2020

Ma compagne, qui est elle-même professeure, a lu votre commentaire et, désolé, n'est pas de votre avis avec votre dernière phrase. Voici sa façon de résumer la situation: sur une fourchette de 10 enseignants, son point de vue est le suivant:
-3 sont vraiment professionnels et aiment enseigner
-3 ont choisi cette voie pour faire le travail, sans trop de conviction, pour la sécurité de l'emploi et surtout les vacances.
- les 4 derniers se moquent totalement de l'enseignement, le font par obligation; ils sont surtout spécialistes des grèves à répétition, des arrêts de travail, du droit de retrait, mais apprécient la sécurité de l'emploi et le reste..........
Voilà l'avis d'une professeure qui enseigne depuis de longues années et qui voit l'éducation nationale aller à vau-l'eau.
Sans vouloir vous offenser.

Répondre Signaler au modérateur
tronokar 12.10.2020
tchacher n'est pas jouer.

Et bien votre compagne ne doit pas travailler en lycée. Elle, comme moi, ne parlons que de ce que nous connaissons.
Facile de taper sur le corps enseignant - surtout en regardant cette photo lamentable des guignoles empâtées de SUD - moins facile d'y œuvrer.
Vous devriez essayer.

Répondre Signaler au modérateur
bozo 10.10.2020
Ils sont pas prêt d'arrêter de souffrir...

On les voit en photo collés les uns aux autres, sans masque ni rien...
Alors que les parents leurs confient leurs enfants, espérant avoir affaire à des adultes responsables, ils se trouvent face à des baba cool...
Bienvenue à cool village,... Le pays où l'herbe pousse dans les fourets..

Répondre Signaler au modérateur
tronokar 10.10.2020

Sur la photo, la souffrance psychologique n'est pas franchement évidente... Par contre peut-être la souffrance due à la surcharge pondérale...
A noter le remarquable respect des gestes barrières : masques, distances... Des enseignants et des citoyens exemplaires, crédibles dans leurs pleurnicheries et leurs reproches au rectorat.

Répondre Signaler au modérateur
Miroslav 10.10.2020

Les commentaires féroces mais saupoudrés d'humour sont bien plus digestes que ceux qui se contentent de généralités : les enseignants sont des paresseux, les Bretons sont têtus, les asiatiques sont travailleurs ... heureusement le monde est bien plus complexe. Il existe des enseignants passionnés, des Bretons inconstants et des asiatiques paresseux.

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
1 commentaire
A la une