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Poussée de colère au collège d’Apatou après la fermeture d'une classe de 6e

Mercredi 1 Juillet 2020 - 14h31
Poussée de colère au collège d’Apatou après la fermeture d'une classe de 6e
Poussée de colère au collège d’Apatou : « 72h avant les vacances, le rectorat nous informe qu’il ferme une classe de 6e à la rentrée » (photo d'archives)

Au collège Ma Aiye d’Apatou, la fin d’année fait des remous. Le mardi 30 juin, soit trois jours avant le départ en vacances, les enseignants ont appris la décision du rectorat de fermer une classe de 6e dès la prochaine rentrée. Le motif invoqué fait état d’une baisse du nombre d’élèves entrant en 6e.

 « Cette baisse existe, on ne le nie pas » reconnait Mathurin Lévis, conseiller principal d’éducation au collège, avant de poursuivre « mais elle ne justifie pas une fermeture de classe. Nous avons fait les calculs : si le rectorat décide de fermer une division, nous aurons l’année prochaine 25 ou 26 élèves par classe de 6e contre 21 cette année, c’est une dégradation forte des conditions d’apprentissage pour nos élèves ».

Ce constat est partagé par les enseignants de l’établissement qui s’inquiètent également d’une reprise avec des classes surchargées
Un courrier adressé au recteur
« Après plusieurs mois de confinement et beaucoup d’élèves habitant dans les kampus d’Apatou, sans connexion internet, le rectorat nous demande d’accueillir les élèves et de rattraper le retard scolaire accumulé durant cette période en surchargeant les classes de 6e » constate Quentin Pelletier, professeur de mathématiques avant de continuer : « C’est insensé. En Métropole, plusieurs académies ont renoncé à fermer des classes au vu de la situation et des défis que nous devons relever. En Guyane, on ferait l’inverse alors que l’on accueille des élèves en grandes difficultés ? C’est incompréhensible »

Face à ce qu’ils considèrent comme un « abandon des élèves d’Apatou » à la veille des grandes vacances, plus de trente enseignants et les des dizaines de parents d’élèves de l’établissement ont adressé un courrier en urgence au recteur. Ils demandent les moyens pour maintenir les six classes de 6e dans l’établissement. « Il nous reste peu de temps, mais nous sommes nombreux et déterminés à nous faire entendre » prévient Quentin Pelletier.

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4 commentaires

Vos commentaires

jayjay5 02.07.2020
Mammouth

La jeunesse de notre peyi mérite mieux que des enseignants de métropole "4 ans et puis s'en vont", ils ont besoin de vrais profs du terroir qui les comprennent et non pas des profiteurs qui ne viennent que pour l'appat du gain et qui ne sont meilleurs que les locaux et souvent en arrêt maladie au moindre bobo.

Il faut arrêter d'accepter d'être pris pour des enfants par Paris. Les concours de recrutement dans le secondaire doivent être régionaux en Guyane comme pour le primaire. CAPES et agrégation guyanais pour de vrais profs guyanais.

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MartinEden 02.07.2020
L'éducation c'est comme un parachute.

Les profiteurs ? Profiter de quoi en Guyane ? Les loyers exagérés proposés par ceux du ''terroire'', le désert médical, le manque d'établissements scolaires, la dengue et autres maladies, ...?
Le jour où vous et d'autres se rendront compte que nous sommes dans la même galère, alors nous pourrons commencer à avancer.
L'éducation, elle vient des parents en premier lieu.

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jayjay5 02.07.2020
Expérience vécue

Vous dites Monsieur que nous sommes tous dans la même galère. C'est à relativiser.

Mon fils était élève en collège à Kourou. Il avait un prof d'histoire-géographie venu d'Europe qui traitait les élèves de "macaques", de "singes" et autres insultes racistes. Il est resté en poste toute l'année et n'a eu aucune sanction. Il a touché ses 16 mois de prime et les 40% de vie chère (salaire de plus de 3000 euros par mois pour insulter les élèves et s'absenter un jour sur deux).

Montrez-moi un prof Guyanais (souvent contractuel car discrimination oblige) qui gagne autant et qui se permet des écarts comme ça.

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Nespresso 02.07.2020
JiJi l'anonyme

Personnellement, je n'aurais pas laissé mon fils se faire traiter de "singe" ou de "macaque" pendant toute une années, sans réagir... Mais boooon... chacun sa philosophie, c'est sûr que c'est bien moins risqué de venir baver sur les profs anonymement, dans les commentaires de FG.
Je ne sais pas ce que sont ces 16 mois de prime - encore un fantasme lokal - mais les 40% sont largement justifiés pour compenser le racket des loyers, du transport, nourriture, etc... Sans ça personne ne viendrait risquer la dengue dans ce coin de paradis !
Quant aux contractuels, rien ne les empêche de se présenter au CAPES et devenir titulaires. Le concours est ouvert à tous, sans aucune discrimination et heu... ah ouais, pardon, j'allais oublier : pour décrocher le CAPES, il faut travailler* un minimum.
* Toutes mes excuses pour le gros mot.

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