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Education / Conflits sociaux

Nouvel appel à la grève à l’institut de formation des enseignants

S.Z. Dimanche 7 Mars 2021 - 13h01
Nouvel appel à la grève à l’institut de formation des enseignants
La tribune de l'Assemblée générale de la précédente grève de l'Inspé, mercredi 10 février. - DR

Toujours en conflit avec leur direction, des professeurs de l’Inspé de Cayenne prévoient de cesser le travail mercredi, avant une rencontre avec la directrice de l’établissement dans l’après-midi.

Les semaines se suivent et les conflits se ressemblent à l’Institut national supérieur du professorat et de l'éducation de Guyane. Moins d’un mois après une grève et une « réunion de consensus » pour trouver des points d’accord entre enseignants – notamment affiliés au SNESUP-FSU – et la directrice, Sonia Francius, un nouveau préavis de grève est déjà déposé, pour mercredi prochain.
Au cœur de ce nouveau mouvement de colère, le « relevé de décision » qui a fait suite à la réunion de réconciliation du 11 février. Un document qui a fait l’objet d’une navette entre les différentes parties, avant d’être signé par le recteur, le président de l’université de Guyane et la directrice de l’Inspé. Sauf que, tonne Anne-Marie Viguès, secrétaire générale du SNESUP-FSU de l’établissement, « il n’y a pas eu de décision de prise ! » D’après elle, il s’agissait simplement d’une réunion de discussion, amenée à proposer une base de travail en commun.
« Parole pas prise en considération » contre « incompréhension »

Les enseignants sont d’autant plus agacés que, lors de la navette du document, ils ont proposés « trois pages d’amendements et d’ajouts » et qu’aucun des ajouts n’a été pris en compte. « Notre parole n’est pas prise en considération », regrette la secrétaire générale du SNESUP-FSU, qui souligne que les syndicats n’ont « même pas été invités à la signature » du relevé de décisions incriminé. « Le syndicat a renvoyé des remarques, j’en ai tenu compte, j’ai enlevé ce qui manifestement les avait choqué, mais je n’ai pas ajouté ce qui n’avait jamais été abordé dans la réunion », assume Sonia Francius, qui estime qu’une « incompréhension » s’est créé autour du texte.

Pour elle, il s’agit d’un simple rassemblement des décisions prises par le recteur suite à la réunion du 11 février – co-encadrement des mémoires de master par des formateurs non-enseignants chercheurs, sous la direction d’un enseignant chercheur, accord unanime pour l’organisation de formations internes et confirmation du soutien du recteur à la directrice, notamment – qui ne pouvait donc recevoir d’ajouts non évoqués lors de la rencontre proprement dite.  « Je leur ai dit de m’adresser de manière claire et précise les amendements qu’ils souhaitent sur relevé, [car] il me faut obtenir l’accord du recteur et du président », précise-t-elle. Elle doit rencontrer les personnels contestataires mercredi à 17h, « après leur grève », pour tenter de trouver un terrain d’entente.

Une tache qui s’annonce complexe tant la défiance semble s’être ancrée de part et d’autre. Anne-Marie Vigué n’a ainsi plus « aucune confiance » en sa directrice et se montre combative : « Le préavis de grève est illimité. On ne peut plus travailler avec cette dame, si le ministère n’accorde pas sa démission, on veut une médiation, des administrateurs qui nous permettent de nouveau de travailler, avec un contrôle ».

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Vos commentaires

g6d 07.03.2021

s'il n'y avait ni grève des enseignants, ni d'une partie des fonctionnaires ou assimilés , il n'y aurait plus de grève en Guyane. Les employés du privé ne sont pas défendus par nos syndicats alors que ce sont eux les plus en difficulté.

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Ti-Rex 08.03.2021

C'est exact, les salariés du privé sont peu et mal défendus par les syndicats. On sait pourquoi ! 80% des entreprises guyanaises sont des entreprises de moins de 11 salariés où la loi interdit la création de syndicats et même une simple représentation des personnels. Et pour interdire légalement la formation de syndicats, nombre d'employeurs "saucissonnent" leur activité en créant des sociétés juridiquement distinctes de moins de 11 salariés sans reconnaissance d'une seule et même UES (Unité Economique et Sociale). Enfin, selon la définition légale, un syndicat est un collectif de travailleurs qui s'organisent dans le champ professionnel et territorial de l'entreprise ou de l'administration qui les emploient pour défendre leurs intérêts matériels et moraux. Les syndicats ainsi créés peuvent choisir de se fédérer par secteurs d'activités au sein d'une même branche professionnelle sur un champs territorial ou national, voire d'adhérer à une confédération interprofessionnelle de syndicats. C'est à dire que, sauf à être dirigeant d'une union de syndicats, on ne peut pas parler de "nos" syndicats mais de "son" syndicat, si l'on adhère à un syndicat. Ce dont je doute pour ce qui vous concerne, g6d.

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