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Mobilisation au collège d’Iracoubo

Mardi 14 mai 2019
Mobilisation au collège d’Iracoubo
Chose peu commune dans l'histoire du collège Ferdinand-Madeleine à Iracoubo un mouvement de grève a empêché la tenue des cours hier matin - DR

Consternation au collège Ferdinand-Madeleine. Après des années de combat pour créer une classe de section d’enseignement général adapté, et deux ans après son ouverture, le rectorat a décidé de la fermer à la rentrée de septembre.

La semaine a commencé avec des parents d’élèves et des professeurs très remontés au collège Ferdinand-Madeleine, à Iracoubo. Ceux-ci ont appris entre vendredi et hier matin que la classe section d’enseignement général adapté (Sega), créée il y a deux ans, après des années d’attente, serait supprimée à la rentrée et le poste de son professeur réaffecté. En conséquence, les enseignants se sont réunis en assemblée plénière hier matin et les cours n’ont pas pu être assurés.

La classe en question compte actuellement 16 élèves de 6e, 5e et 4e dont 6 en quatrième. « On nous a dit que le dispositif ne peut pas perdurer car, en troisième, il faut proposer des ateliers professionnels. Des solutions on en a : notre restaurant scolaire offre une possibilité d’accueil pour les stages d’observation et de découverte professionnelle », explique Nicole Moraes, professeure d'histoire-géographie, en poste depuis 2004.

Avec la suppression de cette classe, les élèves qui voudront continuer à suivre un enseignement adapté n’auront d’autre choix que d’aller à Sinnamary, soit entre 60 km pour les enfants du bourg et 130 pour ceux d’Organabo.

Regroupement avec la Segpa de Sinnamary

« On ne va pas imposer ça quotidiennement à nos enfants alors qu’on a l’effectif d’une classe », s’insurge Sergine Nasja, parent d’élève. Dix-huit dossiers d’affectation ont déjà été constitués pour la rentrée alors que ce type de classe doit accueillir en moyenne 16 élèves.

« On ne comprend pas, car il y a eu un investissement : la CTG (Collectivité territoriale) nous a fait venir une salle de classe avec tout ce qu’il faut pour travailler et ça n’a jamais été évoqué à l’occasion des deux derniers conseils d’administration. Et là, au 1er avril, une décision est prise et on ne nous l’apprend en plus qu’au 10 mai », s’étonne Nicole Moraes. Quant à faire rebasculer ces enfants dans le circuit classique, c’est impossible selon l’enseignante. « En mathématiques par exemple, ils n’ont pas suivi le cycle de 4e car ils avaient besoin de consolider les bases. En arrivant dans une troisième classique, ils auraient déjà beaucoup de retard dans cette matière. »

Les professeurs et les parents d’élèves ont adressé deux courriers au rectorat et à la CTG pour demander le maintien de la classe Sega. Les cours ont repris hier à 14 heures. En attendant la réponse du rectorat, les professeurs ont prévu d’assurer leur cours normalement.

Angélique GROS

Le collège d’Iracoubo a connu un débrayage, hier, suite à l’annonce de la suppression d’une classe / photod’archives

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