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AGRICULTURE

Matiti : Apprendre, c'est aussi mettre la main à la pâte

Michel LE TALLEC Vendredi 7 Mai 2021 - 13h16
Matiti : Apprendre, c'est aussi mettre la main à la pâte
Pour Charles Edmond, la pratique est indissociable de la formation agricole

Permettre aux élèves et stagiaires de passer de la théorie enseignée à la pratique quotidienne, c’est ce à quoi sert la « ferme » de Matiti, qui fourmille de projets nouveaux. Rencontre avec Charles Edmond, son directeur d’exploitation.

 Accueil agréable et et contact facile, Charles Edmond a aussi le souci de bien expliquer à son interlocuteur ce qui fait l’essence de sa fonction. «Je suis le directeur d’exploitation de l’Établissement Public Local d’Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole de Matiti (1) » explique t-il dans un grand sourire.

Plus simplement, il a en charge ce que tout le monde appelle ici la ferme de Matiti, une véritable exploitation installée sur près de 140 hectares et qui regroupe élevage bovin, porcin, caprin, sans oublier les productions végétales. « L’idée est simple : il y a la théorie, enseignée aussi bien au lycée, au CFA ou au CFPPA, et la pratique. Et c’est là que nous intervenons, mon équipe - trois ouvriers, un apprenti - et moi, afin de permettre aux personnes ayant reçu ces notions théoriques de vraiment mettre la main à la pâte. Apprendre en classe ce qu’est une insémination artificielle, une castration de porc ou la vermifugation des bêtes, c’est une chose, mais les réaliser, c’est vraiment autre chose! »

Pour ces travaux pratiques, Charles Edmond dispose d’un cheptel d’une centaine de bovins - dont un taureau - de 5 truies - et un verrat - et de 28 chèvres. Prioritairement à la disposition des élèves et stagiaires de l’établissement, la ferme de Matiti n’en accueille pas moins des scolaires en visite. « En 2019, nous en avons ainsi reçu plus de 400. »

Quant aux projets, ils sont nombreux. « Le plus abouti et qui devrait être validé bientôt, du moins au niveau du permis de construire, est la mise sur pied d’un petit atelier de découpe. Une fois abattues, les bêtes seront prises en charge par des élèves formés et des ventes de barquettes de viande seront organisées, soit à l’établissement, soit sur les marchés à l’extérieur. » Idem pour les productions végétales, selon Charles Edmond. « Nous mettrons, là aussi, les légumes en barquette, afin de les proposer à la vente. » Corollaire de ces deux nouvelles activités, un projet de plats cuisinés est à l’étude.

Autre projet enfin, la pose de panneaux photovoltaïques, qui fournirait une partie de l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’établissement agricole, est, lui aussi, en cours de réflexion. A noter, pour conclure, qu’un dépôt de permis pour l’acquisition de 12 truies, à élever sur caillebotis, a été fait auprès de la mairie de Macouria et des instances de la CACL (Communauté d’Agglomération du Centre Littoral).

(1) : cet établissement regroupe le lycée agricole proprement dit, le CFA (Centre de Formation des Apprentis) et le CFPPA (Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole), ce dernier s’adressant plutôt aux professionnels en activité.

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