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MATOURY

Lycée de Balata : après la grève, le droit de retrait

A.S.-M. Mardi 14 octobre 2014
Après une première grève le 2 octobre, une trentaine d'enseignants se sont retrouvés devant le rectorat (ASM)

Les enseignants du lycée de Balata exercent leur droit de retrait aujourd'hui. La décision a été prise hier après une rencontre de deux heures au rectorat.

Il n'y aura pas cours aujourd'hui au lycée professionnel de Balata à Matoury pour la deuxième journée consécutive. Les enseignants ont décidé d'exercer leur droit de retrait après s'être mis en grève hier. Le mouvement a été suivi par 70% des personnels selon l'intersyndicale. Après une assemblée générale organisée dans la matinée dans l'établissement, les grévistes se sont rendus au rectorat afin d'y obtenir une audience. Ils ont été reçus par le secrétaire général, Francis Fonderflick. Après deux heures de discussion, les grévistes ont estimé ne pas avoir été entendus sur la principale revendication qui concerne la sécurité. « Actuellement, un surveillant fait le boulot de quatre. Ils n'en peuvent plus et la sécurité des élèves n'est plus assurée » , lançait Bruno Niederkorn, porte-parole de l'intersyndicale. Selon les syndicats, il manquerait sept surveillants sur les vingt et un postes prévus. Pour pallier ce manque, le rectorat a proposé la nomination d'un CPE (conseiller principal d'éducation) supplémentaire dès aujourd'hui. Il serait, entre autres, chargé de recruter des surveillants en contrat aidé. Mais les délais sont trop longs pour l'intersyndicale, qui déplore que ces surveillants ne soient pas opérationnels avant le mois de janvier. « Le droit de retrait nous paraît plus fort que la grève pour constater qu'on est en situation grave, poursuit Bruno Niederkorn. Nous disons au rectorat qu'il faut réagir vite. »
D'autres points ont été abordés durant cette rencontre, comme celui de la gouvernance de l'établissement. L'intersyndicale réclame une médiation du rectorat dans le différend qui l'oppose au proviseur. « Un inspecteur général est en Guyane cette semaine, explique Francis Fonderflick. On lui a demandé d'aller rencontrer le chef d'établissement et l'équipe de gouvernance, et de nous faire un diagnostic. » Là encore, l'intersyndicale n'est pas satisfaite de la réponse apportée. « On ne pourra rencontrer cet inspecteur que pendant une demi-heure et encore, avec une petite délégation de trois personnes » , déplorait Bruno Niederkorn.

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