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GUYANE

Les syndicats de l'éducation remontés contre le rectorat après la rentrée scolaire

S.M. Jeudi 1 Octobre 2020 - 18h07
Les syndicats de l'éducation remontés contre le rectorat après la rentrée scolaire
Une rentrée très compliquée selon les syndicats de l'éducation en Guyane - Vincenzo PINTO (AFP)

Les syndicats du Steg UTG et de l'UNSA ont réalisé des conférences de presse ce mercredi et jeudi pour faire le point sur la rentrée scolaire. L'occasion pour eux de tirer la sonnette d'alarme et de remettre en cause la politique mise en place par le rectorat. Tour d'horizon des points qui posent problèmes selon les syndicats. 

  "La crise du Covid n'excuse et n'explique pas tout". Les syndicats de l'éducation parlent des mêmes problématiques. Le Steg UTG soutenu par la centrale UTG parle de "conflit ouvert".

Bruno Niederkorn a expliqué que "la centrale de l'UTG a décidé d'accompagner le Steg UTG dans ses revendications" : "Nous nous apercevons que le rectorat, le recteur, le secrétaire général, la directrice des ressources humaines, n'ont pas été à la hauteur de cette rentrée" a t'il indiqué.

Particulièrement remonté, le syndicaliste a menacé d'une action en préparation. Gabrielle Newton, la responsable du Steg UTG a dénoncé une crise multiple sur trois volets : "crise sanitaire, crise de la scolarisation et crise du dialogue social".

En ce qui concerne la crise sanitaire, le syndicat regrette que "les protocoles nationaux ne tiennent pas compte des spécificités guyanaises" et d'expliquer qu'il était très difficile de faire respecter les gestes barrières aux enfants et re-demander de scinder les classes en deux pour faire de plus petits groupes.

En ce qui concerne la crise de la scolarisation, Gabrielle Newton a a rappelé qu'il y avait "de nombreux élèves en souffrance, des élèves qui attendent notamment des places dans les lycées et qui ne sont pas scolarisés". Le syndicat a dénoncé le fait qu'il n'y ait pas eu "de construction nouvelle de collèges et lycées depuis 10 ans", malgré le fait que certains soient aujourd'hui en construction. Pour l'UTG, il faudrait "créer des établissements provisoire pour répondre à l'augmentation structurelle de la population et donc des jeunes en âge d'être scolarisés".

Enfin en ce qui concerne la crise du dialogue social, le Steg UTG et l'UTG tirent à boulet rouge sur le rectorat et parle d'un "dédain" en dénonçant en particulier le fait que le rectorat soit resté fermé pendant des mois, y compris en septembre alors que la rentrée a eu lieu.

L'UTG tire à boulet rouge sur le rectorat et parle de "conflit ouvert" - Samir MATHIEU

Une "gestion hasardeuse"
 L'Unsa et les syndicats affiliés dressent aussi un constat alarmiste sur la rentrée scolaire en Guyane. Ils dénoncent également des problèmes liés à la crise sanitaire, mais aussi les problèmes structurels antécédants et qui se sont aggravés avec la crise du Covid.

Pour l'Unsa, "la gestion de l'académie demeure hasardeuse à tous les niveaux". L'Unsa dénonce aussi le fait que le rectorat soit resté fermé pour la rentrée. Le syndicat demande "plus de transparence et de concertation". Pour Pascal Briquet, "le rectorat a certes réalisé des réunions mais c'était surtout de la communication et non de l'écoute".

L'Unsa reste interrogatif sur la "pérennité des équipements de protection mis à disposition". Une requête a été faite à ce sujet au niveau national. Le syndicat rappelle que certains enseignants ont du "acheter eux même les produits". Pour l'Unsa, cette crise a mis en exergue "toutes les problématiques et carences que connaît" la Guyane et de dénoncer les intrusions et actes de vandalisme à répétition dans les établissements sensibles tels que Saba, Cresson et Rimane à Kourou et Gaëtan-Hermine et Barthélémy à Cayenne.

Pour l'Unsa, il y a également le problème du transport scolaire qui se pose et du transport des enseignants sur les fleuves et communes isolées. Problème aussi lié au manque d'attractivité des territoires isolés pour les enseignants : "il faut une prime substentielle" pour permettre d'attirer des "enseignants chevronnés" sur ces communes a rajouté Nathalie Alfred-Renard, secrétaire académique du Se-Unsa en soulignant par exemple la situation compliquée des enseignants sur la commune d'Apatou "victimes d'agressions et vandalismes et qui choisissent parfois de vivre à Saint-Laurent et font la route, dangereuse, tous les jours".

Comme pour le Steg UTG, "il manque des établissements" rappelle l'Unsa. Le syndicat demande enfin un CHSCT pour permettre aux personnels de l'éducation d'avoir des plages horaires pour retirer le masque, sans crainte de contaminer". L'Unsa estime que "le bâti scolaire n'est pas adapté" aux règles du Covid et qu'il est difficile de tenir le masque toute la journée, sans interruption, dans des classes parfois pas climatisées ni même ventilées. Autre point abordé enfin, la prime Covid, "dont les conditions d'attribution ne sont pas transparentes". Le syndicat demande un éclairage à ce sujet.

L'Unsa monte au créneau et appelle le rectorat "à plus de concertation et de transparence" - Samir Mathieu

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Vos commentaires

tronokar 02.10.2020

On n'a pas eu droit cette année à la traditionnelle grêvounette de la rentrée, dont la principale particularité est de passer inaperçue aux yeux du public et de ne pas perturber le service.
Laisser-aller syndical probablement dû à la perturbation du covid. Heureusement l'UTG (les vaillants "travailleurs" guyanais) veillent au grain !

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