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Les sages-femmes réclament une meilleure reconnaissance

Stéphanie BOUILLAGUET Mardi 29 octobre 2013
Les sages-femmes réclament une meilleure reconnaissance
Environ 2700 naissances ont lieu chaque année au centre hospitalier de Cayenne. Les sages-femmes peuvent également réaliser des consultations gynécologiques de prévention et de contraception (photo d'archives)

Les sages-femmes de Guyane soutiennent le mouvement de grève national. Un mouvement pour que leurs compétences soient reconnues et exploitées à leur juste valeur.

À part pour toutes les jeunes mamans qui ont bénéficié de leurs soins, leur métier reste méconnu. Loin de se limiter aux accouchements, les sages-femmes réalisent le suivi des femmes avant, pendant et après la grossesse. Elles sont en grève illimitée dans toute la France depuis le 16 octobre pour la reconnaissance de leurs compétences. En Guyane, le mouvement s'organise également, sans rupture de soins. Les sages-femmes ont deux revendications principales : être reconnues comme professionnel de premier recours, et obtenir le statut de praticien médical.
« Les sages-femmes ont toutes les compétences pour s'occuper des femmes en bonne santé en âge de procréer » , résume Mandy Frayssinet, sage-femme au centre hospitalier de Cayenne. En dehors de la grossesse, les sages-femmes sont habilitées à réaliser le suivi gynécologique des femmes et peuvent prescrire une contraception. Elles assurent également le suivi des grossesses normales, procèdent aux accouchements et s'occupent des jeunes mamans et de leurs nouveaux-nés.
Si une pathologie est dépistée, la sage-femme oriente sa patiente vers un médecin spécialiste. « Nous travaillons en complémentarité avec les gynécologues-obstétriciens » , précise Maryse Batonat, également sage-femme à l'hôpital de Cayenne.
INFORMER LE PUBLIC
Les sages-femmes demandent aussi le statut de praticien médical, qui leur permettrait d'être reconnues comme profession médicale, et non plus comme profession paramédicale comme c'est le cas aujourd'hui. « Nous disposons d'une autonomie et de responsabilités au même titre que les professions médicales » , explique Maryse Batonat. Malgré leurs cinq ans d'étude, les sages-femmes sont de fait rémunérées comme des bac + 3.
À l'hôpital de Cayenne, les sages-femmes réfléchissent à la manière d'adhérer au mouvement national sans créer de dysfonctionnements dans le service, à une période délicate (augmentation traditionnelle de l'activité en fin d'année et prochain déménagement vers le nouveau pôle Mère-enfant). Les sages-femmes installées en libéral comptent, elles, faire de l'information auprès de leurs patientes.
Une pétition de soutien aux sages-femmes en grève est en ligne sur le site www.change.org, rubrique « reconnaissance professionnelle pour les sages-femmes » .

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