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Éducation

Les profs en grève contre l’« École de la confiance »

Jeudi 04 avril 2019
Les profs en grève contre l’« École de la confiance »
French Education and Youth Affairs Minister Jean-Michel Blanquer speaks during a session of questions to the Government at the French National Assembly in Paris on April 3, 2019. (Photo by CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP) - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

L’ensemble des syndicats de l’éducation ont appelé à faire grève aujourd’hui contre le projet de loi Blanquer pourune « École de la confiance ». FA-Guyane fait le point sur les mesures qui inquiètent les enseignants.

Après le mouvement contre les suppressions de postes, l’ensemble des syndicats de l’éducation font à nouveau front commun. Une intersyndicale composée de la FSU, du Sgen-CFDT, du Fnec-FP-FO, de Sud éducation, du Steg-UTG et de l’Unsa relaie aujourd’hui l’appel à la grève national contre le projet de loi Blanquer pour une école de la confiance. Ce texte, déjà approuvé par l’Assemblée nationale, sera examiné en mai par le Sénat. Dans les grandes lignes, les réformes portent sur l’instruction obligatoire dès 3 ans, l’« amélioration de la gestion des ressources humaines » ou encore la simplification du système éducatif pour faire « progresser l’école », d’après les termes choisis par le ministère.

Une volonté de museler les enseignants ?

Plusieurs points font tiquer les syndicats : l’article 1 du projetde loi, où il est questionde l’ «  engagement  » et de l’ « exemplarité  » des personnels de la communauté éducative. Les syndicats l’interprètent comme une volonté de museler les enseignants. En effet, l’étude d’impact qui accompagne le projet de loi prévoit des sanctions à l’encontre « des personnels qui chercheront à dénigrer [...] par des propos gravement mensongers ou diffamatoires leurs collègues et de manière générale l’institution scolaire ». Reste à savoir si cet article pourra être utilisé à l’encontre des lanceurs d’alerte au sein de l’institution : les juristes ne sont pas unanimes à ce sujet.

Les maternelles privées financées par le public

L’école obligatoire à partir de 3 ans pose un autre problème pour les syndicats : avec cette mesure phare qui doit concerner quelque 26 000 élèves en France, les municipalités devront financer les maternelles privées sous contrat, au même titre que les maternelles publiques.

Des étudiants pourles remplacements

Surtout, c’est la création d’un nouveau type d’ « assistants d’éducation » qui inquiète les enseignants. Le ministère de l’éducation nationale entend recruter 1 500 étudiants dans le cadre de contrats de « préprofessionalisation » à la rentrée prochaine. Avec ce dispositif, des étudiants en master pourront assurer des remplacements, à raison de deux demi-journées par semaine, d’après un communiqué du ministère. « On va mettre des étudiants qui ne sont pas préparés à enseigner dans des salles de classe », dénonce Florent Henion, du Snes-FSU. Un rassemblement a lieu aujourd’hui à 9 heures devant le rectorat à Cayenne, ainsi que devant l’inspection académique à Saint-Laurent du Maroni.

Gabrielle TROTTMANN

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